Entrer de force dans l'entonnoir de l'édition
Par Berlol, jeudi 22 mars 2007 à 23:59 :: General :: #583 :: rss
Et un prix
de plus ! Aux critères d'ailleurs
très discutables, dans le genre formatage et Cie. Il n'est
pas sûr du tout, en s'y prenant comme ça, que la
blogosphère accouche d'œuvres novatrices et
libératrices... C'est la liberté
littéréticulaire qu'on veut faire entrer de force
dans l'entonnoir de l'édition. Autant dire : la
bâillonner. Je subodore d'ailleurs que les promoteurs de prix
littéraires ont plus à y gagner que les
récipiendaires... Après tout, les promoteurs
restent aux premières loges, tirent les ficelles et
profitent en permanence des prébendes du milieu, alors que
l'heureux élu ne vient qu'une fois, recevoir la manne et
faire sa révérence.
Préparation
de valise. Message de David, qui est à Tokyo, à
deux pas d'ici, en train de participer à un stage
pédagogique. Que ne m'en a-t-il prévenu plus
tôt ! Enfin, pas grave, on se verra tout
à l'heure. En attendant, je vais déjeuner,
peut-être pour la dernière fois, avec Manu au
Champ de soleil. La prochaine fois, ce devrait être dans un
autre quartier. J'aime bien le quai du JR, à Kanda, qui
donne directement sur les maisons, la rue et les immenses panneaux
publicitaires. Il y a un côté foutoir et cosy
qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Avant le déjeuner, en
vitesse dans une solderie, j'achète un petit couteau
Victorinox, à six ou sept fonctions, gris
métallisé et très plat. On parle pas
mal de blogs, du JLR,
mais aussi de virus, et d'antivirus, qui reviennent un peu à
la même chose, fabriqués plus ou moins par les
mêmes personnes.
Après l'avoir raccompagné à son bâtiment, je marche jusqu'à la gare de Tokyo et passe à la librairie Maruzen, histoire de voir les guides et cartes sur Bali. Mais rien ne me tente, trop lourd, trop volumineux, alors qu'on n'aspire quasi qu'à rester sur place. Et puis à l'hôtel, on nous donnera sûrement des plans, des prospectus divers. On fera avec.
À la maison pour du courrier en attendant l'appel de David. Nous nous retrouvons vers 18 heures et allons discuter un bon moment avec Franck qui gère le bureau d'EduFrance qui devient CampusFrance... De plus en plus de programmes, mais de moins en moins de moyens, et de moins en moins de motivation d'étudiants... Pour que des étudiants scientifiques aillent suivre des cursus en France, il faudrait que la France commence par soigner son image. En effet, la plupart des étudiants ici ignorent quelles sont les technologies de pointe françaises. Pire, ils connaissent par exemple le nom d'Airbus mais ne savent pas que c'est en grande partie français — quoique... en ce moment, ça vaut peut-être mieux qu'ils l'ignorent.
Après, on retrouve T. pour aller dîner au French Dining à trois. David semble très content de découvrir un second restaurant français dans le quartier (il est retourné ce midi au Saint-Martin).
Retour et préparation d'ordinateur, de sauvegardes, de bagages (suite).
Dès demain et pendant une semaine, il n'est pas sûr que le Journal LittéRéticulaire puisse être délivré. Cela dépendra des possibilités — et des tarifs — de connexion à Bali, à l'hôtel... Je ne me suis pas foulé pour le savoir à l'avance. Au pire, mise à jour progressive à partir du 31. Demain matin, avant de partir, je fermerai les commentaires, en même temps que le gaz et les lumières. D'ailleurs, plus pour éviter le spam qu'autre chose.
Préparation
de valise. Message de David, qui est à Tokyo, à
deux pas d'ici, en train de participer à un stage
pédagogique. Que ne m'en a-t-il prévenu plus
tôt ! Enfin, pas grave, on se verra tout
à l'heure. En attendant, je vais déjeuner,
peut-être pour la dernière fois, avec Manu au
Champ de soleil. La prochaine fois, ce devrait être dans un
autre quartier. J'aime bien le quai du JR, à Kanda, qui
donne directement sur les maisons, la rue et les immenses panneaux
publicitaires. Il y a un côté foutoir et cosy
qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Avant le déjeuner, en
vitesse dans une solderie, j'achète un petit couteau
Victorinox, à six ou sept fonctions, gris
métallisé et très plat. On parle pas
mal de blogs, du JLR,
mais aussi de virus, et d'antivirus, qui reviennent un peu à
la même chose, fabriqués plus ou moins par les
mêmes personnes.Après l'avoir raccompagné à son bâtiment, je marche jusqu'à la gare de Tokyo et passe à la librairie Maruzen, histoire de voir les guides et cartes sur Bali. Mais rien ne me tente, trop lourd, trop volumineux, alors qu'on n'aspire quasi qu'à rester sur place. Et puis à l'hôtel, on nous donnera sûrement des plans, des prospectus divers. On fera avec.
À la maison pour du courrier en attendant l'appel de David. Nous nous retrouvons vers 18 heures et allons discuter un bon moment avec Franck qui gère le bureau d'EduFrance qui devient CampusFrance... De plus en plus de programmes, mais de moins en moins de moyens, et de moins en moins de motivation d'étudiants... Pour que des étudiants scientifiques aillent suivre des cursus en France, il faudrait que la France commence par soigner son image. En effet, la plupart des étudiants ici ignorent quelles sont les technologies de pointe françaises. Pire, ils connaissent par exemple le nom d'Airbus mais ne savent pas que c'est en grande partie français — quoique... en ce moment, ça vaut peut-être mieux qu'ils l'ignorent.
Après, on retrouve T. pour aller dîner au French Dining à trois. David semble très content de découvrir un second restaurant français dans le quartier (il est retourné ce midi au Saint-Martin).
Retour et préparation d'ordinateur, de sauvegardes, de bagages (suite).
Dès demain et pendant une semaine, il n'est pas sûr que le Journal LittéRéticulaire puisse être délivré. Cela dépendra des possibilités — et des tarifs — de connexion à Bali, à l'hôtel... Je ne me suis pas foulé pour le savoir à l'avance. Au pire, mise à jour progressive à partir du 31. Demain matin, avant de partir, je fermerai les commentaires, en même temps que le gaz et les lumières. D'ailleurs, plus pour éviter le spam qu'autre chose.
Commentaires
1. Le jeudi 22 mars 2007 à 14:12, par christine :
Bali fait rêver alors que le froid est revenu sur Paris ... très bonnes vacances à vous deux ... cela fait du bien de débrancher parfois complètement l'écran à mots et images
2. Le mercredi 28 mars 2007 à 20:36, par Manu :
"virus, et d'antivirus, qui reviennent un peu à la même chose, fabriqués plus ou moins par les mêmes personnes."
Et si on pense à l'équivalent dans le monde biologique, ça fait froid dans le dos.
On sait d'ailleurs que les grands groupes pharmaceutiques négligent les maladies rares car peu rentables (pour aller vite). Il pourrait en être de même dans le monde de l'informatique...
3. Le mercredi 28 mars 2007 à 23:13, par Berlol :
Ça fait peur ! Tu m'imagines, un jour, dire : "mon ordinateur est à la casse, y avait rien à faire, il avait attrapé une maladie rare..." (Ou s'il y a un lieu pour le don d'organes informatiques...)
4. Le jeudi 29 mars 2007 à 00:46, par Manu :
Je ne sais pas si j'ai été tout à fait clair, mais le sens de mon commentaire était surtout qu'on peut imaginer que dans le monde biologique aussi, les mêmes créent les virus et leurs antidotes.
5. Le jeudi 29 mars 2007 à 02:04, par christine :
sans vouloir la jouer X files, je suis certaine que cela se pratique déjà ! es-tu certain de n'avoir rapporté de bali qu'un banal "rhume" berlol ?
6. Le jeudi 29 mars 2007 à 02:19, par Berlol :
Attends, tu me fous les jetons !...
En tout cas, ce soir, ça va mieux. C'est T. qui a un peu le nez pris...
7. Le jeudi 29 mars 2007 à 06:01, par Philippe De Jonckheere :
Comme je trouve admirables le formulaire et les formalités à remplir de ce concours, parce qu'ils renseignent assez utilement, d'une part sur la méconnaissance complète des us du monde connecté, qui remplit encore un formulaire et le poste?, à qui viendrait l'idée d'imprimer son blog? et d'autre part donc sur l'imposition de leur manière de fonctionner à eux. Sans compter finalement qu'ils n'ont pas l'air de se rendre compte qu'ils iraient sûrement plus vite, et plus efficacement, à aller chercher cette matière, qui leur fait envie, à la source. C'est consternant de bêtise.
Amicalement
Phil
8. Le jeudi 29 mars 2007 à 06:47, par Berlol :
Cher Philippe, profitant de ton passage et d'une semaine de recul (mais même le recul lasse), je suis retourné sur la page des Blogauteurs, auto-proclamés s'il en est, et me suis esclaffé de voir les piles de commentaires qu'ils ont à gérer... Mais comme ils veulent gérer des trucs, ça ou autre chose, hein...
Oui, comme tu dis, "aller chercher cette matière"... Cette "matière" ! Ah Cornegidouille !...
9. Le jeudi 29 mars 2007 à 09:49, par Philippe De Jonckheere :
Merdre, tu as raison.
P
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