Grasse matinée, reprise d'installation de logiciels, comme Open Office, Nvu pour la rédaction web (avec quoi je compose ce billet) et Thunderbird pour le courrier. Je retrouve même le programme qui permet d'avoir facilement les guillemets, espaces insécables, e-dans-l'o et autres majuscules accentuées. Pendant ce temps-là, j'enregistre, ayant installé la nouvelle version de Total Recorder, quelques émissions Du jour au lendemain récentes, celle de Céline Minard et après, puis les Vendredis de la philosophie avec Édouard Glissant.

En fin d'après-midi, on en a marre de cette vie de cloportes... (Mais le dimanche, il n'y a aucun bruit de chantier à côté, ce qui nous incite à rester.) Et on décide de sortir pour voir Marie-Antoinette (Sofia Coppola, 2005) à Yurakucho. Et on n'est pas déçu du tout, bien au contraire. Ce n'est pas un film historique mais un film d'ambiance. Il ne s'agit pas d'être pour ou contre les nobles (je suis contre, ou alors, comme le disait un jour Jean Paulhan, il aurait fallu anoblir tout le monde...), mais de voir comment ça se vivait de l'intérieur, sans rien savoir de ce qu'était et de ce que vivait le peuple — peuple qui finit par venir déranger tout ce beau monde, et ce roi qui n'était pas fait pour l'être...
Une demi-seconde dans le film, parmi mules et escarpins, une paire de baskets bleues, du plus bel effet.
Et puis le Hong-Kong Garden de Siouxsie and the Banshees pendant le bal masqué (où elle rencontre le comte Fersen) est du meilleur effet, d'autant que Marie-Antoinette porte un fin tulle noir sur les yeux, en guise de masque, qui ressemble vaguement aux maquillages de Siouxsie.