Statistiquement, le pire est à venir
Par Berlol, mardi 24 avril 2007 à 23:59 :: General :: #617 :: rss
Bien qu'il fasse gris et que le Mont
Fuji s'y cache, tout m'est coloré par telle bonne
nouvelle, où s'orientent — s'occidentent
— août et septembre. On n'en dira pas plus, sinon
que l'Île de Beauté
est doublement impliquée.
Après le cours, étudiante sérieuse comme une papesse. Me questionne sur ce qu'est l'infinitif et à quoi ça sert. Forme neutre, verbe au repos, entrée de dictionnaire, équivalent en anglais. Mais to, ça sert à quoi ? ça veut dire quoi ? Après explication, elle en comprend au moins l'utilité pour elle, pragmatique. Manger, to eat, taberu. Équivalent en japonais, qui ne l'était pas historiquement, je pense, mais l'est devenu par grammaticalisation de la langue, les premiers étrangers à avoir voulu apprendre le japonais et faire un dictionnaire ayant identifié une forme verbale infinitive qui n'était pas originellement dans la conscience linguistique des Japonais. À vérifier, tout de même. Les éminents japonisants qui passent par ici ont le droit de me contredire — et surtout celui de m'instruire.
Avec David au ping-pong. Tranquilles : pas d'entraînement de pom pom girls, aujourd'hui. On tape les balles en commentant les résultats électoraux et il y en a qui s'en prennent pour leur grade. Fou-rire (ou four-ire) à l'heure — vers 17h55. Pourtant, on est d'accord pour constater que, statistiquement, le pire est à venir (chaque clic fait monter la cote).
Après ça et le dîner, suis tellement crevé que je me couche tôt sans rien lire, rien voir, rien écrire.
Après le cours, étudiante sérieuse comme une papesse. Me questionne sur ce qu'est l'infinitif et à quoi ça sert. Forme neutre, verbe au repos, entrée de dictionnaire, équivalent en anglais. Mais to, ça sert à quoi ? ça veut dire quoi ? Après explication, elle en comprend au moins l'utilité pour elle, pragmatique. Manger, to eat, taberu. Équivalent en japonais, qui ne l'était pas historiquement, je pense, mais l'est devenu par grammaticalisation de la langue, les premiers étrangers à avoir voulu apprendre le japonais et faire un dictionnaire ayant identifié une forme verbale infinitive qui n'était pas originellement dans la conscience linguistique des Japonais. À vérifier, tout de même. Les éminents japonisants qui passent par ici ont le droit de me contredire — et surtout celui de m'instruire.
Avec David au ping-pong. Tranquilles : pas d'entraînement de pom pom girls, aujourd'hui. On tape les balles en commentant les résultats électoraux et il y en a qui s'en prennent pour leur grade. Fou-rire (ou four-ire) à l'heure — vers 17h55. Pourtant, on est d'accord pour constater que, statistiquement, le pire est à venir (chaque clic fait monter la cote).
Après ça et le dîner, suis tellement crevé que je me couche tôt sans rien lire, rien voir, rien écrire.
Commentaires
1. Le mardi 24 avril 2007 à 21:35, par patapon :
Le pire, oui, d’accord… mais pas la peine de parler du nazisme (heureusement!). Parlons plutôt d’un sous-bonapartisme mâtiné de berlusconisme (ce qui est déjà sufisamment moche, et a d’ailleurs motivé mon vote de dimanche). Le 6, je sais ce qui me reste à faire : en tirer les conséquences et m’opposer comme je le puis à la déferlante... et il suffirait que ceux qui ont voté comme moi fassent comme moi pour qu’on soit sauvé... Cela dit, suppposons que les choses ne se passent pas comme nous le souhaitons à présent toi et moi : si nous avons l’occasion de nous rencontrer en France et de discuter, ce sera sans doute dans un café — et non pas, j’ose le croire, dans le parloir d’une prison !
2. Le mercredi 25 avril 2007 à 00:15, par Berlol :
J'ai mis ce lien (le pire) pour montrer la quantité effarante de documents dans lesquels ces deux noms d'artistes sont co-présents. Près de 800.000 ! Bien sûr, je préférerais aussi que le Sâr reste cosy, c'est-à-dire démocrate. Rappelons tout de même que dans les années 1930, ils étaient très peu nombreux, ceux qui voyaient venir le danger — et que leurs amis leur disaient que non, que rien de tel ne pouvait arriver avec un élu du peuple...
3. Le mercredi 25 avril 2007 à 01:16, par Bikun :
Bien que n'ayant pas toujours une opinion positive sur l'avenir dans sa globalité, j'ai quand même tendance à croire que la France, et je parle surtout de son peuple, est arrivé à un niveau de maturité suffisante et qu'un nouvel "Hitler" serait impossible ici...Depuis 1930, l'Europe s'est construite, l'éducation est arrivée à un niveau très élevé, j'ose croire que ce serait impossible. Opinion utopiste peut-être?
4. Le mercredi 25 avril 2007 à 01:59, par Berlol :
Bah, oui, moi aussi, je pensais ça... C'est ce qu'on disait avant l'explosion de la Yougoslavie. Mais tu as raison, il faut mettre l'espoir dans nos institutions plutôt que dans des hommes (ou des femmes) de passage...
5. Le mercredi 25 avril 2007 à 03:10, par vinteix :
Sarkozy représente sûrement un certain nombre de dangers pour la démocratie... c'est certain. Mais les comparaisons avec Hitler ou le fascisme me semblent délirantes, voire obscènes. Bonapartiste, ça oui... Souvenons-nous quand même qu'avant d'accéder au pouvoir, Hitler avait déjà publié "Mein Kampf" (1925-1926) dont le programme était relativement explicite... Même à vomir, rien de tel dans le programme et les discours de Sarkozy...
Personnellement, au-delà des "idées" et des options politiques, ce qui me fait presque gerber est la personnalité même du type (qui se défend comme un caniche et joue les victimes...), car j'ai l'impression qu'on a rarement vu en France à de si hautes responsabilités politiques et si proche de l'Elysée un type aussi lamentable intellectuellement, culturellement, aussi nerveux et irascible, aussi arrogant et adepte de l'intimidation, aussi narcissique et autoritaire, aussi roublard sans vergogne (même si pour ce dernier trait, on peut néanmoins lui reconnaître de bons modèles ou antécédents...)
Sa personne même m'effraie... mais je ne crois guère en un retour du nazisme ou du fascisme.
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