Lever aux poules pour paquetage et départ. Un mois que je n'avais pas pris le shinkansen. Il était plein comme un œuf. Et vas-y que je t'éternue à bouche grande ouverte !, au moins deux dans mon entourage proche. M'en fous, j'ai mon masque...
Suis de nouveau dans les comices agricoles de Bovary... Prise de notes sur l'entrelacs de deux rhétoriques.

À l'appartement comme au bureau, il y a un gros paquet de courrier à trier — la plupart est à jeter, c'est heureux. Oh, attention ! Une forte enveloppe... Et marqué Gallimard dessus... J'ouvre... Et ouiiiiiii ! C'est le dernier livre d'Alain Sevestre ! Il est arrivé chez moi ! Il s'intitule Chez moi, sobrement, sous-titré nouvelles. La journée commençait très moyennement — quitter T. n'est jamais une joie —, mais voilà un cadeau, une attention qui la remet dans le bon sens, la journée. Merci, Alain.

Dans un document du Théâtre de l'Iris, je découvre qu'il y a, outre celles rassemblées dans Chez moi, d'autres nouvelles d'Alain Sevestre, dont j'ignorais encore l'existence. J'ai lu les romans et j'étais en rade. Voilà maintenant les nouvelles... La vie est belle.

Cependant, il faut aller en cours — remplir l'agenda (grand merci aussi à Bernard Cerquiglini pour toutes ces belles chroniques lexicales sur le site de TV5Monde).
Premier contact avec les étudiants de 1ère année, toujours déterminant, même la façon dont on entre en classe... (Ça se passe bien, ils ont du répondant.) Puis cours de 3e année, où je retrouve des étudiantes avec qui j'étais à Orléans en mars 2006. Ça va comme sur des roulettes, avec elles. Les ordinateurs fonctionnent impeccablement, le projecteur sur le poste enseignant aussi. Là, je dis : Bravo, l'équipe technique ! (Pas comme samedi dernier...) Du coup, on fait tout le programme du jour, jusqu'au visionnement du document pdf en japonais, scanné du journal Asahi, que je leur demande d'étudier chez elles pour me l'expliquer la semaine prochaine. Pas traduire, expliquer.

Deuxième grande bonne nouvelle de la journée : David et moi retournons au ping-pong. On n'est pas pros comme deux étudiants d'une table à côté, on est bien dérangés par les cris des quarante cheerleaders à l'entraînement qui occupent la moitié de la salle, mais ça n'empêche pas la distraction. Et David a son fou-rire à l'heure.
Après, c'est la soirée un peu tristoune, mais on n'y peut rien. Et même pas de Ce soir ou Jamais à me mettre sous la dent... Dans le 20 Heures de France 2 d'hier soir, David Pujadas (encore un David) informe de l'agrandissement de l'île de La Réunion du fait des coulées de lave qui prennent sur la mer. Gain de 30 hectares. Il précise : soit « l'équivalent de 60 terrains de football », histoire que tout le monde comprenne... Il ne précise pas si les buts et les gradins sont déjà moulés dans la lave.