Sans avoir les cinq camarades requis
Par Berlol, mardi 30 janvier 2007 à 23:35 :: General :: #531 :: rss
Dans le shinkansen, la dynamique vieille dame qui s'est assise à côté de moi juge nécessaire de me réveiller pour que je voie le Mont Fuji. Qu'elle me nomme en anglais, par politesse. À quoi, sortant de ce léger sommeil que nous adoptons dans un train pour ne pas nous affaler complètement, je lui réponds poliment en japonais qu'en effet il est bien dégagé aujourd'hui, parce qu'il fait très beau. Souriant, j'ajoute, pour faire comprendre qu'il y a tout de même un peu d'abus à me réveiller pour ça, que je le vois chaque semaine. Et je referme les yeux quand elle dit, un peu gênée, que chaque semaine, elle, elle ne le voit pas si souvent...
« Plusieurs nuits filèrent. La lune se dégrada jusqu'à
n'être plus qu'un fin croissant, puis des nuages de neige hurlèrent au
ras de la steppe, sans chute de neige, et des journées très courtes
survinrent, en alternance avec des nuits où la terre se contractait de
froid et frissonnait. Dans le crépuscule, les touffes de boudargane
violette s'émiettèrent. Brûlée par le givre, la boudargane
blanche n'était plus qu'un paillasson noir. Le soleil ensuite refusa de
réchauffer le paysage. Les étoiles s'acidifiaient, pâlissaient,
renaissaient sur le velours ténébreux du monde, recroquevillées sur
des scintillements méchants. Les images diurnes et nocturnes se
succédaient comme des diapositives dans un passe-vues déréglé.»
(Antoine Volodine, Des Anges mineurs, p. 155)
2011. Étrange qu'il en soit question deux fois dans la même journée. D'abord cet après-midi quand je lisais sur le document attenant à ma nouvelle carte d'étranger, que je venais de retirer à la mairie d'arrondissement, qu'elle devrait être renouvelée fin 2011 (si je suis encore en vie — ça, c'est moi qui l'ajoute). Et puis ce soir, regardant des infos télévisées où l'on annonce que
toutes les chaînes seront intégralement numériques en 2011. Peut-être qu'on
les aura toutes, ces chaînes, par le réseau, aussi. Pour l'instant, c'est loin d'être le cas.
Pas de Ce soir ou Jamais depuis celui du mardi 23 (Taddeï s'est-il appliqué à lui-même le titre de Fred Vargas dont il était question ce soir-là, Pars vite et reviens tard ? — livre que j'avais bien
apprécié, j'attends le film...).
Après j'entends qu'il est question d'une fiction ce soir sur France 2, Les Camarades. Je vais voir sur le site de quoi il retourne et il y a un petit écran qui m'invite à
« Voir les épisodes en intégralité ». Cooool ! me dis-je. Et là, quand je clique, j'obtiens l'écran suivant :
« En fonction des accords négociés avec nos partenaires, ce service est exclusivement ouvert aux résidents de la France Métropolitaine et des DOM TOM. / Nous nous excusons pour le désagrément engendré par ces restrictions. / France
Télévisions.»
N'étant pas résident en France métropolitaine et le Japon n'étant ni un DOM ni un TOM de la France, je suis donc un citoyen de seconde catégorie, qui n'a pas le droit de savoir comment six
« camarades » passent de la jeunesse à l'âge mûr après la Seconde guerre mondiale (je serais d'ailleurs tout aussi intéressé de savoir comment ils passeraient aujourd'hui de la jeunesse à l'âge mûr, justement parce que j'y arrive aussi et sans avoir les cinq camarades
requis — un qui a eu du mal à passer de la jeunesse à l'âge mûr, c'est Glucksmann !).
En tant que citoyen de seconde catégorie (supposons qu'il n'y en a pas d'autre), je suis d'ailleurs un beau salaud puisque j'achète tous mes livres par Amazon et que j'occis la petite librairie et par suite la petite édition, que je soutenais pourtant il y a trois ans avec
Zazieweb. Je comprends donc bien que les
« partenaires » de France Télévisions ne veuillent pas de moi. Et je n'ai même pas la parole puisqu'ils ne me demandent pas de les excuser, ce qui serait condescendre, non, ils s'excusent eux-mêmes.
Si j'étais un poil plus vulgaire, je pourrais leur répondre par le dernier billet de Charles Pennequin, sorte d'écho trash à La Télévision de Jean-Philippe Toussaint (qu'on me permette de préférer encore un peu l'élégance de JPT avant d'être emmené au peloton
d'exécution — moi, pas lui).
« Vous voulez des idées pour que ça aille mieux ? Faites tout péter,
et tout ira mieux.
Vous voulez des idées ? Faites les vous-mêmes.
Et commencez par plus faire confiance au patron-télé et au patronage médiatique, patron-matraque, patron avec la matraque
médiatique et la casquette de plomb médiatique, la casquette à
carreau de la connerie qu’on vous branche chaque jour, tous les jours
les gens ont mis leur casquette à carreaux de la connerie pour avancer
dans la vie, et ils rentrent le soir épuisés de leur journée de con
encasquettés de labeur pour se regarder les programmes, la télé
putain, télé-pute ils regardent, mais c’est eux les putes à télé,
les seules putes de télé-pute sont les téléspectateurs, les
spectateurs de télé-pute c’est vous, c’est moi, c’est vous les
putains de votre télé, vous prenez votre vie pour une télé, ou vous
prenez la télé pour votre vie, ou vous prenez votre cul pour la
température de votre pensée, mais jamais on n’a pensé avec son cul
jamais, jamais on prend la température de sa pensée en se plongeant
les doigt dans le cul, sauf à la télé, sauf chez vous c’est-à-dire
chez moi à la télé. Alors faites tout péter, faites péter les
scores de la pensée, éveillez vos concepts personnels, soyez vos
génies et arrêtez d’appuyer sur la télécommande, faites la grève
de la télécommande et de la pensée télécommandée, de la pensée
digérée dans les tubes, pensée en tube, pensée labellisée connerie
mais soyez bio, soyez tout bio de votre pensée, soyez bio-gars et
bio-filles de vos pensées, soyez les agriculteurs bio de votre tête et
faites votre pain de neurones vous-mêmes, faites votre job culturel
vous-mêmes, ne soyez plus culturisés, ne soyez plus colonisés, ne
soyez plus lobotomisés par la télé.» (Charles Pennequin, Nous
sommes la lessive de la télé, extrait du blog du 29 janvier
2007)
Quelqu'un sait pour la boudargane ?
Commentaires
1. Le mardi 30 janvier 2007 à 08:07, par vinteix :
AH ! l'inénarrable Glucksmann !
2. Le mardi 30 janvier 2007 à 10:12, par christine :
la boudargane je ne sais pas (et google non plus, ce qui est plus grave) ... mais Taddéï était remplacé la semaine dernière par du patinage artistique (!) et hier soir par un débat politique : il avait annoncé cette éclipse durant l'émission de mardi dernier et revient ce soir si tout va bien
3. Le mardi 30 janvier 2007 à 15:31, par christine :
tout va bien ... Taddéï EST de retour : un plateau intéressant, où l'on parle de science, de catastrophe, de Dieu et de science-fiction (!), avec même Ayerdhal sur le plateau (un peu silencieux, mais bon...)
4. Le mardi 30 janvier 2007 à 21:26, par vinteix :
A propos du "livre" et de la "littérature"... dont tu parlais dans le billet d'avant-hier...
C'est une question bien complexe, à laquelle je réfléchis de plus en plus, notamment depuis que je te lis, mais aussi plus généralement en pensant naturellement aux ressources du numérique et de l'internet, mais qui me laisse au final très perplexe. Malgré tout, au risque d'apparaître un peu "vieux jeu", j'ai le sentiment et j'ai bien peur que si le livre disparaissait, la littérature avec...
Pourtant je n'en crois rien, simplement parce qu'il y a des bibliothèques et une mémoire humaine. J'écoutais hier soir des entretiens filmés avec Borges (passionnants, au passage !) et, bien sûr, même s'il peut apparaître désormais comme l'homme d'une autre époque, j'ai l'impression que sa vision transhistorique du devenir de l'homme et de la littérature nous parle toujours... et tout ce dont il parle, toute sa vie provient des livres, tire son suc des livres qu'il a lus... toute sa mémoire est littéraire.
Par ailleurs, en tout cas pour l'instant, malgré tout ce qui peut s'écrire dans le net, je vois très peu d'écrivains (qui écrivent de la "littérature", j'entends) qui sont prêts à lâcher le livre pour un autre éventuel support.
Je ne crois pas que la littérature existait avant le livre... les deux me semblent intimement liés... Bien sûr, les choses peuvent changer et il est indéniable que le livre est moribond... Bien sûr, l'oralité a précédé l'écrit (quoique... voir à ce sujet ce qu'écrit par exemple Simon Leys sur l'écriture chinoise...), Socrate n'a rien écrit... et maintes mythologies et épopées ont leurs racines dans une certaine oralité...
Naturellement, tu pourras me répondre que le Net constitue une nouvelle et insondable bibliothèque et mémoire... de nouveaux supports...
En fait, cette question m'embrouille et me laisse toujours aussi perplexe... A creuser...
5. Le mercredi 31 janvier 2007 à 03:53, par brigetoun :
pour la boudargane j'avais pensé que c'était une création de Volodine - qui connait un natif des steppes ?
pour l'avancée en âge on pourrit ou on se bonifie comme les fruits, et beaucoup pourrissent
pour Toussaint et Pennequin je me permets de partager votre avis. Quant à la télévision il aura fallu que vous parliez de ce soir ou jamais pour que je commence à céder en la regardant sur Internet (mais un appareil ne rentrera pas chez moi, ce qui me permet de garder mon calme quand on parle d'elle)
6. Le mercredi 31 janvier 2007 à 04:37, par christine :
il me semble de très loin préférable, vinteix, d'être embrouillé et perplexe (plutôt que péremptoire et tranchant) sur toutes les questions complexes, et c'en est une
je n'ai pas non plus de réponse à cette question, mais il me semble que quand les Essais de Montaigne ou les romans de Claude Simon ou d'autres textes qui me sont nécessaires, sont sur mon disque dur (ou sur internet) je pourrais quasiment me passer du livre : ce qui me manque (le papier, le feuilletage, le repérage visuel...) est compensé par ce que je gagne (la rapidité pour retrouver une citation, les passages sur lesquels je tombe par hasard au détour d'une recherche et que je relis autrement, etc.)
tout dépend d'ailleurs aussi de ce qu'on entend par livre : Homère et Chrétien de Troyes, c'était avant le livre imprimé auquel nous sommes si attaché, mais c'était quand même de la littérature, non ?
7. Le mercredi 31 janvier 2007 à 05:05, par Berlol :
Ce qui m'étonne le plus, pas chez vous qui habitez intelligemment la perplexité, c'est cette espèce d'hystérie, parfois un peu (souvent) boutiquière, sur l'objet livre. Je l'aime moi aussi, j'y tiens. Ceux que j'ai, pour beaucoup d'entre eux, me sont très chers, et je ne m'en séparerais qu'à la dernière extrémité. Mais cela ne m'empêche pas de penser sereinement à d'autres aventures d'autres supports pour la littérature. Cela ne m'empêche pas de penser positivement au fait que les nouvelles générations (je fréquente une centaine d'étudiants par an) trouvent déjà le livre obsolète, surtout quand il y a le choix avec une consultation par internet ou même par téléphone portable — et que c'est à moi (et quelques-uns dans mon cas, des milliers de personnes, en fait (heureusement !)) d'imaginer les moyens de les faire s'intéresser à la littérature malgré la désaffection de son support multiséculaire. L'attachement excessif au livre ne fera qu'accélerer le divorce entre ceux d'avant et ceux d'après l'avènement du numérique. Et si ceux d'après ne s'intéressent pas à la littérature, j'ai tendance à penser que c'est de la faute de ceux d'avant qui n'ont pas su penser le changement et l'adaptation de l'essentiel (la littérature) au nom de l'accessoire (le support : le livre). Penser et effectuer le changement n'effacera pas les livres de la surface de la Terre, bien évidemment, mais les rendra autres — tout comme aujourd'hui on n'utilise plus de bougies qu'en de spéciales occasions, et non plus systématiquement pour s'éclairer.
PS : Merveilleux, Brigetoun ! C'est aussi mon cas, puisque je ne suis pas en France métropolitaine (ni DOM ni TOM non plus) ! Savez-vous que tous vos commentaires vont dans le filtre antispam, et ça depuis au moins deux mois... Et que vous êtes la seule à qui ça arrive systématiquement. Évidemment, je ne sais pas pourquoi ! Enfin, peu importe puisque j'y passe souvent.
8. Le mercredi 31 janvier 2007 à 05:59, par le consul :
Tout à fait d'accord avec Vinteix, le livre et la littérature vont ensemble, et si le livre disparaît, la littérature disparaît, et même si dans Farenheit les livres sont mémorisés, c'est sans doute pour un moment ou un autre les remettre sur le papier et en refaire des livres. D'autres supports, sans doute... mais où sera alors ce lien quasi-physique d'avec le livre, les mots... les nouvelles expériences sont passionnantes, "la maison des feuilles" le prouve, sauf que cela finit sur le papier, sous couverture... et le téléphone est un livre, finalement, car transportable, portable, cachable, personnel... petit aussi....
Christine, les livres indispensables sur votre disque dur, vous les avez lus en version papier avant et ils vous servent pour votre travail... non ? Avez vous lu, pour la première fois et en entier un livre de littérature sur écran...
9. Le mercredi 31 janvier 2007 à 06:11, par Berlol :
Cher consul, vous n'arrivez décidément pas à vous sortir de vous-même !... En écrivant ce que vous venez d'écrire, vous incarnez parfaitement, permettez-moi de vous le dire, et avec tout le respect que je vous dois, cette génération accrochée à son fétiche et qui ne met rien en place pour les suivantes...
10. Le mercredi 31 janvier 2007 à 10:24, par vinteix :
Je pense que la comparaison des livres avec les bougies est la plus mauvaise qui soit ! et je repense encore à Borges et à ce qu'il disait du livre comme objet éminemment différent des autres objets qui sont pour la plupart des extensions techniques du corps humain...
Le livre n'est pas un "fétiche", non, et n'est pas un "accessoire"... d'ailleurs, tu le reconnais toi-même en disant que tu ne t'en séparerais qu'à "LA DERNIERE extrémité" !! C'est quand même assez fort ! ((encore plus fort que moi, qui franchement pourrais me passer de livres, mais non de musique... et sans CD, je vois mal comment je pourrais faire...))
11. Le mercredi 31 janvier 2007 à 12:53, par caroline :
La boudargane, une invention d'un auteur qui jouit déjà en l'écrivant des questions qu'il va induire. Qu'est-ce que c'est ? Où en trouve-t-on ? j'ai un ami écrivain que je ne nommerais pas ici pour ne pas lui faire trop de publicité, Gallimard n'arriverait pas à imprimer pour satisfaire la demande, qui crée quelques néologismes, ravi à l'idée que ses lecteurs vont se précipiter sur le dico, google et tutti quanti. C'est tellement chiant d'écrire qu'il faut de temps en temps s'amuser.
12. Le mercredi 31 janvier 2007 à 13:30, par christine :
la « bougie » est peut-être malvenue, mais je souscris tout à fait au terme « fétiche » - qui n'est pas forcément péjoratif d'ailleurs
si le livre est un « objet éminemment différent des autres objets qui sont pour la plupart des extensions techniques du corps humain », sans doute pourrait-on dire la même chose des ordinateurs, ne croyez vous pas Vinteix ?
touché, Consul, je lis en général d'abord sur papier avant de relire et consulter sur écran, mais il y a de plus en plus d'exceptions : je lis sur écran les textes courts (par exemple les petits livres d'Inventaire/Invention, ou bien juste quelques pages d'un texte plus long), ou présentés de manière fragmentaire (les livres offerts en feuilleton chez POL, les textes de Tumulte, les blogs, etc.)
il me semble que si la longueur est encore un obstacle à la lecture sur pc (ou portable un peu encombrant, ou pda trop petit, dont à l'extérieur les écrans deviennent vite illisibles), elle ne le sera plus dès que le papier électronique sera au point ou que les tablettes électroniques seront devenues plus petites, « transportables, cachables, personnelles » pour reprendre vos termes ...
13. Le jeudi 1 février 2007 à 02:37, par le consul :
touché cher Berlol... oui je reste sur mes positions, et quant aux générations futures, j'y pense, mais je ne veux pas non plus céder à la facilité et baisser les bras trop vite... oui au modernisme et aux formes nouvelles, mais n'oublions pas que c'est sous couvert de modernité que l'on fit manger n'importe quoi aux vaches et qu'elles devinrent folles....
je pense que l'on oublie que la lecture est un acte physique aussi, et que ce support livre-papier est tout de même le mieux, pour l'instant, car comme Christine, je lis de petits textes sur mon ordi, et nous avons les mêmes sources, mais je ne ne vois pas lire un roman de plus de deux cents pages sur mon écran, car j'ai besoin de bouger, de me retourner, de changer la position de mon corps... alors c'est peut être vieux jeu, mais je suis comme ça. et puis de manière un peu provocatrice, j'ai envie de dire, si c'est bon depuis si longtemps, pourquoi la mutation se ferait elle si vite ?? et attention je n'ai rien contre le progrès et/ou les changements, loin de là....
14. Le jeudi 1 février 2007 à 05:54, par Berlol :
Marrant ! Cette question de la lecture sur papier ou sur écran, elle m'est posée presque simultanément par Pierre Schweitzer dans les commentaires de La Feuille (à partir des mêmes prémices, il est vrai).
Pour ma part, donc, je lis des livres chez moi et dans les transports, ainsi qu'au sport, mais je lis trois ou quatre fois plus longtemps, quotidiennement, sur écran, la presse et les blogs, bien sûr, mais aussi, et ce, depuis plus de dix ans, des essais, de la poésie, des nouvelles et des romans, que ce soit à la Bibliothèque de Lisieux, sur Gallica, ABU ou autres sites où l'on trouve des textes longs (je note l'endroit où je m'arrête, ou je laisse la page ouverte, etc.), que je conserve dans mes ordinateurs. Je n'imprime JAMAIS les textes dans le but de les lire. Suis-je un monstre ? Un mutant ?
Bien sûr, au début, la concentration n'était pas la même. Il y a eu un apprentissage... C'est aussi ce qui me fait penser qu'en trois générations, tout ce débat lui-même sera caduc. Vous vous rappelez que des gens disaient que les trains feraient tourner le lait des vaches ?
15. Le jeudi 1 février 2007 à 06:44, par le consul :
donc le point de comparaison est la vache......
16. Le jeudi 1 février 2007 à 07:47, par vinteix :
Oui, Berlol, tu es un monstre !
Non, blague à part, perso, au bout de 10 pages maxi sur l'écran, je ne sais pas pourquoi mais je fatigue et n'en peux plus...
alors que je lis des dizaines et des dizaines de pages d'affilée sur papier...
et comme je le disais déjà, le livre-papier, dans le cas d'essais, je peux l'annoter, le surligner... le prêter... l'offrir...
17. Le jeudi 1 février 2007 à 08:06, par Berlol :
J'ai essayer de corner une page d'écran mais il m'a filé une décharge...
18. Le jeudi 1 février 2007 à 19:24, par Manu :
Je crois que tu as une très bonne vue Berlol, non ? Serait-ce lié ?
19. Le jeudi 1 février 2007 à 20:17, par Berlol :
Sans doute que ce genre de critère très subjectif et très personnel entre aussi dans les paramètres d'un confort et d'une concentration de lecture, tu as raison.
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