vendredi 23 mars 2007
Dès l'ouverture du sas, parfum tropical et chaleur humide
Par Berlol, vendredi 23 mars 2007 à 23:59 :: General
Fin de paquetage et arrosage des plantes. Dernières lectures
en ligne.
Bémol dans ma joie pré-balinaise : ne pas être au colloque François Bon [Note du 29 : merci à ceux qui y sont allés, dont Menear, de faire des comptes-rendus aussi personnels que possible]. J'en ai appris tard l'organisation, je n'ai pas fait de proposition d'intervention, je n'ai pas dialogué sur ce sujet avec l'intéressé (aurais-je eu quelque chose à apporter, d'ailleurs ? — il faut lutter contre la tentation de se croire indispensable...).
Or, T. et moi avions déjà décidé de faire l'impasse sur la France pour ce printemps... Choix stratégique lié à son anniversaire et au peu de vacances de ce type que nous avions jamais eues.
De midi à une heure, dans le Narita Express, quelques papiers à consulter, ou à remplir pour les contrôles d'identité. Arrivés à l'aéroport, un premier comptoir pour retirer nos billets d'avion en tant que membres d'un groupe — virtuel —, un second comptoir pour l'enregistrement des bagages, une seule grosse valise, de laquelle T. a retiré un briquet en plastique qu'elle jettera finalement. Passage au scanner pour l'accès en zone voyageurs, guichet de douane (je me suis aperçu tout à l'heure que si j'ai en effet le visa renouvelé et le permis de retour, je n'ai pas fait reporter la nouvelle date du visa sur ma carte de séjour, chose que l'on pourrait me reprocher). Comme il n'y a presque personne, tout se passe très vite, on ne me reproche rien et il nous reste plus d'une heure pour déambuler — dangereusement — dans les boutiques détaxées. On sera raisonnable, on se limitera à quelques cosmétiques et eaux de toilette.
Et
puis c'est l'embarquement pour Denpasar. Décollage
à l'heure dans un 747, à l'étage.
Repas quelconque (on n'est pas là pour ça). Pas de vidéo individuelle, un seul film (mais pas mal du tout, Stranger than fiction, M. Forster, 2006). À remplir, une carte en deux volets pour obtenir le visa de tourisme à l'arrivée (avec un volet à conserver impérativement jusqu'au retour). Un voisin, de Jakarta, sympathique étudiant de l'université d'Hawaï qui vient à Bali pour une étude sociale (il manie ordinateur et téléphone portables sans s'en servir vraiment et avec une ostentation dont il ne se rend pas compte qu'elle le classe socialement tout en manifestant une sorte de malaise — à être soi sans artifice). On ne poursuit pas la conversation. Un peu de lecture. Un peu d'écoute d'un programme de France Culture de 2001 sur Flaubert.
Comme on est habitués aux vols de 11 ou 12 heures, ces six heures et quelques nous paraissent courtes (et en effet, c'est la moitié, ajouté-je pour ceux qui ne savent pas compter). Atterrissage en douceur dans l'hémisphère Sud. Et dès l'ouverture du sas, parfum tropical et chaleur humide.
Guichet
où payer 10 dollars US, queue pour tampons, longue
et sage (personne ne souhaite se faire rejeter),
et sortie — soudain — dans la cohue des panneaux
d'employés venant chercher
des touristes ou des groupes, ce qui est notre cas. Notre logo
avisé, un Holiday
multicolore, un jeune garçon vérifie nos
identités en japonais. Et il nous propose
déjà un tour individuel en voiture à
la place de celui en groupe prévu pour après
demain... Les autres arrivent. Moins de dix personnes. Palabres avec
chacun, départ en bus
pour 20 minutes dans les rues mouillées, il a plu. On nous
dépose sur un parvis large, marbré,
espacé de bassins, de colonnades, de luminaires
géants. Un souriant réceptionniste à
turban nous prend en charge.
Hôtel somptueux, mais il est minuit. Pas le temps d'approfondir quoi que ce soit en dehors de la chambre. Juste prendre ces quelques notes.
Déballons et rangeons dans des tas de tiroirs. À la télé, je trouve TV5 au 19e canal. On s'endort toutes fenêtres fermées et climatisation coupée, vers deux heures, bercés par... la pluie battante.
Bémol dans ma joie pré-balinaise : ne pas être au colloque François Bon [Note du 29 : merci à ceux qui y sont allés, dont Menear, de faire des comptes-rendus aussi personnels que possible]. J'en ai appris tard l'organisation, je n'ai pas fait de proposition d'intervention, je n'ai pas dialogué sur ce sujet avec l'intéressé (aurais-je eu quelque chose à apporter, d'ailleurs ? — il faut lutter contre la tentation de se croire indispensable...).
Or, T. et moi avions déjà décidé de faire l'impasse sur la France pour ce printemps... Choix stratégique lié à son anniversaire et au peu de vacances de ce type que nous avions jamais eues.
De midi à une heure, dans le Narita Express, quelques papiers à consulter, ou à remplir pour les contrôles d'identité. Arrivés à l'aéroport, un premier comptoir pour retirer nos billets d'avion en tant que membres d'un groupe — virtuel —, un second comptoir pour l'enregistrement des bagages, une seule grosse valise, de laquelle T. a retiré un briquet en plastique qu'elle jettera finalement. Passage au scanner pour l'accès en zone voyageurs, guichet de douane (je me suis aperçu tout à l'heure que si j'ai en effet le visa renouvelé et le permis de retour, je n'ai pas fait reporter la nouvelle date du visa sur ma carte de séjour, chose que l'on pourrait me reprocher). Comme il n'y a presque personne, tout se passe très vite, on ne me reproche rien et il nous reste plus d'une heure pour déambuler — dangereusement — dans les boutiques détaxées. On sera raisonnable, on se limitera à quelques cosmétiques et eaux de toilette.
Et
puis c'est l'embarquement pour Denpasar. Décollage
à l'heure dans un 747, à l'étage.Repas quelconque (on n'est pas là pour ça). Pas de vidéo individuelle, un seul film (mais pas mal du tout, Stranger than fiction, M. Forster, 2006). À remplir, une carte en deux volets pour obtenir le visa de tourisme à l'arrivée (avec un volet à conserver impérativement jusqu'au retour). Un voisin, de Jakarta, sympathique étudiant de l'université d'Hawaï qui vient à Bali pour une étude sociale (il manie ordinateur et téléphone portables sans s'en servir vraiment et avec une ostentation dont il ne se rend pas compte qu'elle le classe socialement tout en manifestant une sorte de malaise — à être soi sans artifice). On ne poursuit pas la conversation. Un peu de lecture. Un peu d'écoute d'un programme de France Culture de 2001 sur Flaubert.
Comme on est habitués aux vols de 11 ou 12 heures, ces six heures et quelques nous paraissent courtes (et en effet, c'est la moitié, ajouté-je pour ceux qui ne savent pas compter). Atterrissage en douceur dans l'hémisphère Sud. Et dès l'ouverture du sas, parfum tropical et chaleur humide.
Guichet
où payer 10 dollars US, queue pour tampons, longue
et sage (personne ne souhaite se faire rejeter),
et sortie — soudain — dans la cohue des panneaux
d'employés venant chercher
des touristes ou des groupes, ce qui est notre cas. Notre logo
avisé, un Holiday
multicolore, un jeune garçon vérifie nos
identités en japonais. Et il nous propose
déjà un tour individuel en voiture à
la place de celui en groupe prévu pour après
demain... Les autres arrivent. Moins de dix personnes. Palabres avec
chacun, départ en bus
pour 20 minutes dans les rues mouillées, il a plu. On nous
dépose sur un parvis large, marbré,
espacé de bassins, de colonnades, de luminaires
géants. Un souriant réceptionniste à
turban nous prend en charge.Hôtel somptueux, mais il est minuit. Pas le temps d'approfondir quoi que ce soit en dehors de la chambre. Juste prendre ces quelques notes.
Déballons et rangeons dans des tas de tiroirs. À la télé, je trouve TV5 au 19e canal. On s'endort toutes fenêtres fermées et climatisation coupée, vers deux heures, bercés par... la pluie battante.