Œil œil dent dent
Par Berlol, mardi 6 février 2007 à 23:37 :: General :: #538 :: rss
Il y aurait des margoulins chez les éditeurs et tout le monde les
connaîtrait, écrit
Joseph Vebret chez les Blogauteurs. Eh bien, non ! On ne les connaît
pas. Il faudrait donner les noms.
Témoignage anonyme tiré des notes de bas de page de François Bon : « Il y a quelque temps, la Commission locale d’insertion (qui contrôle les RMIistes) m’a obligé à m’inscrire à l’ANPE où je suis donc catalogué comme "écrivain à la recherche d’un éditeur" (!). Tous les mois j’ai rendez-vous avec un type qui essaie en me harcelant de me faire partir volontairement de l’ANPE (il ne veut pas me radier car cela augmenterait ses chiffres de radiés d’office). Ce gars de l’ANPE vient de me proposer d’être payé à écrire en montant une association 1901 bidon genre "les amis de ... (moi-même)" et que cette asso m’engage comme salarié 2 ans en contrat aidé financé à 90 % par l’Etat, 800 € par mois avec sécu et cotisation retraites. Tout ça pour que je sois censé avoir retrouvé un emploi (alors que je n’ai rien à faire à l’ANPE). Ils étaient prêts à me donner 10.000 € sur deux ans en détournant l’esprit de la loi, alors que le CNL ne m’a donné il y a un an que 3.000 € comme bourse. Quand ça sort d’une poche (ministère de l’emploi) il y a plein d’argent, mais quand ça sort d’une autre poche (culture), il n’y a plus un sou. J’ai refusé, j’aurais eu l’impression de détourner de l’argent.»
Merveilleux, non !? C'est quoi, l'ANPE ? On savait qu'ils truquaient en permanence pour diminuer les chiffres et faire élire l'heureux responsable de ces baisses. Mais ce ne sont pas des baisses, ce sont des baises. Ceux qui sont radiés, ceux qui sortent volontairement, sont tout simplement baisés par l'ANPE.
Corollairement, si j'étais Nathalie Heinich, je me dépêcherai de m'expliquer clairement sur mes propos (il y a peut-être mal dit mal entendu...). Il n'est pas acceptable qu'une chercheuse du CNRS se permette les propos rapportés. C'est la porte ouverte à l'œil œil dent dent le plus vulgaire, du style : et ton statut CNRS, c'est pas une niche aristocratique ? On fait quand le bilan de la productivité des chercheurs CNRS ? Etc., voyez le genre...
Dossier télé, interview et couverture de Chronic'Art pour Frédéric Taddeï ! De quoi faire plaisir puisque j'ai soutenu son émission dès la première !
Celle d'hier soir est un excellent cru, d'historiens qui reviennent sur Jean Moulin, la Résistance, les ouvertures d'archives, les conflits entre histoire et mémoire (entre historiens et témoins), etc. On y apprend que Jean Moulin n'aurait pas été ni communiste, ni gaulliste, ni trahi, et que, pour ce dernier point, c'est seulement que les Allemands faisaient bien leur travail. On y apprend que malgré les médiatisations d'ouvertures d'archives (de la Seconde guerre mondiale), il resterait des documents interdits de consultation. On y apprend que le Débarquement s'est fait avec relativement peu de pertes humaines (Olivier Wieviorka : « le Mur de l'Atlantique a duré quatre heures »), mais que les deux mois suivants (la Bataille de Normandie) ont réellement été un enfer pour les troupes alliées.
« Mais d'où vient cette huile, Monsieur Mitterrand ? », dit Jacques Weber à Jean-François Balmer, en vedettes américaines après leurs Débats. Ce dernier répond qu'elle vient... de l'arachide.
Témoignage anonyme tiré des notes de bas de page de François Bon : « Il y a quelque temps, la Commission locale d’insertion (qui contrôle les RMIistes) m’a obligé à m’inscrire à l’ANPE où je suis donc catalogué comme "écrivain à la recherche d’un éditeur" (!). Tous les mois j’ai rendez-vous avec un type qui essaie en me harcelant de me faire partir volontairement de l’ANPE (il ne veut pas me radier car cela augmenterait ses chiffres de radiés d’office). Ce gars de l’ANPE vient de me proposer d’être payé à écrire en montant une association 1901 bidon genre "les amis de ... (moi-même)" et que cette asso m’engage comme salarié 2 ans en contrat aidé financé à 90 % par l’Etat, 800 € par mois avec sécu et cotisation retraites. Tout ça pour que je sois censé avoir retrouvé un emploi (alors que je n’ai rien à faire à l’ANPE). Ils étaient prêts à me donner 10.000 € sur deux ans en détournant l’esprit de la loi, alors que le CNL ne m’a donné il y a un an que 3.000 € comme bourse. Quand ça sort d’une poche (ministère de l’emploi) il y a plein d’argent, mais quand ça sort d’une autre poche (culture), il n’y a plus un sou. J’ai refusé, j’aurais eu l’impression de détourner de l’argent.»
Merveilleux, non !? C'est quoi, l'ANPE ? On savait qu'ils truquaient en permanence pour diminuer les chiffres et faire élire l'heureux responsable de ces baisses. Mais ce ne sont pas des baisses, ce sont des baises. Ceux qui sont radiés, ceux qui sortent volontairement, sont tout simplement baisés par l'ANPE.
Corollairement, si j'étais Nathalie Heinich, je me dépêcherai de m'expliquer clairement sur mes propos (il y a peut-être mal dit mal entendu...). Il n'est pas acceptable qu'une chercheuse du CNRS se permette les propos rapportés. C'est la porte ouverte à l'œil œil dent dent le plus vulgaire, du style : et ton statut CNRS, c'est pas une niche aristocratique ? On fait quand le bilan de la productivité des chercheurs CNRS ? Etc., voyez le genre...
Dossier télé, interview et couverture de Chronic'Art pour Frédéric Taddeï ! De quoi faire plaisir puisque j'ai soutenu son émission dès la première !
Celle d'hier soir est un excellent cru, d'historiens qui reviennent sur Jean Moulin, la Résistance, les ouvertures d'archives, les conflits entre histoire et mémoire (entre historiens et témoins), etc. On y apprend que Jean Moulin n'aurait pas été ni communiste, ni gaulliste, ni trahi, et que, pour ce dernier point, c'est seulement que les Allemands faisaient bien leur travail. On y apprend que malgré les médiatisations d'ouvertures d'archives (de la Seconde guerre mondiale), il resterait des documents interdits de consultation. On y apprend que le Débarquement s'est fait avec relativement peu de pertes humaines (Olivier Wieviorka : « le Mur de l'Atlantique a duré quatre heures »), mais que les deux mois suivants (la Bataille de Normandie) ont réellement été un enfer pour les troupes alliées.
« Mais d'où vient cette huile, Monsieur Mitterrand ? », dit Jacques Weber à Jean-François Balmer, en vedettes américaines après leurs Débats. Ce dernier répond qu'elle vient... de l'arachide.
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