jeudi 15 mars 2007
Et de cette jubilation le retour même
Par Berlol, jeudi 15 mars 2007 à 23:59 :: General
J
'ai entendu qu'on voulait faire à l'école des leçons de mots, et
décréter des listes annuelles de vocabulaire
imposé. Ce n'était donc pas le cas ?
Voilà qui m'étonnerait beaucoup. En
français langue étrangère (FLE),
domaine que je connais un peu mieux que le français
première langue, c'est en tout cas une évidence
de toujours. Il y a d'ailleurs des collections de livres se
référant précisément
à des quantités de vocabulaire, correspondant
elles-mêmes à des nombres d'heures
d'apprentissage, et les manuels contiennent en fin de volume les listes
de mots à retenir en priorité et dans l'ordre des
leçons.
Ou bien est-ce encore un pré-électoral effet d'annonce ? Une de ces portes ouvertes dont on annonce encore le défoncement dès le lendemain du second tour ? Je ne sais...
Encore
une journée calme. Si ce n'était pas un jour de
vacances je croirais même qu'on est... en vacances. Ah
oui !... Alors c'est ça...
La lecture au bain, le déjeuner au Saint-Martin (où j'ai pris du poisson, pour changer), l'après-midi studieuse puis la lecture, encore. Arrivé d'un seul coup Dans les bois éternels aux pages 200, je ressens la même jubilation qu'avec les autres livres de Fred Vargas, plus forte peut-être de sentir l'œuvre se développer dans quatre dimensions temporelles : celle de l'enquête, celle de la vie des personnages et celle de la préhistoire, inscrites dans ce livre-ci, mais aussi la temporalité intertextuelle de mes lectures précédentes (retour de personnages, de thèmes, références explicites en notes de bas de page, et de cette jubilation le retour même).
Sans compter ce phénomène toujours amusant de l'accélération de la lecture, qui va me faire interrompre tout à l'heure ce billet pour y retourner...
J'ai vu en plusieurs fois, ayant à faire, le Ce soir ou Jamais de mardi. Et chaque fois, j'ai trouvé ça bien (Calixthe Beyala en verve et en beauté, André Bercoff insupportable et drôle, Rachid Taha vague et inspiré, je ne cite pas tout le monde, juste Pierre Péchin un peu en retrait, comme son come back jamais vraiment confirmé). Il y avait pourtant des interventions déplacées, parfois des paroles déplaisantes, mais aussi d'excellentes déclarations, répliques, et un mouvement de soutien tournant et alterné. Mais l'impression, dans un océan de discours, semble tenir à autre chose qu'aux péripéties de la parole. Et je ne sais pas à quoi... (Je ne parle pas seulement de cette fois-ci, bien sûr.)
Ce qui m'intéresse ici, encore, comme à chaque fois, en surcroît au sujet débattu et aux déclarations faites, ce sont les conditions qui amènent une discussion (à être) bonne, voire constructive (malgré tout) au travers des errances, imprévoyances et cahots naturels des paroles de chacun. Et essayer encore de savoir s'il y a des lois (essence, productibilité), ou des cadres (dispositifs, reproductibilité), ou seulement des conditions adjuvantes sans garantie (chaos, improductibilité, irreproductibilité, propitiation).
Beaucoup d'entre nous ont déjà leur idée là-dessus, vont nous dire laquelle de ces trois thèses est la leur (ou si j'en ai oublié d'autres). Mais personne n'aura, je crois, de preuve irréfutable à apporter. Il s'agira de croyances, d'opinions, au mieux d'observations empiriques et personnelles, comme sentir les bonnes vibrations, dit-on, entre certaines personnes, ou disposer toujours individus et objets de certaines façons, leur faire boire ou manger quelque chose, etc. On voit tout ce que cela a de non scientifique... Des maîtresses de maisons réussissent à merveille les plans de table, malgré des risques entre invités, alors que certains plateaux télévisés ne produisent jamais d'agréables moments — et plus le dispositif est lourd et chicanier (procédurier), style Arlette Chabot, moins il y a de grâce dans les rencontres (ça paraît évident, une fois dit...).
Tiens, tiens... Ça me rappelle quelque chose...
« [...] ta vie c’est pas l’écriture, ta vie c’est l’édition, c’est l’auteur, l’auteur édité [...] », écrit Charles Pennequin dans une ritournelle colère et explicite dont il a le secret, au sujet de Mesrine et contre le monde de l'édition...
Ou bien est-ce encore un pré-électoral effet d'annonce ? Une de ces portes ouvertes dont on annonce encore le défoncement dès le lendemain du second tour ? Je ne sais...
Encore
une journée calme. Si ce n'était pas un jour de
vacances je croirais même qu'on est... en vacances. Ah
oui !... Alors c'est ça...La lecture au bain, le déjeuner au Saint-Martin (où j'ai pris du poisson, pour changer), l'après-midi studieuse puis la lecture, encore. Arrivé d'un seul coup Dans les bois éternels aux pages 200, je ressens la même jubilation qu'avec les autres livres de Fred Vargas, plus forte peut-être de sentir l'œuvre se développer dans quatre dimensions temporelles : celle de l'enquête, celle de la vie des personnages et celle de la préhistoire, inscrites dans ce livre-ci, mais aussi la temporalité intertextuelle de mes lectures précédentes (retour de personnages, de thèmes, références explicites en notes de bas de page, et de cette jubilation le retour même).
Sans compter ce phénomène toujours amusant de l'accélération de la lecture, qui va me faire interrompre tout à l'heure ce billet pour y retourner...
J'ai vu en plusieurs fois, ayant à faire, le Ce soir ou Jamais de mardi. Et chaque fois, j'ai trouvé ça bien (Calixthe Beyala en verve et en beauté, André Bercoff insupportable et drôle, Rachid Taha vague et inspiré, je ne cite pas tout le monde, juste Pierre Péchin un peu en retrait, comme son come back jamais vraiment confirmé). Il y avait pourtant des interventions déplacées, parfois des paroles déplaisantes, mais aussi d'excellentes déclarations, répliques, et un mouvement de soutien tournant et alterné. Mais l'impression, dans un océan de discours, semble tenir à autre chose qu'aux péripéties de la parole. Et je ne sais pas à quoi... (Je ne parle pas seulement de cette fois-ci, bien sûr.)
Ce qui m'intéresse ici, encore, comme à chaque fois, en surcroît au sujet débattu et aux déclarations faites, ce sont les conditions qui amènent une discussion (à être) bonne, voire constructive (malgré tout) au travers des errances, imprévoyances et cahots naturels des paroles de chacun. Et essayer encore de savoir s'il y a des lois (essence, productibilité), ou des cadres (dispositifs, reproductibilité), ou seulement des conditions adjuvantes sans garantie (chaos, improductibilité, irreproductibilité, propitiation).
Beaucoup d'entre nous ont déjà leur idée là-dessus, vont nous dire laquelle de ces trois thèses est la leur (ou si j'en ai oublié d'autres). Mais personne n'aura, je crois, de preuve irréfutable à apporter. Il s'agira de croyances, d'opinions, au mieux d'observations empiriques et personnelles, comme sentir les bonnes vibrations, dit-on, entre certaines personnes, ou disposer toujours individus et objets de certaines façons, leur faire boire ou manger quelque chose, etc. On voit tout ce que cela a de non scientifique... Des maîtresses de maisons réussissent à merveille les plans de table, malgré des risques entre invités, alors que certains plateaux télévisés ne produisent jamais d'agréables moments — et plus le dispositif est lourd et chicanier (procédurier), style Arlette Chabot, moins il y a de grâce dans les rencontres (ça paraît évident, une fois dit...).
Tiens, tiens... Ça me rappelle quelque chose...
« [...] ta vie c’est pas l’écriture, ta vie c’est l’édition, c’est l’auteur, l’auteur édité [...] », écrit Charles Pennequin dans une ritournelle colère et explicite dont il a le secret, au sujet de Mesrine et contre le monde de l'édition...