D'où qu'on aille...
Par Berlol, jeudi 1 mars 2007 à 23:59 :: General :: #562 :: rss
Une journée à Kyoto.
Grand soleil. Enfin un peu de temps pour découvrir la gare. D'habitude, on la traverse du sud au nord pour aller vers le centre-ville. Or, tout change en tournant de 90 ° pour prendre les 200 mètres d'escalators en ligne... vers la plateforme d'hélicoptère. Et redescendre par une royale enfilade d'escalators à l'intérieur d'un grand magasin Isetan.
Bus 17. J'ai potassé dans le shinkansen : le seul qui mène directement à l'Institut franco-japonais du Kansai, au nord-est de la ville. Photos de derrière le chauffeur où je me suis perché.
Midi dix, j'y suis, Alain et Éric descendent l'escalier (avec Alain, la dernière fois, c'était sur le trottoir près de Censier...). Ça faisait plusieurs années que je n'étais pas entré dans le bâtiment. Belle restitution de la façade, épure du jardin et ample modernisation de l'intérieur.
Midi trente, nous sommes dans les bois, à l'assaut d'une colline, pour déjeuner au restaurant Mo An — Bravo, Éric ! Un excellent choix ! Et introuvable si on n'est pas initié.
Grosse chaleur, surtout à force de marcher avec laine polaire et parka. On a laissé Alain reprendre sa tâche de direction des cours, j'accompagne Éric à son bureau, quelque part dans l'université de Kyoto, de l'autre côté de la rue (nouveaux bâtiments, je ne reconnais rien). Puis, un petit kilomètre à pied sous un quasi-cagnard, pour atteindre le Kyoto Handicraft Center où il concentre ses achats de cadeaux (il part en France demain). Je l'attends au coin livres, pour me refroidir aussi, après avoir trouvé un très beau livre sur la porcelaine japonaise à l'ère d'Edo (Imari), en français et en anglais, avec lequel j'apprends ce qu'est la couverte, ou les pernettes (le genre de choses qui me font espérer la retraite et la déconnexion totale...).
Longeons le Heian pour aller au salon de thé Au Temps perdu (en fait, derrière le musée où T. et moi sommes venus voir l'expo Fujita l'été dernier), thé moyen mais excellent baba à la crème et au rhum (je n'ai pas goûté le pudding au thé d'Éric, mais ça avait l'air bon).
Le soleil baisse, la fraîcheur saisit, je referme la laine polaire pendant que nous revenons vers la rivière Kamo, en face de l'hôtel Okura. Berge où nous nous quittons (il a à faire ses bagages et le poignet foulé de dimanche l'handicape un peu). Je m'engage vers le centre, par les ruelles de Pontocho, tout est déjà allumé, paré pour la nuit et les dépenses somptuaires qui ont cours par ici.
Quelques courses dans l'Isetan de la
gare (où tout le monde se
presse, à Kyoto comme ailleurs, il est bientôt 19
heures).
D'où qu'on aille, petits cadeaux à ramener pour les siens.
Aux lecteurs, cette composition florale à l'entrée du restaurant Mo An.
Retour à Nagoya par le shinkansen de 19h09, bondé.
Pages de Chevillard dans trains et métros, j'en reviens avec plaisir à Démolir Nisard, lâchement abandonné il y a quelques mois...
« L'ivoire des crânes les plus durs est le beurre de ses tartines.» (p. 56)
Grand soleil. Enfin un peu de temps pour découvrir la gare. D'habitude, on la traverse du sud au nord pour aller vers le centre-ville. Or, tout change en tournant de 90 ° pour prendre les 200 mètres d'escalators en ligne... vers la plateforme d'hélicoptère. Et redescendre par une royale enfilade d'escalators à l'intérieur d'un grand magasin Isetan.
Bus 17. J'ai potassé dans le shinkansen : le seul qui mène directement à l'Institut franco-japonais du Kansai, au nord-est de la ville. Photos de derrière le chauffeur où je me suis perché.
Midi dix, j'y suis, Alain et Éric descendent l'escalier (avec Alain, la dernière fois, c'était sur le trottoir près de Censier...). Ça faisait plusieurs années que je n'étais pas entré dans le bâtiment. Belle restitution de la façade, épure du jardin et ample modernisation de l'intérieur.
Midi trente, nous sommes dans les bois, à l'assaut d'une colline, pour déjeuner au restaurant Mo An — Bravo, Éric ! Un excellent choix ! Et introuvable si on n'est pas initié.
Grosse chaleur, surtout à force de marcher avec laine polaire et parka. On a laissé Alain reprendre sa tâche de direction des cours, j'accompagne Éric à son bureau, quelque part dans l'université de Kyoto, de l'autre côté de la rue (nouveaux bâtiments, je ne reconnais rien). Puis, un petit kilomètre à pied sous un quasi-cagnard, pour atteindre le Kyoto Handicraft Center où il concentre ses achats de cadeaux (il part en France demain). Je l'attends au coin livres, pour me refroidir aussi, après avoir trouvé un très beau livre sur la porcelaine japonaise à l'ère d'Edo (Imari), en français et en anglais, avec lequel j'apprends ce qu'est la couverte, ou les pernettes (le genre de choses qui me font espérer la retraite et la déconnexion totale...).
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Longeons le Heian pour aller au salon de thé Au Temps perdu (en fait, derrière le musée où T. et moi sommes venus voir l'expo Fujita l'été dernier), thé moyen mais excellent baba à la crème et au rhum (je n'ai pas goûté le pudding au thé d'Éric, mais ça avait l'air bon).
Le soleil baisse, la fraîcheur saisit, je referme la laine polaire pendant que nous revenons vers la rivière Kamo, en face de l'hôtel Okura. Berge où nous nous quittons (il a à faire ses bagages et le poignet foulé de dimanche l'handicape un peu). Je m'engage vers le centre, par les ruelles de Pontocho, tout est déjà allumé, paré pour la nuit et les dépenses somptuaires qui ont cours par ici.
Quelques courses dans l'Isetan de la
gare (où tout le monde se
presse, à Kyoto comme ailleurs, il est bientôt 19
heures).D'où qu'on aille, petits cadeaux à ramener pour les siens.
Aux lecteurs, cette composition florale à l'entrée du restaurant Mo An.
Retour à Nagoya par le shinkansen de 19h09, bondé.
Pages de Chevillard dans trains et métros, j'en reviens avec plaisir à Démolir Nisard, lâchement abandonné il y a quelques mois...
« L'ivoire des crânes les plus durs est le beurre de ses tartines.» (p. 56)






Commentaires
1. Le jeudi 1 mars 2007 à 21:44, par Manu :
Alain et Eric, mais je les connais (un peu) tous les deux !
2. Le jeudi 1 mars 2007 à 22:14, par caroline :
Comment abandonner "démolir Nisard" ? Je n'ai pas pu m'en décoller dès que je l'ai acheté.
3. Le vendredi 2 mars 2007 à 00:16, par brigetoun :
je ne connais rien ni personne, mais j'ai aimé les photos, la ballade même si vraiment très rapide et savoir que pour une fois je connaissais quelque chose que vous ignoriez (la couverte)
4. Le vendredi 2 mars 2007 à 02:48, par Yasmine :
Quel beauté le restaurant Mo An (cela veut-il dire quelque chose?) ... lui aussi qui fait rêver de déconnexion ! (Cela dit lorsqu'on a un enfant, on se dit que la connexion perdurera malgré soi !). J'avais vu déjà des photos de Kyoto, magnifique, depuis un lien chez vous Colour Lounge. En tous cas, la nourriture a la part belle dans vos notes, et donne souvent l'eau à la bouche ! Et ces trois petites fleurs toutes simples sont toutes belles dans ce beau pot en pierre. Décidément, tout semble prétexte à voyager dans vos journées et dans les posts de vos journées. On lit à propos des pernettes (qui rappelle une poète !) et on se retrouve en Italie et à Majorque quelques siècles en arrière. Du voyage dans le voyage dans le voyage ... c'est chouette.
5. Le vendredi 2 mars 2007 à 03:56, par Berlol :
"An" c'est une cabane et "mo" c'est des herbes qui poussent. Donc, peut-être "cabane au milieu des herbes", voire "cabane d'herbes"... S'il y a des spécialistes...
Ceci dit, ce n'est pas comme ça tous les jours !
6. Le vendredi 2 mars 2007 à 06:36, par Dom :
An, c'est plus qu'une cabane, c'est un terme quasi technique pour désigner les ermitages bouddhistes ou les retraites des lettrés. Mo, ce n'est pas simplement les herbes qui poussent, la connotation est à proprement dire celle de luxuriance, foisonnant, richesse, magnificence, etc., plutôt au sens propre pour le feuillage que pour les herbes.
L'ermitage (retiré dans les feuillages) luxuriants, avec contamination de la luxuriance du paysage sur la splendeur de la résidence, mais splendeur toute "spirituelle", intérieure, spontanée, naturelle, comme pour tout "an" qui se respecte. C'est la même tension que pour l'architecture des pavillons de thé, et leur extrême sophistication dans la recherche du simple, de l'effacé, du dépouillé, de l'usé.
My 2 cents worth.
7. Le vendredi 2 mars 2007 à 08:19, par Yasmine :
Dieu que c'est riche ... merci pour les précisions, cela fait rêver en vérité.
8. Le samedi 3 mars 2007 à 03:49, par eric :
Depuis Paris, où j'ai été cueilli par une pluie torrentielle, j'abonde dans le souvenir déjà nostalgique de cette belle journée de jeudi. Et merci à Dom pour cette notule érudite qui, la prochaine fois, donnera encore plus de prix à la jouissance de ce locus amoenus.
Je me souviens moi aussi de Manu, fin 98 début 99. Peut-être en mai à Tokyo pour des retrouvailles dans le monde réel?
9. Le samedi 3 mars 2007 à 05:41, par Manuzik :
Avec plaisir !
10. Le samedi 3 mars 2007 à 05:47, par Berlol :
D'ailleurs, y'a des chances, Éric, que tu connaisses aussi Dom...
Content que tu sois bien arrivé ! Hydrate-toi !
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