Lignes qui ont défilé comme une seule
Par Berlol, vendredi 16 février 2007 à 23:02 :: General :: #548 :: rss
Allons enfin au centre de sport, à Shibuya, où je
pédale près de 50 minutes en exsudant les toxines
et les mauvais sentiments. Pique-nique
dans ma tête m'y aide efficacement.
Étant arrivé dans les pa(ra)ges 90, je commence
à voir en volume mental toutes ces lignes qui ont
défilé comme une seule, diversement
interrompue (sans parler de mes propres interruptions de lecture qui
sont, disons, indépendantes de ma volonté). Ce
sont les interruptions, justement, qui guident. Ici, l'unité
de base n'est pas la phrase, mais le paragraphe. Et tous les
paragraphes que j'ai lus s'achèvent par une phrase
coupée avant sa fin grammaticale. Parfois reprise, parfois
non. Parfois simple à terminer par le lecteur, juste ellipse
— figure de grammaire, donc. Parfois inimaginable, suspense
— figure de pensée, alors. Polysémie
d'un procédé qui veut signifier
l'inachèvement et la reprise, la vitesse et le sur-place, la
procrastination et le désarroi d'un narrateur-auteur en qui
personne ne croit (fors lui-même, et encore), et qui met
formellement en abyme les propos tenus, ceux des affres de la
création (à l'instar d'une Sarraute
précisément Entre
la vie et la mort). Jusque là, c'est du
commentaire linéaire. Le volume naît des
connexions effectuées par le lecteur, invité par
les ouvertures que constituent les paragraphes inachevés,
entre les trois plans narratifs identifiés pour l'instant
(s'il y en a d'autres après, on verra) : le
passé, le présent, le futur. Banal, dira-t-on de
prime abord, ces trois plans sont en fait trois pans, et ne renvoient
pas aux mêmes espaces, voire pas aux mêmes univers.
Et comme ils ont deux par deux des rapports directs, ils se mettent en
triangle, et ça bouge.
« Mais le public ne l'entendrait pas de cette oreille. Jouissant de la liberté insolente qui lui serait donnée d'applaudir librement une star mondialement connue pour sa notoriété, le public continuerait d'applaudir, jusqu'à ce que, la mesure étant à son comble, il cesserait d'applaudir sur ordre du chauffeur de salle. [...] »
« Au bout d'un moment, Christian B. a posé le verre vide sur la table basse, il a levé haut les mains et il les a claquées sur ses bonnes grosses cuisses. Il s'est levé avec difficulté, il a murmuré quelque chose, puis il s'est dirigé vers le couloir en clopinant, comme s'il allait aux Indes avec un pied gonflé. j'ai écrasé ma cigarette dans le cendrier. J'ai cuvé un moment en examinant mon verre. Brusquement, j'ai eu cette envie de tout lâcher. Et puis j'ai regardé ma femme. Ma femme assise, un peu plus loin. Devisant avec ce type, là. Ce
Alors je me suis levé d'un bond et j'ai décidé de traquer jusqu'au bout Christian B. Comme si j'avais quelque chose à lui faire payer. Quelque chose que je ne nous pardonnerais jamais. Sa démarche torve d'ours mal léché l'avait mené au bout du couloir. Il allait pénétrer dans la cuisine : Mais tu peux pas dire que je ne l'ai pas, cette histoire, Christian. Je l'ai, le lieu : cette ville dont on ne sait trop par la suite si elle est virtuelle ou » (Jean-François Paillard, Pique-nique dans ma tête, p. 66 et 70).
Le présent, c'est celui d'un narrateur qui cherche à écrire un roman en même temps qu'à le placer chez un éditeur, Christian B., comme s'il avait besoin d'être sûr de le publier pour commencer à l'écrire, comme si l'a-valoir lui conférait le grade d'écrivain... En filigrane, bien sûr, une certaine obscénité du système.
Le futur (d'une ville peut-être présente ou imaginaire où sont recyclées des images de luxe, de sécurité et de spectacularisation générale de la société) et le passé (d'un ghetto futur ou imaginaire où sont recyclées des images de camps comme celles de la Seconde Guerre mondiale) sont accessibles par le projet du romancier, par le jeu vidéo en réseau d'un adolescent ou par le thème du regroupement de population... Le chapitre 2 est d'ailleurs intitulé : « Une ville-club et une ville-ghetto » (les titres de chapitres ne sont pas tous aussi explicites).
Après
le sport, T. me demande si je suis entré dans le bain d'eau
froide. C'est un challenge entre nous. L'été, il
est acquis que ça ne pose plus de problème (pour
moi qui n'y pouvais pénétrer de peur, croyais-je,
d'en mourir instantanément de catalepsie et d'hypothermie). Mais l'hiver, je n'y
entrais jamais car même l'exercice
débridé du squash, par exemple, ne
m'échauffait pas suffisamment pour qu'il soit possible
— et agréable — d'entrer dans l'eau
froide.
Et oui, j'y suis entré en quatre temps (après le vélo, le mist sauna et le jacuzzi), d'abord jusqu'aux cuisses (le premier saisissement), puis jusqu'à la taille (respirant vite et fort), puis assis jusqu'à la poitrine (soufflant comme un bœuf), enfin allongé jusqu'au cou (zen, presque mort). Une minute trente en tout... Suivie de dix minutes dans le sauna — les deux premières d'insensibilité à peu près totale.
D'autres y vont comme on prend le métro. L'inégalité règne.
Après le dîner, je trouve un peu de temps pour me faire un Ce soir ou Jamais, celui de mardi, que vous disiez pénible. Et que je trouve assez comique, dans l'ensemble. Les passes — d'armes, mouchetées — entre Houria Bouteldja et Philippe Sollers. Dommage que Catherine Clément n'ait pas plus parlé — se ressent-elle encore des propos de Jean-Claude Milner chez Finkielkraut ? La rectitude de Bidar et la veine du cou d'Enthoven. Alexandre Jardin, mon dieu, est tellement enthousiaste qu'en effet si le monde est si simple pourquoi personne n'y avait pensé avant inventer l'eau chaude et le fil à couper le beurre tellement gentil et depuis une semaine ça remonte toutes les propositions de Ségolène vont être décortiquées et on saura ce qui est faisable et la où y'a d'l'abus et « quand on demande aux Français de « bosser pour leur pays », ils le font avec un sérieux impressionnant » — et gratuitement c'est cool bientôt on n'aura plus besoin des politiques ni même des administrations peut-être les Français feront tout et même le café ça s'appelle l'autogestion généralisée le monde entier a les yeux rivés sur la France ce petit pays qui vient d'inventer le régime politique du futur pour la Terre entière je m'appelle Alexandre Jardin et j'ai inventé...
Bon, je rigole, mais c'est peut-être une bonne initiative. En tout cas meilleure que se rallier au libéralisme avec des raisonnements trouvés aux magasins Houellebecq & Dantec Réunis ou de se tirer en Suisse Belgique Monaco pour garer ses gaufres des méchantes dents du fisc.
« Mais le public ne l'entendrait pas de cette oreille. Jouissant de la liberté insolente qui lui serait donnée d'applaudir librement une star mondialement connue pour sa notoriété, le public continuerait d'applaudir, jusqu'à ce que, la mesure étant à son comble, il cesserait d'applaudir sur ordre du chauffeur de salle. [...] »
« Au bout d'un moment, Christian B. a posé le verre vide sur la table basse, il a levé haut les mains et il les a claquées sur ses bonnes grosses cuisses. Il s'est levé avec difficulté, il a murmuré quelque chose, puis il s'est dirigé vers le couloir en clopinant, comme s'il allait aux Indes avec un pied gonflé. j'ai écrasé ma cigarette dans le cendrier. J'ai cuvé un moment en examinant mon verre. Brusquement, j'ai eu cette envie de tout lâcher. Et puis j'ai regardé ma femme. Ma femme assise, un peu plus loin. Devisant avec ce type, là. Ce
Alors je me suis levé d'un bond et j'ai décidé de traquer jusqu'au bout Christian B. Comme si j'avais quelque chose à lui faire payer. Quelque chose que je ne nous pardonnerais jamais. Sa démarche torve d'ours mal léché l'avait mené au bout du couloir. Il allait pénétrer dans la cuisine : Mais tu peux pas dire que je ne l'ai pas, cette histoire, Christian. Je l'ai, le lieu : cette ville dont on ne sait trop par la suite si elle est virtuelle ou » (Jean-François Paillard, Pique-nique dans ma tête, p. 66 et 70).
Le présent, c'est celui d'un narrateur qui cherche à écrire un roman en même temps qu'à le placer chez un éditeur, Christian B., comme s'il avait besoin d'être sûr de le publier pour commencer à l'écrire, comme si l'a-valoir lui conférait le grade d'écrivain... En filigrane, bien sûr, une certaine obscénité du système.
Le futur (d'une ville peut-être présente ou imaginaire où sont recyclées des images de luxe, de sécurité et de spectacularisation générale de la société) et le passé (d'un ghetto futur ou imaginaire où sont recyclées des images de camps comme celles de la Seconde Guerre mondiale) sont accessibles par le projet du romancier, par le jeu vidéo en réseau d'un adolescent ou par le thème du regroupement de population... Le chapitre 2 est d'ailleurs intitulé : « Une ville-club et une ville-ghetto » (les titres de chapitres ne sont pas tous aussi explicites).
Après
le sport, T. me demande si je suis entré dans le bain d'eau
froide. C'est un challenge entre nous. L'été, il
est acquis que ça ne pose plus de problème (pour
moi qui n'y pouvais pénétrer de peur, croyais-je,
d'en mourir instantanément de catalepsie et d'hypothermie). Mais l'hiver, je n'y
entrais jamais car même l'exercice
débridé du squash, par exemple, ne
m'échauffait pas suffisamment pour qu'il soit possible
— et agréable — d'entrer dans l'eau
froide.Et oui, j'y suis entré en quatre temps (après le vélo, le mist sauna et le jacuzzi), d'abord jusqu'aux cuisses (le premier saisissement), puis jusqu'à la taille (respirant vite et fort), puis assis jusqu'à la poitrine (soufflant comme un bœuf), enfin allongé jusqu'au cou (zen, presque mort). Une minute trente en tout... Suivie de dix minutes dans le sauna — les deux premières d'insensibilité à peu près totale.
D'autres y vont comme on prend le métro. L'inégalité règne.
Après le dîner, je trouve un peu de temps pour me faire un Ce soir ou Jamais, celui de mardi, que vous disiez pénible. Et que je trouve assez comique, dans l'ensemble. Les passes — d'armes, mouchetées — entre Houria Bouteldja et Philippe Sollers. Dommage que Catherine Clément n'ait pas plus parlé — se ressent-elle encore des propos de Jean-Claude Milner chez Finkielkraut ? La rectitude de Bidar et la veine du cou d'Enthoven. Alexandre Jardin, mon dieu, est tellement enthousiaste qu'en effet si le monde est si simple pourquoi personne n'y avait pensé avant inventer l'eau chaude et le fil à couper le beurre tellement gentil et depuis une semaine ça remonte toutes les propositions de Ségolène vont être décortiquées et on saura ce qui est faisable et la où y'a d'l'abus et « quand on demande aux Français de « bosser pour leur pays », ils le font avec un sérieux impressionnant » — et gratuitement c'est cool bientôt on n'aura plus besoin des politiques ni même des administrations peut-être les Français feront tout et même le café ça s'appelle l'autogestion généralisée le monde entier a les yeux rivés sur la France ce petit pays qui vient d'inventer le régime politique du futur pour la Terre entière je m'appelle Alexandre Jardin et j'ai inventé...
Bon, je rigole, mais c'est peut-être une bonne initiative. En tout cas meilleure que se rallier au libéralisme avec des raisonnements trouvés aux magasins Houellebecq & Dantec Réunis ou de se tirer en Suisse Belgique Monaco pour garer ses gaufres des méchantes dents du fisc.
Commentaires
1. Le vendredi 16 février 2007 à 16:10, par olivier :
Bon je sais, cela n'a rien à voir avec le post du jour, mais je viens de découvrir que Philippe Lacoue-Labarthe est mort dans la nuit du 27 au 28 janvier dernier, à l'âge de 66 ans... Compagnon de route de Derrida et de Nancy, il a lui aussi participé à la remise en chantier de ce que l'on appelle Philosophie! Et je pense à Nancy qui doit se sentir bien seul dans tout ça...
Je suis sous le choc!! Encore un de moins... Et toujours pas de "relève" digne de ce nom!!!
2. Le samedi 17 février 2007 à 04:17, par un canard de la rivière (enchaîné à Ségolène) :
Pour être de gauche, je ne m'en applique pas moins à faire preuve de discernement. Je souscris donc aux réserves émises ici et là envers la diabolisation de Sarkozy, dont le républicanisme me semble indiscutable, et qui n'aura rien d'un dictateur. Mais ce qui est justement savoureux dans l'article de Weitzmann, et qui l'apparente à un vaste lapsus (en quoi Berlol voyait juste, au delà du point incriminé) c'est ce raisonnement implicite, d'une candeur désopilante : le critère décisif qui séparerait Sarkozy des dictateurs les plus épouvantables (horresco referens, il y a même Robespierre dans la liste) tiendrait à la présence dans son entourage de deux conseillers et rédacteurs de discours aux convictions diamétralement opposées (la "libérale programmatique" et le "gaulliste social")! S'il n'y a que Machiavel pour le distinguer de Hitler... la gauche, qui ne va pas si loin, devrait se servir de ce texte...
Pour le reste, puisque l'heure sonne de choisir son camp, je pense que l'élection présidentielle, c'est l'élection d'un président (ou d'un présidente - utinam). J'en tire la conséquence que, d'entrée de jeu, il n'y a que deux candidats, et que tout le reste est littérature (bonne ou mauvaise - et pardon pour le télescopage de ce sens péjoratif avec celui qui est à l'honneur dans ce blog). La gauche de la gauche, la nébuleuse antilibérale, ferait mieux à mon sens de s'organiser pour les élections législatives, après avoir contribué autant que possible à la victoire de la candidate socialiste : plutôt que de céder au mirage du "sauveur suprême" antilibéral, ce qui décidément ne lui va guère, on l'a vu, il serait infiniment plus intéressant, de son point de vue, de tenter d'obtenir un groupe parlementaire, perspective beaucoup plus plausible sous une présidence Royal que Sarkozy.
Pardon pour ces longs développements, adressés en toute fraternité aux contempteurs du vote utile.
3. Le samedi 17 février 2007 à 06:27, par brigetoun ou brigitte célérier :
quand on a le temps d'une vieille oisive et que l'on suit un peu les discussions des lois, par ce qu'elles contiennent dans le détail et par ce qui transparait dans l'arrogance brutale des adeptes du petit bonhomme, Sarkozy se diabolise lui-même.
Pour ce qui est en face c'est d'une niaiserie, mélangée d'un solide petit reste de libéralisme adouci, assez décourageants. Mais c'est le seul choix que nous ayons. Et puis, la dame ne gouvernera pas, elle présidera
4. Le samedi 17 février 2007 à 08:27, par jf paillard :
Merci Patrick de livrer de temps à autre quelques passages de pique nique avec le décodeur. J'ai voulu faire effectivement un petit travail ici sur le temps et le lieu de la narration, inspiré - outre de choses bien ordinaires de la vie qui me sont arrivées et de l'univers métafictionnel que j'essaie d'explorer depuis le premier roman - de l'halluciné carnet de Varsovie d'Adam Czerniakow (La découverte, Poche, coll essais), de quelques photos prises par un militaire allemand en garnison à Lodz, un certain Joe Heydecker (on les trouve sur le net), des écrits de Michaux et d'un passage de Proust (les trois arbres d'Hudimesnil) que j'ai lu il y a 25 ans et qui ne m'a plus jamais lâché depuis. Comme pour animos ou un monde cadeau, qui parlaient d'autre chose tout en évoquant le même univers, j'espère simplement que tout ça ne sent pas trop le procédé... Merci par ailleurs d'évoquer Sarraute, dont le Planétarium et "disent les imbéciles" restent pour moi livres de chevet majeurs, tentatives uniques et vraiment singulières, aux côtés d'énigmatiques chefs d'oeuvres comme le "voyeur" et surtout "dans le labyrinthe" de Robbe Grillet. Pas question ici de comparer mes trucs machins aux récits des grands maîtres, mais juste dire qu'ils étaient effectivement là, en permanence, à portée de mémoire et de main, quand je m'escrimais sur Pique Nique...
5. Le samedi 17 février 2007 à 17:45, par Berlol :
Hélas, Olivier, le retard n'empêche pas la surprise, et qu'elle soit attristante. Reste l'œuvre...
Pour la relève, il faudrait voir avec des spécialistes, mais je ne crois pas qu'il n'y en ait pas. Simplement, la philo a moins de visibilité qu'il y a quarante ans et l'on ne peut pas s'attendre à ce que les successeurs acquièrent le même type de notoriété... Je te rappelle que si tout le monde connaissait le nom et certains combats de Derrida, par exemple, une très faible proportion des gens le lis(ai)ent vraiment.
Merci, mon petit canard kyotoïte, de révéler la métonymie du lapsus... Je pense d'ailleurs que Sarkozy, utilisant "secrètement" les services de son ministère aux fins du candidat, est déjà hors des lois républicaines (je mets "secrètement" entre guillemets parce qu'il y a des fuites...).
J'espère juste, cher Jean-François, que ces éléments de décodage inciteront quelques lecteurs de passage à y aller voir de plus près pour profiter pleinement de ton travail ! En ce qui concerne Robbe-Grillet, très critiqué et peu lu de nos jours (bien à tort), j'ai noté avec amusement que ton chapitre 9 s'intitule justement "Dans le labyrinthe"...
6. Le dimanche 18 février 2007 à 18:47, par un canard de la rivière :
oh, l'utilisation abusive et occulte d'une position de pouvoir policière, ce sont les barbouzeries ordinaires et le folklore 5è République : la voilà, la filiation gaulliste de Sarkozy. Petit parfum fétide et charme discret d'une France balzacienne dont les ressorts sont magistralement démontés dans Une ténébreuse affaire... Mais on sait, hélas, que la pratique du coup d'Etat permanent a recruté d'autres adeptes, inattendus, dans les années 80...
ce que les socialistes devraient plutôt faire face à un adversaire aussi retors, c'est le travailler au corps sur le bilan et le projet : les émeutes de 2005, c'est son oeuvre, qui illustre une remarquable compétence en matière de sécurité... et ce sont les intentions sur la fiscalité et le code du travail qui rendent outrecuidantes les références à Jaurès et Blum (il faut faire le lien, ne pas se contenter d'invoquer un monopole symbolique sur les figures tutélaires).
Mais je m'avise qu'il commence peut-être à y avoir trop de coups de pistolet dans le concert du jlr. C'est que, dans le cours de littérature à l'Institut de Kyoto, je viens d'entrer en stéréophonie entre les grandes voix de la Convention et les archives des campagnes présidentielles.
Pour la bonne bouche :
"Je me suis retranché dans la citadelle de la raison; je vais en sortir avec le canon de la vérité, et pulvériser mes ennemis", Danton.
et que dites-vous de ce candidat, synthèse de l'Olympia des années 60 et de la Comédie-Française, cocktail détonnant de Mick Jaegger et Gérard Philippe :
www.ina.fr/archivespourto...
C'est quand même, un peu, de la littérature, c'ets à dire, révérence garder, du texte et de la voix à décortiquer. Mais je goûte aussi celle, non moins essentielle, que déplient les lumineuses explications de texte que l'on peut lire ici, constante source d'inspiration méthodologique pour un collègue. Merci, sans compter qu'un sel supplémentaire s'ajoute au jlr, dans une ambiance de thriller, sur la piste haletante du Protée vitupérateur nippo-hellène.
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