Pire, tout pire !
Par Berlol, mercredi 28 février 2007 à 13:48 :: General :: #561 :: rss
Ça y est, ça va réprimer ! Enfin, ça croit...
Les Gérard qu'elle a reçus en 2006 et 2007 lèvent tout doute sur la carrière d'Arielle Dombasle. Audrey Tautou n'est pas grandie par sa réplique à l'annonce de son origine christique. Et bien d'autres récompenses qui font sourire. Par bonheur et par distance, j'ai pu en éviter beaucoup...
On pourrait aussi en distribuer à tous les grands médias qui reprennent l'info mais ne daignent pas indiquer le site des Gérard (c'est par CommeAuCinéma.com que j'ai eu l'adresse).
Qu'est-ce qui serait le pire : ne jamais voir ce sur quoi on a divagué jeune à fond durant des soirées entières, ou découvrir des images que les yeux d'aujourd'hui trouvent ridicules ? Je prends le risque avec The Musical Box, de Genesis (Nursery Cryme, 1971)... Ouf ! Ça passe plutôt bien (mieux, même, en fait). Ceci dit, je ne prendrai pas ce risque au-delà du Lamb qui lies down on Broadway (1974). Quoique Ripples... Depuis qu'on en avait parlé avec Dom... Mais non, ça passe très mal à l'image, ça me paraît mièvre. Mieux vaut suivre Peter Gabriel (à vélo)...
Soir et lendemain matin...
Mais avant d'être à vélo en fin d'après-midi transpirant sur La Treille des négriers, je suis allé faire l'ouverture du bureau de l'immigration pour y déposer mes deux demandes de visa (renouvellement et permanent), ce qui prend moins d'une heure, puis je suis allé acheter quelques viennoiseries dans le hall de l'hôtel Hilton, à Fushimi, où on venait souvent dîner en voiture autrefois — le vieux style ! —, quand j'en avais une. Puis rentré à la maison pour déjeuner, puis monté au bureau pour travailler à du rangement, avec des pauses durant lesquelles j'ai composé les trois paragraphes précédents.
On a donc un billet comme rarement, composé en plusieurs fois, sur le fil donné en incipit, le pire (le pire fil donné en incipit, diront les mauvaises langues). Or il se trouve que dans le métro je lisais un passage de Luc Lang où l'on trouve une des pires choses de l'enseignement universitaire à l'étranger, qui m'a été à peu près épargnée jusqu'à maintenant...
« Me dirige vers le département de littérature et grimpe au troisième étage rendre visite à un coopérant français, toujours vêtu comme aux colonies d'un costume blanc avachi [...] Il aime enseigner la littérature, il est professeur associé à Missoula depuis bientôt douze ans [...] m'a déjà raconté ses déboires avec la directrice du département, qui le brime, lui fait des remarques désobligeantes devant les confrères, l'oblige à participer à d'innombrables réunions administratives, qui le prend pour son secrétaire quand elle rédige des courriers en français. Ne peut pas se rebiffer ! Doit tout accepter ! C'est sa supérieure directe ! Sa chef absolue. Et puis, c'est la présidente du mouvement féministe de l'université ; un lobby très influent sur le campus et dans la ville, tu lui tiens tête, tu lui réponds, paf ! Non respect de la hiérarchie ! Paf ! Phallocratie caractérisée envers une female chief ! Paf ! Mysoginie hystérique envers une weak woman ! [...] La porte s'ouvre sans préavis, une tête blonde, à chevelure bouclettes permanentée, surgit dans l'entrebâillement, qui lance en américain aigu nasal :
— Valentin, tu passes dans mon bureau ? [...] » (Luc Lang, 11 Septembre mon amour, p. 179-181)
J'en reviens à Tarik Noui, à vélo. Ça se lit vite. Trop. Ça file sous les yeux. Je les force à reculer souvent. Pas à ralentir mais à relire. Parce qu'en sus du rythme effréné qui appartient souvent à la littérature de gare, il y a une puissance littéraire et une qualité de langue qui sont des choses rares et qui demandent à être dégustées. J'ai passé l'inquiétude destinataire des premières pages, l'intrigue y répond en se construisant, et l'apostrophe est motrice de l'énergie textuelle. Mais la poésie m'empêche pas l'aporie au cœur du projet de Noui : la liberté des comportements que la voix critique est la même que celle prise avec la langue...
« Tu es tout ton corps rien de plus. C'est ton corps. Combien ton corps ? Et le reste ployé devant l'instant du langage. C'est ton corps employé à résister devant la possession du sens, et ta langue se tord et simule la diction fabuleuse de l'intelligence. C'est le corps, combien ton corps ? Et le nôtre remuant dans les cimenteries. Dans les mines. Dans les fonds bas-fonds de la ville.» (Tarik Noui, La Treille des négriers, p. 42)
« C'est très facile en somme. Mourir, tuer. Je sais de quoi je parle. J'étais aux premières loges lorsque les indépendantistes m'ont repris. M'ont interrogé à nouveau. Et m'ont tué dans un champ. C'est très facile en somme. Mourir. Tuer. Tout est question de méthode. Je voudrais t'attendre dans un couloir. On ne rate rien dans un couloir. C'est pour cela qu'il y en a plein les hôpitaux, plein les prisons, plein les administrations. Pour ne rater personne.» (Id., p. 45)
« Il y a des femmes qui dévorent les sexes devant une caméra. Font cailler un lait de jouvence entre leurs joues. Taches blanches éclaboussées dans le khôl noir de la nuit. Bardées de cuir, elles singent des sacrifices de music-hall. Dans des magazines sous cellophane. Ce ne sont pas les tiennes. Ces femmes en image. Les icônes de ta démocratie. Femmes nues taxidermie de cellulose et d'encre. Il y a aussi des visages de scribes. Et toutes ces voix qui déchargent leurs slogans sur toi. Bâtis à la mesure de tes phobies. Tu es un démissionnaire je le sais qui ne trouve pas le bureau des déclassements.» (Id., p. 58)
Je craignais le pire — l'ennui — en dînant avec Serge Moatti, mais son dernier Ripostes en ligne, sur les intellectuels, avec Sollers, Finkielkraut, Stora, Minc, Kahn, Dan Franck, était tout à fait passionnant. Moatti ouvre précisément avec le passage que je citais de Sollers avant hier. Ça lance ! Finkielkraut n'est pas brillant, non, mais on a l'habitude. Le pire de tous, et de loin pour moi, c'est quand même Alain Minc.
Les Gérard qu'elle a reçus en 2006 et 2007 lèvent tout doute sur la carrière d'Arielle Dombasle. Audrey Tautou n'est pas grandie par sa réplique à l'annonce de son origine christique. Et bien d'autres récompenses qui font sourire. Par bonheur et par distance, j'ai pu en éviter beaucoup...
On pourrait aussi en distribuer à tous les grands médias qui reprennent l'info mais ne daignent pas indiquer le site des Gérard (c'est par CommeAuCinéma.com que j'ai eu l'adresse).
Qu'est-ce qui serait le pire : ne jamais voir ce sur quoi on a divagué jeune à fond durant des soirées entières, ou découvrir des images que les yeux d'aujourd'hui trouvent ridicules ? Je prends le risque avec The Musical Box, de Genesis (Nursery Cryme, 1971)... Ouf ! Ça passe plutôt bien (mieux, même, en fait). Ceci dit, je ne prendrai pas ce risque au-delà du Lamb qui lies down on Broadway (1974). Quoique Ripples... Depuis qu'on en avait parlé avec Dom... Mais non, ça passe très mal à l'image, ça me paraît mièvre. Mieux vaut suivre Peter Gabriel (à vélo)...
Soir et lendemain matin...
Mais avant d'être à vélo en fin d'après-midi transpirant sur La Treille des négriers, je suis allé faire l'ouverture du bureau de l'immigration pour y déposer mes deux demandes de visa (renouvellement et permanent), ce qui prend moins d'une heure, puis je suis allé acheter quelques viennoiseries dans le hall de l'hôtel Hilton, à Fushimi, où on venait souvent dîner en voiture autrefois — le vieux style ! —, quand j'en avais une. Puis rentré à la maison pour déjeuner, puis monté au bureau pour travailler à du rangement, avec des pauses durant lesquelles j'ai composé les trois paragraphes précédents.
On a donc un billet comme rarement, composé en plusieurs fois, sur le fil donné en incipit, le pire (le pire fil donné en incipit, diront les mauvaises langues). Or il se trouve que dans le métro je lisais un passage de Luc Lang où l'on trouve une des pires choses de l'enseignement universitaire à l'étranger, qui m'a été à peu près épargnée jusqu'à maintenant...
« Me dirige vers le département de littérature et grimpe au troisième étage rendre visite à un coopérant français, toujours vêtu comme aux colonies d'un costume blanc avachi [...] Il aime enseigner la littérature, il est professeur associé à Missoula depuis bientôt douze ans [...] m'a déjà raconté ses déboires avec la directrice du département, qui le brime, lui fait des remarques désobligeantes devant les confrères, l'oblige à participer à d'innombrables réunions administratives, qui le prend pour son secrétaire quand elle rédige des courriers en français. Ne peut pas se rebiffer ! Doit tout accepter ! C'est sa supérieure directe ! Sa chef absolue. Et puis, c'est la présidente du mouvement féministe de l'université ; un lobby très influent sur le campus et dans la ville, tu lui tiens tête, tu lui réponds, paf ! Non respect de la hiérarchie ! Paf ! Phallocratie caractérisée envers une female chief ! Paf ! Mysoginie hystérique envers une weak woman ! [...] La porte s'ouvre sans préavis, une tête blonde, à chevelure bouclettes permanentée, surgit dans l'entrebâillement, qui lance en américain aigu nasal :
— Valentin, tu passes dans mon bureau ? [...] » (Luc Lang, 11 Septembre mon amour, p. 179-181)
J'en reviens à Tarik Noui, à vélo. Ça se lit vite. Trop. Ça file sous les yeux. Je les force à reculer souvent. Pas à ralentir mais à relire. Parce qu'en sus du rythme effréné qui appartient souvent à la littérature de gare, il y a une puissance littéraire et une qualité de langue qui sont des choses rares et qui demandent à être dégustées. J'ai passé l'inquiétude destinataire des premières pages, l'intrigue y répond en se construisant, et l'apostrophe est motrice de l'énergie textuelle. Mais la poésie m'empêche pas l'aporie au cœur du projet de Noui : la liberté des comportements que la voix critique est la même que celle prise avec la langue...
« Tu es tout ton corps rien de plus. C'est ton corps. Combien ton corps ? Et le reste ployé devant l'instant du langage. C'est ton corps employé à résister devant la possession du sens, et ta langue se tord et simule la diction fabuleuse de l'intelligence. C'est le corps, combien ton corps ? Et le nôtre remuant dans les cimenteries. Dans les mines. Dans les fonds bas-fonds de la ville.» (Tarik Noui, La Treille des négriers, p. 42)
« C'est très facile en somme. Mourir, tuer. Je sais de quoi je parle. J'étais aux premières loges lorsque les indépendantistes m'ont repris. M'ont interrogé à nouveau. Et m'ont tué dans un champ. C'est très facile en somme. Mourir. Tuer. Tout est question de méthode. Je voudrais t'attendre dans un couloir. On ne rate rien dans un couloir. C'est pour cela qu'il y en a plein les hôpitaux, plein les prisons, plein les administrations. Pour ne rater personne.» (Id., p. 45)
« Il y a des femmes qui dévorent les sexes devant une caméra. Font cailler un lait de jouvence entre leurs joues. Taches blanches éclaboussées dans le khôl noir de la nuit. Bardées de cuir, elles singent des sacrifices de music-hall. Dans des magazines sous cellophane. Ce ne sont pas les tiennes. Ces femmes en image. Les icônes de ta démocratie. Femmes nues taxidermie de cellulose et d'encre. Il y a aussi des visages de scribes. Et toutes ces voix qui déchargent leurs slogans sur toi. Bâtis à la mesure de tes phobies. Tu es un démissionnaire je le sais qui ne trouve pas le bureau des déclassements.» (Id., p. 58)
Je craignais le pire — l'ennui — en dînant avec Serge Moatti, mais son dernier Ripostes en ligne, sur les intellectuels, avec Sollers, Finkielkraut, Stora, Minc, Kahn, Dan Franck, était tout à fait passionnant. Moatti ouvre précisément avec le passage que je citais de Sollers avant hier. Ça lance ! Finkielkraut n'est pas brillant, non, mais on a l'habitude. Le pire de tous, et de loin pour moi, c'est quand même Alain Minc.
Commentaires
1. Le mercredi 28 février 2007 à 08:02, par jfp :
Moi aussi, ça a été genesis (jusqu'à lamb lies down...), yes, king krimson, van der graf, can, pink floyd, gong, robert wyatt, kevin ayers etc. Sans oublier notre magma national. Disons jusqu'aux années 72-73 au cours desquelles tous ces groupes pondent leurs chefs d'oeuvre avec un bel ensemble (74 pour king Crimson, sa meilleure année avec "red", "lark's tongue in aspic" et "starless and bible black"). En 74-75, il y a eu comme un tournant, une enflure de ces genres par trop insupportable... Mais avant, et surtout pendant les périodes des débuts, quelle énergie, quelle inventivité, cette école de canterburry... J'écoute encore avec grand plaisir... Pas de honte à avoir ça en tête.
2. Le mercredi 28 février 2007 à 08:54, par brigetoun :
étant plus vieille c'est pour "Easy rider" que je me pose la question, mais c'est tellement démodé qu'on ne peut plus le voir
3. Le mercredi 28 février 2007 à 14:11, par christine :
joli titre !
... sinon je viens de faire dans ma zone de commentaires (en réponse à un des tiens) une remarque concernant la forme du jlr dont je m'aperçois qu'il serait plus judicieux de le faire ici ; je copie colle donc:
je me dis chaque fois (très très rarement, précisé-je pour ceux de mes collègues qui passeraient par ici!) que je parcours le jlr au bureau (où Explorer est paramétré, sans possibilité de modification par les pauvres ignares en informatique que sont tous les bibliothécaires aux yeux des techniciens informatiques, sans soulignement des liens) que tu devrais y mettre un peu de couleur ou de gras pour faciliter le clic ; à défaut on en est réduit, sachant qu'il y a plein de liens, à essayer de deviner où ils se trouvent (ce qui peut avoir son charme mais devient vite fastidieux) ou à trainer lamentablement sa petite main pointeuse de souris (comme quand à l'école primaire on déchiffrait les mots, ce qui nous rajeunit, mais un peu trop tout de même!) ...
4. Le mercredi 28 février 2007 à 14:21, par Berlol :
Bizarre, ce que tu me dis là ! Pour moi, tous les liens sont soulignés. Même avec Explorer... Ça ne serait pas une option chez toi ?
5. Le mercredi 28 février 2007 à 14:22, par christine :
quant à Arielle Dombasle, je trouve les Gérard très injustes : elle a une propension à faire ce dont elle a envie qui me la rend sympathique (même si son principal défaut, comme dirait Montebourg, est son mari) ; elle est parfaîte chez Rohmer ; et se produire nue au crazy horse à 54 ans (amusante la note de sa notice wikipedia fr.wikipedia.org/wiki/Ari... concernant sa date de naissance) il faut oser !
6. Le mercredi 28 février 2007 à 14:27, par christine :
chez moi j'utilise firefox et c'est parfait ; dans explorer c'est une option en effet, mais au bureau on nous interdit firefox et dans explorer on nous verrouille les options (!) ; en l'occurrence on a choisi pour nous "liens non soulignés" et il n'y a rien à faire : ton blog est loin d'être le seul site pour lequel ce soit gênant, d'ailleurs !
7. Le mercredi 28 février 2007 à 15:14, par Berlol :
Je me demande bien sur quoi peut reposer, dans une convention d'entreprise, la décision d'imposer à tous les liens non soulignés. Surtout quand cette entreprise est censée exceller dans le "respect" des textes, typographies et enrichissements qui les ornent... Un combat à mener en interne, peut-être...
8. Le mercredi 28 février 2007 à 15:48, par christine :
ce n'est hélas même pas une question de "décision d'imposer" ni de "convention d'entreprise", juste de "c'est comme ça" et de force d'inertie ... des moulins à vent particulièrement coriaces (pire, tout pire !)
peut-être devrais-je tenter de manifester dans les couloirs (comme Desproges je manifeste en général toute seule) avec une pancarte "j'ai le droit de lire le jlr avec ses enrichissements"
9. Le mercredi 28 février 2007 à 16:28, par Berlol :
Je t'imagine...
10. Le mercredi 28 février 2007 à 16:34, par christine :
moi pas trop à vrai dire ...
il y aurait aussi l'option estrade et lutte finale : "conservateurs conservatrices, on vous ment, on vous spolie : le jlr est souligné et vous ne le savez pas !"
11. Le jeudi 1 mars 2007 à 03:59, par Martine Sonnet :
Le pire du pire chez Moatti c'était quand même : pas une seule femme à sa table ! Moi je ne supporte plus, mais alors plus du tout, les doctes assemblées de ce genre...
12. Le jeudi 1 mars 2007 à 04:27, par Berlol :
Oui, je m'étais fait la réflexion. Paradoxal, quand il était tant question d'une seule femme !... Prochain défi de Moatti ? Une tablée d'intellectuelles ! Allez, au boulot, Serge !
13. Le jeudi 1 mars 2007 à 06:28, par Dom :
Liens non soulignés : parcourir la page à coup de tabulation.
Les liens soulignés, c'est so passé, so Web 1.0...
14. Le jeudi 1 mars 2007 à 08:32, par Berlol :
Eh ! Je la connaissais pas, c'te astuce-là ! (T'es comme le génie du web. J'écris ton nom et tu apparais...)
15. Le jeudi 1 mars 2007 à 09:49, par brigetoun :
Christine dans ma boite à moi il n'y avait qu'un ordinateur relié à internet - presque sur une estrade
16. Le jeudi 1 mars 2007 à 13:33, par christine :
so web 1.0, berlol ! il faut réagir !
et merci beaucoup pour le tuyau, dom, ça le fait ! je ne regrette pas d'avoir posé la question ... c'est pratique de pouvoir convoquer le génie du web ? quel est le mot de passe ? la lampe à frotter ?
17. Le jeudi 1 mars 2007 à 16:04, par christine :
le filtre n'est pas gentil et retient les messages de brigetoun (ce qui m'a empêché de lui répondre dans le mien) : peut-être le génie du web a-t-il une solution ..?
18. Le jeudi 1 mars 2007 à 17:27, par Berlol :
Ben, non, j'ai beau scruter tous les termes anglais, italiens, commerciaux ou techniques qui figurent dans la liste des mots spam, je n'y vois pas Brigetoun, ni aucun élément composant son nom. Ça restera un mystère, je crois... Pour le web 1.0, laisse causer.
19. Le samedi 3 mars 2007 à 18:35, par Philippe De Jonckheere :
P, s'agissant de Genesis, je crois qu'il y pire, Yes. Mais puisque rire de Genesis te fait rire, est-ce que tu connais ce morceau de Zappa qui se moque de Genesis (mais que d'eux): www.desordre.net/musique/...
Amicalement
Phil
20. Le samedi 3 mars 2007 à 19:11, par Berlol :
En effet, la parodie est bonne ! Merci, Phil, de cette mise en ligne. Comme tu le sais, on n'est pas maître des influences qu'on subit à l'adolescence, et sur lesquelles on peut avoir à rebours un regard critique. Ceci dit, pour Genesis, je continue à considérer intéressante la formation originelle, avec Steve Hackett et Peter Gabriel. En revanche, toutes les vidéos vues l'autre jour m'ont confirmé le coup de mièvrerie qu'a pris le groupe dès que Phil Collins s'est mis à chanter. Pour Yes, c'est plus compliqué, j'avais découvert plus tard et aimé un aspect romantico-symphonique... jusqu'à ce que je découvre le punk, l'indus, la cold wave, les radios libres, et renie pour de longues années le progressive rock...
Resterait à dire aussi que dans le foisonnement de Zappa tout n'est pas excellent...
21. Le dimanche 4 mars 2007 à 16:54, par Philippe De Jonckheere :
D'accord avec toi pour dire que l'époque Gabriel Hackett est à peu près récupérable, surtout "Foxtrot" et son "Supper's ready"
Pour ce qui est de Zappa, c'était tout de même l'expérimentation permanente, donc il y a le tri à faire (et encore on ne connait aujourd'hui que la partie rock de son travail, il y a tout le reste pour orchestrations diverses, sa musique sérieuse, dont on n'est pas certain qu'on en entendra le quart du dixième un jour) mais dans l'ensemble je suis toujours surpris que cela reste écoutable aujourd'hui tandis que la grandiloquence des groupes symphoniques de la même époque: quelle horreur!
Mais tout de même je dois te dire que j'avais un peu la chair de poule en entendant the "music box" pour la première fois depuis des lustres et des lustres.
Amicalement
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