C'est pas que je recule devant l'obstacle mais
Par Berlol, dimanche 8 avril 2007 à 23:59 :: General :: #601 :: rss
Dernier dimanche avant la nouvelle année universitaire.
C'est pas que je recule devant l'obstacle mais, par exemple, je ne vais
pas au sport, comme pour capitaliser du repos. Alors que j'aurais pu,
pendant que T. va chez le coiffeur. Mais non, je reste à la
maison, plus précisément devant l'ordinateur,
conscient des masses de boulot en retard (un peu comme Laure). Pendant que je colle
dans le JLR
mensuel de février et mars les commentaires
déposés dans la version dynamique,
j'écoute ou regarde, selon les moments, trois des derniers Ce soir ou Jamais.
Après, c'est en faisant avancer l'index, dans lequel j'ai
pris un retard substantiel puisque j'en suis encore à entrer
les noms propres d'août 2006...
Indiscutablement, des gens sont plus intéressants que d'autres. C'est le cas dans le Ce soir ou Jamais du 4, avec Yvan Attal, Niels Arestrup, John Paul Lepers (alors que ça ne le fait pas dans le fade débat du lendemain, sur la police). Mais ça devient carrément passionnant, la dernière demi-heure, avec Axiom et Stora. Frédéric Taddeï explique que le rappeur Axiom (voir Lille ma Médina) voulait rencontrer Benjamin Stora, après l'avoir entendu tenir récemment sur Canal + des propos qui lui paraissaient plus que sensés. Si je résume, c'est qu'on ne peut pas nier qu'il y ait du racisme. Et ce, de tous les côtés. Mais ce qui cause ce racisme, dans la plupart des cas, c'est la pauvreté et le désœuvrement — et l'acculturation, j'ajoute ce dernier terme parce que Georges-Marc Benamou le rappelle dans l'émission du 3 (vers 45 minutes). Or cette pauvreté, ce désœuvrement et cette acculturation ne sont pas des fatalités mais le résultat de politiques qui n'ont pas fonctionné, ou pas existé depuis plus de trente ans.
Que Benjamin Stora le sache et le montre par le détail dans ses recherches et publications n'étonnera personne, mais qu'un rappeur — avec la réputation de ratés scolaires ou de traîne-savate qu'ont souvent les rappeurs — en soit conscient et le mette en scène dans ses clips et ses paroles en surprendra plus d'un. Pas moi, qui écoutais I Am, MC Solaar et pas mal d'autres depuis le début des années 90 (j'ai fait des cours de français avec des chansons de Prose Combat).
I Am remet d'ailleurs le couvert avec une étonnante maturité musicale et, par exemple dans Ça vient de la rue, en prenant le contre-pied des considérations de sous-culture souvent attachées au rap.
Des pédophiles, des suicidaires et des cancéreux de naissance... Comme il avait déjà imaginé des bébés pré-délinquants... On en parlait avant-hier, j'en entends reparler brièvement dans deux ou trois émissions de France Culture et France Info. Ce sont bien les convictions profondes de Nicolas Sarkozy, et les catégories mentales d'après lesquelles il segmentera ensuite les problèmes de la France — sans qu'il soit utile d'aller demander l'avis de spécialistes.
C'est étonnant de voir comme dans son propre camp on se refuse à commenter. Vous, je ne sais pas, mais moi, je n'ai entendu aucun des ténors, des conseillers, des défenseurs, des militants défendre ce qu'avait soutenu leur leader.
Ici, c'est le populiste d'extrême-droite Ishihara Shintaro qui vient d'être réélu haut la main dans la circonscription de Tokyo... (Si, si, il y a un rapport...)
Nous allons à l'Institut pour nous laver le cerveau et voir deux films de Jacques Demy : Ars (1959, 18 minutes, documentaire retraçant la vie du curé d'Ars, avec quelques mouvements de caméra très étonnants) et Le Joueur de flûte (1971, 90 minutes, en anglais et avec Donovan !, belle mise en image de la légende).
Ah, si un joueur de flûte pouvait mener à la noyade 5 ou 6 des candidats aux présidentielles !... Avant la peste.
Indiscutablement, des gens sont plus intéressants que d'autres. C'est le cas dans le Ce soir ou Jamais du 4, avec Yvan Attal, Niels Arestrup, John Paul Lepers (alors que ça ne le fait pas dans le fade débat du lendemain, sur la police). Mais ça devient carrément passionnant, la dernière demi-heure, avec Axiom et Stora. Frédéric Taddeï explique que le rappeur Axiom (voir Lille ma Médina) voulait rencontrer Benjamin Stora, après l'avoir entendu tenir récemment sur Canal + des propos qui lui paraissaient plus que sensés. Si je résume, c'est qu'on ne peut pas nier qu'il y ait du racisme. Et ce, de tous les côtés. Mais ce qui cause ce racisme, dans la plupart des cas, c'est la pauvreté et le désœuvrement — et l'acculturation, j'ajoute ce dernier terme parce que Georges-Marc Benamou le rappelle dans l'émission du 3 (vers 45 minutes). Or cette pauvreté, ce désœuvrement et cette acculturation ne sont pas des fatalités mais le résultat de politiques qui n'ont pas fonctionné, ou pas existé depuis plus de trente ans.
Que Benjamin Stora le sache et le montre par le détail dans ses recherches et publications n'étonnera personne, mais qu'un rappeur — avec la réputation de ratés scolaires ou de traîne-savate qu'ont souvent les rappeurs — en soit conscient et le mette en scène dans ses clips et ses paroles en surprendra plus d'un. Pas moi, qui écoutais I Am, MC Solaar et pas mal d'autres depuis le début des années 90 (j'ai fait des cours de français avec des chansons de Prose Combat).
I Am remet d'ailleurs le couvert avec une étonnante maturité musicale et, par exemple dans Ça vient de la rue, en prenant le contre-pied des considérations de sous-culture souvent attachées au rap.
Des pédophiles, des suicidaires et des cancéreux de naissance... Comme il avait déjà imaginé des bébés pré-délinquants... On en parlait avant-hier, j'en entends reparler brièvement dans deux ou trois émissions de France Culture et France Info. Ce sont bien les convictions profondes de Nicolas Sarkozy, et les catégories mentales d'après lesquelles il segmentera ensuite les problèmes de la France — sans qu'il soit utile d'aller demander l'avis de spécialistes.
C'est étonnant de voir comme dans son propre camp on se refuse à commenter. Vous, je ne sais pas, mais moi, je n'ai entendu aucun des ténors, des conseillers, des défenseurs, des militants défendre ce qu'avait soutenu leur leader.
Ici, c'est le populiste d'extrême-droite Ishihara Shintaro qui vient d'être réélu haut la main dans la circonscription de Tokyo... (Si, si, il y a un rapport...)
Nous allons à l'Institut pour nous laver le cerveau et voir deux films de Jacques Demy : Ars (1959, 18 minutes, documentaire retraçant la vie du curé d'Ars, avec quelques mouvements de caméra très étonnants) et Le Joueur de flûte (1971, 90 minutes, en anglais et avec Donovan !, belle mise en image de la légende).
Ah, si un joueur de flûte pouvait mener à la noyade 5 ou 6 des candidats aux présidentielles !... Avant la peste.
Commentaires
1. Le dimanche 8 avril 2007 à 12:09, par Laure L :
... ah, courage à toi aussi, alors.
Mais je fais quand même un détour à la salle de sports demain...
2. Le dimanche 8 avril 2007 à 21:23, par brigetoun ou brigitte célérier :
un billet dans le sens de mon poil - que ce soit l'intelligence de I am, ou l'appréhension devant le monde obscur qui nous attend
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