Journée tranquille.
Lecture de Fred Vargas au bain. Déjeuner à la maison. Promenade avec T. sous de grands mouvements de nuages sombres. J'emporte un parapluie qui ne servira pas, le ciel se décidant au dégagement total vers 15h30. Passons d'abord au vidéo club dans la Kagurazaka pour rendre Lost et louer le premier dévédé des 4400, dont ma sœur nous avait parlé. Descendons sur Iidabashi, bifurquons vers Ichigaya par le chemin arboré qui surplombe les voies de JR. Puis allons plein sud dans des petites rues qui rappellent à T. celles de son enfance dans un quartier où il y a à la fois des habitations et d'importantes quantités de bureaux d'entreprises, d'immeubles administratifs, d'ambassades. Débouchons devant le restaurant Ajanta de Kojimachi, actuellement en travaux.  Je le reconnais car j'y avais dîné avec Étienne et Lionel, juste après les avoir rencontrés (était-ce à l'Ambassade de France ?, était-ce le 14 juillet ?, était-ce en 93 ou 94 ?).
Ce qui me rappelle, dis-je à T., que j'ai vu Étienne hier et qu'il m'a prévenu d'une fête de ses vingt ans au Japon le 15 avril. On en sera, bien sûr ! (Moi qui vais bientôt en fêter 15 ; T., n'en parlons même pas...)
On passe à l'Office Depot d'Ichigaya pour du matériel de bureau et on revient dans de sublimes lumières, rasantes et blanches.

Accueillons ce premier épisode des 4400 avec un intérêt mitigé. C'est la concurrence des sites web qui m'étonne plutôt...

Tout à l'heure, comme pour les rentrées scolaires de mon enfance, j'ai acheté des stylos de couleurs, prévoyant d'avoir à follement m'en servir. Dans ma tête, en effet, c'est aujourd'hui que je commence... Le 12 mars 2004, je finissais sur un « destin bovarique » (qui serait épargné à la Lydia de Colomba). Me voilà ce soir face à l'original. À l'originale, devrais-je dire. Car cela fait bien des années que je n'ai pas ouvert Madame Bovary. Et qu'il le faut pour préparer le cours qui commencera en avril à l'Institut... De plus, on aura recours au manuscrit, aux transcriptions diplomatiques et aux commentaires, à tout ce matériel fantastique qui se trouve à l'université de Rouen, grâce aux transcripteurs et aux responsables du projet (que je salue en passant).

Rajout du lendemain...
1. Bonne initiative de La Quinzaine qui met en ligne un article de Jean Baudrillard sur Georges Bataille en juin 1976. On y lira (ou relira, selon les personnes) par exemple que chez Bataille « l'idée centrale est que l’économie qui gouverne nos sociétés résulte d’une malversation du principe humain fondamental [...] ».
2. J'ai écouté l'allocution pur miel de Chirac de la planète Mars. Le terme de malversation, appliqué à la réalité de ces douze dernières années, ne sera pas de trop, je crois. De plus, je ne veux pas de sa déclaration d'amour. Je ne l'aime pas et je ne veux pas qu'il m'aime.