Il y a des jours où il vaudrait mieux ne pas aller dans les médias...
Par Berlol, vendredi 9 février 2007 à 23:54 :: General :: #541 :: rss
Quatre heures de surveillance de concours d'entrée en trois séances,
augmentées des demi-heures préparatoires pour le respect des
protocoles millimétrés. Un gymnase avec 829 candidats, soit
9 blocs rectangulaires de 12 jeunes gens de large sur 7 ou 8 de profondeur,
plus une table pour l'impair. Le job, c'est distribuer, surveiller en faisant
les cent pas, ramasser, avec droit de s'asseoir de temps en temps...
Petit carnet et petit crayon, je prends des notes.
Réflexions qui font suite et visent à modifier les précédentes publications.
On considère essentiellement ici le champ de la littérature et de la critique littéraire.
Sans doute d'autres champs concernés, avec aménagements.
Évidentes similitudes avec pratiques anciennes, qu'elles soient littéraires ou autres.
Il y a trois statuts identitaires possibles pour un écrit réticulaire : l'onym@t (ou véronym@t, du vrai nom), l'anonym@t (sans nom, un titre suffit mais qui n'est pas un nom) et le pseudonym@t (nom d'emprunt). Ajoutons une 4e catégorie, le paronym@t, pour des cas proches mais limites, en attente d'une meilleure compréhension.
1. Le choix de l'onym@t revient à ne pas vouloir faire de différence ou de séparation identitaire entre le soi virtuel et le soi réel (ce qui n'empêche pas des différences de style, de thème, etc.). Il consiste aussi à ne pas craindre les interférences entre virtuel et réel. Il peut être motivé par l'engagement (artistique, théorique, politique ou autre), la recherche (ou le maintien) de notoriété d'un individu ou de visibilité d'une œuvre ou d'un travail, le désir d'influence ou de pouvoir, même symbolique, à plus grande échelle par le virtuel.
2. Le choix de l'anonym@t revient à vouloir absolument une séparation entre le soi réel et une implication virtuelle privée d'identité autre que celle produite par l'écriture (choix thématiques, ton, style, à moins de tout contrefaire). Il dénote une crainte des interférences entre identité réelle et production virtuelle, ou suppose un danger, réel ou imaginaire, à ce que l'identité réelle soit connue. Mais il peut aussi s'agir de tenter un jeu, une création, un défoulement que l'individu réel ne peut assumer sous son nom ni sous un nom d'emprunt, ce qui susciterait la curiosité. Il y a également possibilité de se poser comme catégoriel dans un champ de connaissance (laissant ou ne laissant pas entendre que l'auteur est individuel ou collectif, dans lequel peuvent se mêler identités réelles ou pas). L'absence de nom a généralement des effets négatifs puisqu'il prive le commentateur d'une adresse claire. (Exemples : La Littérature, un chauffeur de limousine, etc.)
3. Le choix du pseudonym@t (souvent confondu avec l'anonym@t alors qu'il en est très différent) revient à vouloir faire une différence — mais pas toujours une séparation franche — entre sois réel et virtuel, à créer soi-même un type d'interférence entre identités réelle et virtuelle, dépendant de la relation établie entre elles, que cette relation soit donnée ou pas. Il propose une partition entre les identités qui ne peut qu'influer sur le comportement des lecteurs. Il peut également s'agir d'un nom de groupe, que les productions soient ensuite assumées individuellement ou collectivement.
4. Le paronym@t est un choix ou l'interprétation d'un choix par un tiers. « Boîte fourre-tout : autres cas, cas particuliers, bizarreries et coups tordus, cas des mal@des, des schizos ou autres délires pervers, corbe@ux et dél@teurs, humoristes distingués, chieurs professionnels, p@r@nos et autres recherchés par le FBI, fantômes, revenants et extr@terrestres...» (JCB)
Cestrois statuts quatre catégories
ouvrent sur des modes de production et de communication, voire d'interaction.
Dans les interactions, ils se combinent avec les choix faits par les participants
de l'interaction. Ils ont également une historicité qui est
fonction des expériences accumulées des personnes, positives
et négatives, et des évolutions technologiques.
Sujets corollaires, à développer ultérieurement : la présentation de l'identité dans les blogs, l'évolution des présentations de "soi" ; l'ubiquité, ou multi-identité (certains personnes cumulent onymie et pseudonymies plurielles (Cf. Lucien Suel & Mauricette Beaussart), notamment dans les commentaires de blogs, jusqu'à la fantaisie) ; la mutation (essentiellement passage du pseudonym@t à l'onym@t, comme Christine l'a fait il y a quelques mois, l'inverse étant possible, comme François Bon le pratique de temps en temps) ; la disparition (causes de non-actualisation d'un blog, du ras-le-bol au décès, comment comprendre discursivement ces événements).
La multiplicité et la diversité des interventions en ligne d'un même individu crée de lui (Cf. JoseAngel) ce que j'appellerai un halo identitaire multimédia (HIM) plus ou moins large, l'individu pouvant jouer avec différents noms, avatars, styles, ainsi qu'avec des images (photo, vidéo) ou des sons — [donner ou trouver exemples, voir du côté des expériences simsiennes, chez Chloé, ou des jeux identitaires comme Dans la tête d'Émilie]. Ces catégories deviennent ainsi des repères onymographiques permettant de tracer un parcours identitaire, de donner les conditions d'une traçabilité du HIM ou dans le HIM.
Fin des notesdu jour. ———
Au sport pour m'occuper de la chose qui s'appelle mon corps. Bien sûr cyclo-lecture, à citer demain.
Pendant le nullissime Ce soir ou Jamais de mercredi (sur les couples en politique, une vraie cacophonie, dépourvue de tout intérêt), je lis l'entretien Roberts-Millet dans le Figaro littéraire, et ce n'est guère mieux. Au milieu d'un minimum syndical de propos justes quoique pas très nouveaux, un florilège de conneries :
« À mon sens Barbey d'Aurevilly, Villiers de l'Isle-Adam sont bien supérieurs à Zola ou au Hugo engagé.» (Richard Millet — A-llez ! un Top 10 !...), « Quant à la thèse de François Bégaudeau, qui exhorte les écrivains à s'engager, elle sent son lycéen attardé. Un lycéen qui s'exprime mal, dit tout et son contraire. Les mauvais livres sont ceux qui justement ont une intention.» (Jean-Marc Roberts — À mort les intentions ! écrivez n'importe quoi !...), « Qui oserait écrire qu'un roman de Le Clézio ou de Kundera est faible ? » (Millet — En tout cas moi (Berlol) je le dis souvent, surtout de Kundera), « les critiques ne font plus leur travail, ils encensent trop vite ; du coup, on ne voit plus rien émerger, sauf quand apparaît un phénomène comme Houellebecq ou Jonathan Littell.» (Roberts — C'est ça, les deux grands écrivains du moment ?... Au secours !), « en fin de compte les vrais écrivains se comptent sur les doigts d'une main.» (Millet — Ça me rappelle quelque chose...), « Parmi les grands, on cite toujours Modiano en exemple. Mais est-ce que ses romans vieilliront si bien que ça ? » (Roberts — No comment...), « On survalorise la littérature anglo-saxonne : qui sont leurs grands écrivains ? Qu'on nous les cite. Qui dira que Philip Roth écrit mal ? » (Millet — Veuillez écouter plus souvent les Mardis littéraires et Jeux d'épreuves...), « Je suis optimiste pour le roman, mais pessimiste sur notre époque qui est antilittéraire. Le pire, ce sont les blogs : non seulement les gens ne lisent plus mais ils ne vivent plus. Interdisons les blogs ! » (Roberts — Point de salut hors du livre ! CQFD !), « Savez-vous que dans les banlieues, le mot « intello » est devenu une insulte.» (Millet — Il l'a toujours été, non ? depuis sa création ?).
Il y a des jours où il vaudrait mieux ne pas aller dans les médias...
Petit carnet et petit crayon, je prends des notes.
Propositions sur les statuts identitaires de
l'écrit dans les blogs.
—— À compléter par rectifications & propositions de commentateurs (en vert) ——
—— À compléter par rectifications & propositions de commentateurs (en vert) ——
Réflexions qui font suite et visent à modifier les précédentes publications.
On considère essentiellement ici le champ de la littérature et de la critique littéraire.
Sans doute d'autres champs concernés, avec aménagements.
Évidentes similitudes avec pratiques anciennes, qu'elles soient littéraires ou autres.
Il y a trois statuts identitaires possibles pour un écrit réticulaire : l'onym@t (ou véronym@t, du vrai nom), l'anonym@t (sans nom, un titre suffit mais qui n'est pas un nom) et le pseudonym@t (nom d'emprunt). Ajoutons une 4e catégorie, le paronym@t, pour des cas proches mais limites, en attente d'une meilleure compréhension.
1. Le choix de l'onym@t revient à ne pas vouloir faire de différence ou de séparation identitaire entre le soi virtuel et le soi réel (ce qui n'empêche pas des différences de style, de thème, etc.). Il consiste aussi à ne pas craindre les interférences entre virtuel et réel. Il peut être motivé par l'engagement (artistique, théorique, politique ou autre), la recherche (ou le maintien) de notoriété d'un individu ou de visibilité d'une œuvre ou d'un travail, le désir d'influence ou de pouvoir, même symbolique, à plus grande échelle par le virtuel.
2. Le choix de l'anonym@t revient à vouloir absolument une séparation entre le soi réel et une implication virtuelle privée d'identité autre que celle produite par l'écriture (choix thématiques, ton, style, à moins de tout contrefaire). Il dénote une crainte des interférences entre identité réelle et production virtuelle, ou suppose un danger, réel ou imaginaire, à ce que l'identité réelle soit connue. Mais il peut aussi s'agir de tenter un jeu, une création, un défoulement que l'individu réel ne peut assumer sous son nom ni sous un nom d'emprunt, ce qui susciterait la curiosité. Il y a également possibilité de se poser comme catégoriel dans un champ de connaissance (laissant ou ne laissant pas entendre que l'auteur est individuel ou collectif, dans lequel peuvent se mêler identités réelles ou pas). L'absence de nom a généralement des effets négatifs puisqu'il prive le commentateur d'une adresse claire. (Exemples : La Littérature, un chauffeur de limousine, etc.)
3. Le choix du pseudonym@t (souvent confondu avec l'anonym@t alors qu'il en est très différent) revient à vouloir faire une différence — mais pas toujours une séparation franche — entre sois réel et virtuel, à créer soi-même un type d'interférence entre identités réelle et virtuelle, dépendant de la relation établie entre elles, que cette relation soit donnée ou pas. Il propose une partition entre les identités qui ne peut qu'influer sur le comportement des lecteurs. Il peut également s'agir d'un nom de groupe, que les productions soient ensuite assumées individuellement ou collectivement.
4. Le paronym@t est un choix ou l'interprétation d'un choix par un tiers. « Boîte fourre-tout : autres cas, cas particuliers, bizarreries et coups tordus, cas des mal@des, des schizos ou autres délires pervers, corbe@ux et dél@teurs, humoristes distingués, chieurs professionnels, p@r@nos et autres recherchés par le FBI, fantômes, revenants et extr@terrestres...» (JCB)
Ces
Sujets corollaires, à développer ultérieurement : la présentation de l'identité dans les blogs, l'évolution des présentations de "soi" ; l'ubiquité, ou multi-identité (certains personnes cumulent onymie et pseudonymies plurielles (Cf. Lucien Suel & Mauricette Beaussart), notamment dans les commentaires de blogs, jusqu'à la fantaisie) ; la mutation (essentiellement passage du pseudonym@t à l'onym@t, comme Christine l'a fait il y a quelques mois, l'inverse étant possible, comme François Bon le pratique de temps en temps) ; la disparition (causes de non-actualisation d'un blog, du ras-le-bol au décès, comment comprendre discursivement ces événements).
La multiplicité et la diversité des interventions en ligne d'un même individu crée de lui (Cf. JoseAngel) ce que j'appellerai un halo identitaire multimédia (HIM) plus ou moins large, l'individu pouvant jouer avec différents noms, avatars, styles, ainsi qu'avec des images (photo, vidéo) ou des sons — [donner ou trouver exemples, voir du côté des expériences simsiennes, chez Chloé, ou des jeux identitaires comme Dans la tête d'Émilie]. Ces catégories deviennent ainsi des repères onymographiques permettant de tracer un parcours identitaire, de donner les conditions d'une traçabilité du HIM ou dans le HIM.
Fin des notes
Au sport pour m'occuper de la chose qui s'appelle mon corps. Bien sûr cyclo-lecture, à citer demain.
Pendant le nullissime Ce soir ou Jamais de mercredi (sur les couples en politique, une vraie cacophonie, dépourvue de tout intérêt), je lis l'entretien Roberts-Millet dans le Figaro littéraire, et ce n'est guère mieux. Au milieu d'un minimum syndical de propos justes quoique pas très nouveaux, un florilège de conneries :
« À mon sens Barbey d'Aurevilly, Villiers de l'Isle-Adam sont bien supérieurs à Zola ou au Hugo engagé.» (Richard Millet — A-llez ! un Top 10 !...), « Quant à la thèse de François Bégaudeau, qui exhorte les écrivains à s'engager, elle sent son lycéen attardé. Un lycéen qui s'exprime mal, dit tout et son contraire. Les mauvais livres sont ceux qui justement ont une intention.» (Jean-Marc Roberts — À mort les intentions ! écrivez n'importe quoi !...), « Qui oserait écrire qu'un roman de Le Clézio ou de Kundera est faible ? » (Millet — En tout cas moi (Berlol) je le dis souvent, surtout de Kundera), « les critiques ne font plus leur travail, ils encensent trop vite ; du coup, on ne voit plus rien émerger, sauf quand apparaît un phénomène comme Houellebecq ou Jonathan Littell.» (Roberts — C'est ça, les deux grands écrivains du moment ?... Au secours !), « en fin de compte les vrais écrivains se comptent sur les doigts d'une main.» (Millet — Ça me rappelle quelque chose...), « Parmi les grands, on cite toujours Modiano en exemple. Mais est-ce que ses romans vieilliront si bien que ça ? » (Roberts — No comment...), « On survalorise la littérature anglo-saxonne : qui sont leurs grands écrivains ? Qu'on nous les cite. Qui dira que Philip Roth écrit mal ? » (Millet — Veuillez écouter plus souvent les Mardis littéraires et Jeux d'épreuves...), « Je suis optimiste pour le roman, mais pessimiste sur notre époque qui est antilittéraire. Le pire, ce sont les blogs : non seulement les gens ne lisent plus mais ils ne vivent plus. Interdisons les blogs ! » (Roberts — Point de salut hors du livre ! CQFD !), « Savez-vous que dans les banlieues, le mot « intello » est devenu une insulte.» (Millet — Il l'a toujours été, non ? depuis sa création ?).
Il y a des jours où il vaudrait mieux ne pas aller dans les médias...
Commentaires
1. Le vendredi 9 février 2007 à 08:49, par JF Paillard :
Bégaudeau s'exprimant mal ? Je n'ai pas lu son texte sur l'avenir du roman, mais ses petits textes gorgés d'humour pour la revue inculte - tel "l'hypothèse de la mouche à moto" dans le n° 2 ou "loto inculte" dans le premier opus - prouvaient de loin le contraire...
2. Le vendredi 9 février 2007 à 09:36, par Menear :
" Qui dira que Philip Roth écrit mal ? "
> Philip Roth n'écrit pas bien (nuance), d'autant plus qu'il n'a pas grand chose à dire (à écrire). C'est un auteur "instantanément périmé", belle performance !
3. Le vendredi 9 février 2007 à 11:09, par christine alias cg@ alias ?? alias moi :
le taddéï d'hier soir était bien meilleur : régis jauffret et ariane mnouchkine, très en forme tous les deux et avec (un peu) de temps pour parler, personne ne répondant vraiment à personne ni aux questions, mais bon ...
je ne suis pas très convaincue, en revanche, par ta t@xinomie - à moins qu'elle ne soit p@rodique ? - et j'incite ch@cun(e) à pratiquer sans retenue, simultanément ou pas, l'ono-nymo-pseudonym@t, la mutation et le cumul, la fantaisie surtout, et les lignes de fuite ...
4. Le vendredi 9 février 2007 à 15:35, par Berlol :
Menear, vous lisez Roth dans quelle langue ? Parce que ça change tout...
5. Le vendredi 9 février 2007 à 15:57, par jcb :
Il a dit que c'était des notes écrites aves un petit crayon sur un petit carnet ! Donc c'est pas fini, c'est comme un brouillon, et je suis surpris et ravi que notre ami Berlol écrive encore avec un crayon sur du papier. C'est une bonne nouvelle non ?
Je suis d'accord avec Christine cgat ( j'aimerais bien qu'elle m'envoie son mail) qu'on ne voit pas bien quand même l'intérêt de mettre de l'ordre dans ce qui n'est que désordre et cas particuliers en perpétuelle évolution, ni à quoi peut servir chercher à tout mettre dans des boites (la nouvelle taxinomie en biologie est en effet une histoire de boites).
Néanmoins, si études de cas obligent, j'ouvrirais déjà, presque par principe, une quatrième catégorie (ce que Patrick appelle statut identitaire de l'écrit), qui serait la boite fourre-tout : autres cas, cas particuliers, bizarreries et coups tordus, cas des mal@des, des schizos ou autres délires pervers, corbe@ux et dél@teurs, humoristes distingués, chieurs professionnels, p@r@nos et autres recherchés par le FBI, fantômes, revenants et extr@terrestres...
6. Le vendredi 9 février 2007 à 17:02, par christine :
c'est chose faite, jcb, avec grand plaisir ...
le problème de Jean-Marc Roberts, jfp, est tout simplement qu'il n'a pas compris que le texte de Bégaudeau était humoristique ...
il y a d'ailleurs pas mal de textes et de propos intéressants et très divers dans le volume "Devenirs du roman", qui montrent bien à quel point ceux qui, dans tous les journaux et sur tous les plateaux télé, déplorent en ce moment en choeur le "déclin de la littérature française contemporaine pourrie par l'autofiction" sont simplement des gens qui ne la lisent pas, la littérature française contemporaine, et se contentent de répéter ce qu'on leur en dit ...
spécialement pour berlol (qui va le noter dans son petit carnet avec son petit crayon, j'espère), il y a même un texte (d'Etienne Celmare) qui fait l'éloge du pseudony (banalement) mat (puisque il s'agit de papier) en littérature
tu devrais d'ailleurs exploiter le mat ou le m@t ou LE.MAT dans ta taxinomie, comme figure du désordre et de l'errance
7. Le vendredi 9 février 2007 à 20:50, par vinteix :
eh ben ! berlol ! tu ne respectes pas les règles (de surveillance ) : le petit carnet, le petit crayon... En tout cas, "chez nous", on n'a pas le droit de faire autre chose que les cent pas en attendant que l'heure tourne...
mais (chuuuuuut !)... je fais comme toi...
8. Le samedi 10 février 2007 à 00:42, par Menear :
Berlol > je lis (j'ai lu) Roth traduit tout d'abord, puis en VO avec son "Plot against America", qui m'a aussi peu emballé que les versions françaises. Mais je crois que je développe une allérgie à Roth, je ne peux tout simplement pas le sentir, c'est presque une réaction physique en fait...
9. Le samedi 10 février 2007 à 00:51, par Berlol :
Si c'est un prurit, on va vous mettre en quarantaine... (Et n'en parlons plus.)
10. Le samedi 10 février 2007 à 01:41, par JoseAngel :
Moi par contre j'aime bien les taxonomies, si on les utilise come points de répère, et non pas comme des compartiments étanches. Chaque blog (à l'occurrence chaque lecture de blog) se situe quelque part entre les trois statuts identitaires. Ainsi, on peut utiliser son vrai nom mais sans addresse géographique, ou seulement dans notre capacité professionnelle, ou justement à l'envers... Le degrè d'interaction avec un cercle de blogueurs proches géographiquement, ou professionnnellement, ou thématiquement, ainsi que leurs statuts à eux, ont aussi des conséquences... bref, chaque blog est unique, mais il y a bien sûr des façons de mesurer et de définir cette originalité. L'activité publique dans d'autres médias est aussi une donnée importante. Ou la solidité, l'activité ailleurs en ligne et la stabilité relative du pseudonyme... etc.
11. Le samedi 10 février 2007 à 02:15, par brigetoun :
et puis à la marge il y a toujours des lecteurs incultes dans mon genre (bien sûr leur importance est mince) pourlesquels cela ne change pas grand chose, qui ignorent tout de l'auteur en dehors du blog qu'ils sont en train de lire et qui se basent sur cela seul, se moquant totalement de l'identité exacte
quant à ne pas aller dans les médias, c'est drôle c'est ce que j'ai fait pendant des années, c'est le "monde virtuel" qui m'y amène, au fond peut être est ce le même monde
12. Le samedi 10 février 2007 à 02:19, par Berlol :
Merci à vous pour ces premières contributions, dont je vais essayer de tirer le suc...
13. Le samedi 10 février 2007 à 05:41, par christine :
ça n'est pas pour me vanter, mais je suis une mutante
(cf ci-dessus : " la mutation (essentiellement passage du pseudonym@t à l'onym@t, comme Christine l'a fait il y a quelques mois " )
dis berlol, est-ce que je pourrais être classée aussi dans la catégorie extraterrestre (j'en rêve et, après tout, on est toujours l'extraterrestre de quelqu'un) ?
plus sérieusement, ta remarque est un peu berlocentrique (berlolocentrique?) : j'ai renoncé à l'anonymat puis au pseudonymat (les @ c'est joli mais c'est un peu chiant à taper) ici et avec toi mais pas forcément ailleurs et avec tous : je suis passée dans ta zone de commentaires de cgat à christine car un prénom c'est plus facile pour dialoguer, mais pour certains de tes hôtes cela reste un simple prénom anonyme ; et en d'autres lieux de l'univers du web (c'est mon côté extraterrestre) j'utilise toujours divers masques
14. Le samedi 10 février 2007 à 05:53, par Berlol :
Tu as un gros HIM, alors...
15. Le samedi 10 février 2007 à 06:09, par christine :
j'ai un gros HIM ! (j'en apprends des choses aujourd'hui)
je te suggère aussi (pour les filles) le HER pour "halo d'expansion réticulaire" ou "humaine, extraterrestre et ravie" ou "hérisson errant dans le réticule" ...
16. Le samedi 10 février 2007 à 06:24, par Berlol :
Ah, très bien ! Je cherchais justement à féminiser le/la truc !
17. Le samedi 10 février 2007 à 06:27, par christine :
... ou "héroïne explorant le rhizome" ... en tout cas halte à la "traçabilité du HIM" : on n'est pas des vaches folles !
18. Le dimanche 11 février 2007 à 05:46, par jenbamin :
Dans le florilège des conneries de Millet/Roberts, tu as oublié celle-là, qui n'est pas mal : "Depuis le Goncourt miracle du kiosquier Jean Rouaud, des gens qui n'y connaissent rien publient des romans dans l'espoir de décrocher le gros lot." (Roberts) — Encore un affaire de kiosque... le séisme de la Place Monge a des répercussions partout, mais pas au point que JM Roberts se déprenne de son mépris pour Rouaud. Simon aussi avait d'ailleurs eu droit à ce genre de considérations de la part de l'inintelligentsia parisienne à la remise de son Nobel, non ?
19. Le mardi 27 février 2007 à 09:52, par L. Suel :
Je dépose ce commentaire un peu tardivement et m'en excuse. C'est que, bien que visitant régulièrement votre blog, j'ai complètement raté cet article.
Je voulais juste vous dire que je publie dans mes trois blogs sous mon véritable nom et que je n'utilise pas de pseudonyme.
Je crois qu'il en est de même pour Mauricette Beaussart.
Nous avons, il est vrai certaine proximité, certaine complicité, mais nos relations étaient établies bien avant l'apparition d'internet.
Pour le dire nettement et rapidement, je, c'est moi et elle, c'est Mauricette.
Vous en saurez plus bientôt, puisque j'ai en projet d'écrire une biographie de mon amie.
Comme c'est la première fois que j'écris aussi longuement au pied de votre journal littéréticulaire, j'en profite pour vous dire que je trouve toujours un grand intérêt à vous lire.
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