Et un prix de plus ! Aux critères d'ailleurs très discutables, dans le genre formatage et Cie. Il n'est pas sûr du tout, en s'y prenant comme ça, que la blogosphère accouche d'œuvres novatrices et libératrices... C'est la liberté littéréticulaire qu'on veut faire entrer de force dans l'entonnoir de l'édition. Autant dire : la bâillonner. Je subodore d'ailleurs que les promoteurs de prix littéraires ont plus à y gagner que les récipiendaires... Après tout, les promoteurs restent aux premières loges, tirent les ficelles et profitent en permanence des prébendes du milieu, alors que l'heureux élu ne vient qu'une fois, recevoir la manne et faire sa révérence.

Préparation de valise. Message de David, qui est à Tokyo, à deux pas d'ici, en train de participer à un stage pédagogique. Que ne m'en a-t-il prévenu plus tôt ! Enfin, pas grave, on se verra tout à l'heure. En attendant, je vais déjeuner, peut-être pour la dernière fois, avec Manu au Champ de soleil. La prochaine fois, ce devrait être dans un autre quartier. J'aime bien le quai du JR, à Kanda, qui donne directement sur les maisons, la rue et les immenses panneaux publicitaires. Il y a un côté foutoir et cosy qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Avant le déjeuner, en vitesse dans une solderie, j'achète un petit couteau Victorinox, à six ou sept fonctions, gris métallisé et très plat. On parle pas mal de blogs, du JLR, mais aussi de virus, et d'antivirus, qui reviennent un peu à la même chose, fabriqués plus ou moins par les mêmes personnes.
Après l'avoir raccompagné à son bâtiment, je marche jusqu'à la gare de Tokyo et passe à la librairie Maruzen, histoire de voir les guides et cartes sur Bali. Mais rien ne me tente, trop lourd, trop volumineux, alors qu'on n'aspire quasi qu'à rester sur place. Et puis à l'hôtel, on nous donnera sûrement des plans, des prospectus divers. On fera avec.

À la maison pour du courrier en attendant l'appel de David. Nous nous retrouvons vers 18 heures et allons discuter un bon moment avec Franck qui gère le bureau d'EduFrance qui devient CampusFrance... De plus en plus de programmes, mais de moins en moins de moyens, et de moins en moins de motivation d'étudiants... Pour que des étudiants scientifiques aillent suivre des cursus en France, il faudrait que la France commence par soigner son image. En effet, la plupart des étudiants ici ignorent quelles sont les technologies de pointe françaises. Pire, ils connaissent par exemple le nom d'Airbus mais ne savent pas que c'est en grande partie français — quoique... en ce moment, ça vaut peut-être mieux qu'ils l'ignorent.
Après, on retrouve T. pour aller dîner au French Dining à trois. David semble très content de découvrir un second restaurant français dans le quartier (il est retourné ce midi au Saint-Martin).

Retour et préparation d'ordinateur, de sauvegardes, de bagages (suite).
Dès demain et pendant une semaine, il n'est pas sûr que le Journal LittéRéticulaire puisse être délivré. Cela dépendra des possibilités — et des tarifs — de connexion à Bali, à l'hôtel... Je ne me suis pas foulé pour le savoir à l'avance. Au pire, mise à jour progressive à partir du 31. Demain matin, avant de partir, je fermerai  les commentaires, en même temps que le gaz et les lumières. D'ailleurs, plus pour éviter le spam qu'autre chose.