vendredi 30 mars 2007
Arrêt, pour un rythme, je change
Par Berlol, vendredi 30 mars 2007 à 23:59 :: General
Ce matin, en provenance de Russie, plusieurs dizaines de spams de cul
en anglais, plutôt narratifs (les Russes parlent bien
l'anglais du cul !), avec liens pornos à l'appui
(si je puis dire...). Ça dure deux bonnes heures, et puis
ça s'arrête. Quelques messages ont
passé le filtre. J'ajoute des
mots dans la liste du filtre, comme tight. Heureusement
que j'avais coupé les commentaires pendant la semaine
d'absence, sinon il y aurait bien deux ou trois dizaines de
commentaires qui auraient été
distribués par le fil rss...
Je n'ai rien contre le cul ni le porno. C'est simplement que je n'accepte pas la publicité, quelle qu'elle soit.
Cours à préparer. On reste presque tout le temps à la maison. Réparation du rhume de chaleur et traitement de la peau cramée... À peu près idem pour T.
Pendant ce temps, je reprends méthodiquement le calendrier radio, j'enregistre Régis Jauffret, Georges Didi-Huberman, chez Veinstein la semaine dernière, et les Vendredis de la philo avec Henri Meschonnic.
Oui, le rythme est partout. Et premier même quand on ne le sait pas. Sans arrêt, pour un rythme, je change des mots. Ce qui ne veut pas dire une régularité ; trop de gens passent leur vie à confondre rythmique et métronome.
En revanche, je ne conserve pas la Masse critique avec Teresa Cremisi. Son hypocrisie audible et sa langue de bois pour en dire le moins possible n'ont aucun intérêt pour l'avenir.
Si les blogs m'ont un peu déçu, au retour (sauf mes préférés, bien sûr), j'ai en revanche beaucoup apprécié le Tract n°3 de Marc-Édouard Nabe, intitulé Et Littell niqua Angot. Même si j'aime bien les livres de Christine Angot, pour des raisons déjà exposées, je reconnais qu'elle joue, disons, après L'Inceste et sa notoriété, dans l'arène germanopratine, une partie qui n'est pas de mon goût (et encore moins depuis que je sais qu'elle soutient Sarko). Elle aurait peut-être vraiment dû partir au Brésil quelques temps... Et puis le succès de Littell, c'est un symptôme grave, non ? Je regrette tout de même qu'on articule encore Angot sur Littell pour une quasi unique raison de calendrier et je ne peux pas suivre Nabe dans tous ses recoins allusifs, mais l'énergie pamphlétaire et comique est salutaire. Qu'on s'interroge !
Fin de la saison 2 des 4400 dans un devédé de trois épisodes qui forment une série haletante. Si l'énorme succès de cette série a été une surprise, il peut tout de même être compris au travers des inquiétudes maintenant mondialisées sur l'identité et l'avenir des êtres humains. Et parce que c'est aussi une belle parabole de politique à la Bush, par exemple, consistant à stigmatiser, au sens propre, ceux qui deviendront des ennemis... pour qu'ils le deviennent. Et ça marche. Il suffit pour cela de susciter une communauté victimaire... (Il y a d'ailleurs un petit politicien français, candidat à l'élection présidentielle, qui essaie de répéter le truc... qui a déjà obtenu de bons résultats pendant ses activités ministérielles et qui arrivera à ses fins s'il est élu... Et c'est nous qui avons, dans l'isoloir, la télécommande...)
Je n'ai rien contre le cul ni le porno. C'est simplement que je n'accepte pas la publicité, quelle qu'elle soit.
Cours à préparer. On reste presque tout le temps à la maison. Réparation du rhume de chaleur et traitement de la peau cramée... À peu près idem pour T.
Pendant ce temps, je reprends méthodiquement le calendrier radio, j'enregistre Régis Jauffret, Georges Didi-Huberman, chez Veinstein la semaine dernière, et les Vendredis de la philo avec Henri Meschonnic.
Oui, le rythme est partout. Et premier même quand on ne le sait pas. Sans arrêt, pour un rythme, je change des mots. Ce qui ne veut pas dire une régularité ; trop de gens passent leur vie à confondre rythmique et métronome.
En revanche, je ne conserve pas la Masse critique avec Teresa Cremisi. Son hypocrisie audible et sa langue de bois pour en dire le moins possible n'ont aucun intérêt pour l'avenir.
Si les blogs m'ont un peu déçu, au retour (sauf mes préférés, bien sûr), j'ai en revanche beaucoup apprécié le Tract n°3 de Marc-Édouard Nabe, intitulé Et Littell niqua Angot. Même si j'aime bien les livres de Christine Angot, pour des raisons déjà exposées, je reconnais qu'elle joue, disons, après L'Inceste et sa notoriété, dans l'arène germanopratine, une partie qui n'est pas de mon goût (et encore moins depuis que je sais qu'elle soutient Sarko). Elle aurait peut-être vraiment dû partir au Brésil quelques temps... Et puis le succès de Littell, c'est un symptôme grave, non ? Je regrette tout de même qu'on articule encore Angot sur Littell pour une quasi unique raison de calendrier et je ne peux pas suivre Nabe dans tous ses recoins allusifs, mais l'énergie pamphlétaire et comique est salutaire. Qu'on s'interroge !
Fin de la saison 2 des 4400 dans un devédé de trois épisodes qui forment une série haletante. Si l'énorme succès de cette série a été une surprise, il peut tout de même être compris au travers des inquiétudes maintenant mondialisées sur l'identité et l'avenir des êtres humains. Et parce que c'est aussi une belle parabole de politique à la Bush, par exemple, consistant à stigmatiser, au sens propre, ceux qui deviendront des ennemis... pour qu'ils le deviennent. Et ça marche. Il suffit pour cela de susciter une communauté victimaire... (Il y a d'ailleurs un petit politicien français, candidat à l'élection présidentielle, qui essaie de répéter le truc... qui a déjà obtenu de bons résultats pendant ses activités ministérielles et qui arrivera à ses fins s'il est élu... Et c'est nous qui avons, dans l'isoloir, la télécommande...)