Avant que le mois ne finisse, signaler que Julien Kirch a re-posté sur Remue.net l'étonnante page du 1er avril 2007, avec explication et maquette spip. Il y a forcément des lecteurs qui ont cru à la flickérisation de Remue.
Comme il y en a aujourd'hui — pardon de changer abruptement de sujet — qui croient à la gauchisation de l'UDF, devenu à l'instant PD (même si ça n'a strictement rien à voir).
À l'instant parce qu'il est 23h20 (heure japonaise) et que j'écoute François Bayrou en direct sur France Info... Pour qui il ne se prend pas, celui-là ! « Je serai le garant, etc., etc. », alors qu'il vient d'être éliminé et que ses troupes, etc., etc.

Revigorante excitation sur Litor, quoiqu'un tantinet suicidaire...

Au programme du jour, un cours et deux réunions. Pendant mon délit de lecture en réunion, j'apprends des choses sur Fred Vargas. C'est toujours avec un intérêt mêlé de désapprobation que je reçois le dévoilement du vrai nom d'un écrivain que j'apprécie et dont j'aime le nom de plume, dévoilement souvent accompagné d'autres informations biographiques. Je me dis que bien évidemment, sa carrière en étant au point où elle en est et l'information ayant peut-être déjà circulé (je ne lis pas toutes les gazettes), Fred Vargas a dû autoriser le magazine Lire à révéler qu'elle se nomme Frédérique Audoin-Rouzeau, à évoquer le passé culturel de ses parents et bien d'autres détails très intéressants pour les amis du commissaire Adamsberg. Le chercheur en moi s'intéresse à ces données qu'il pourrait faire fructifier un jour dans une étude ou un article, ou simple curiosité satisfaite, tandis que le dilettante littéraire s'en lamente comme d'un mystère perdu.

Au sport, reprise du vélo et de Chez moi. Quarante minutes passent comme rien dans des descriptions de numéro de cirque par quelqu'un qui dit ne pas aimer ça — le texte en proposant l'antiphrase.
Après, quand je lis entre deux séries d'abdos, je tombe sur une expression expliquée en cours samedi dernier : se faire des niches — dans le dos, chez Flaub.

« Le chimpanzé se laisse faire, reproduit des gestes humains dans les intervalles, index sur la tempe pour mimer la folie : il n'est pas dénué d'humour. Ils se l'envoient ainsi plusieurs minutes puis, sautillant, rigolant, saut périlleux, saut de mains, se faisant des niches, installent une planche sur un rondin décoré d'étoiles, le placent à une extrémité. Gracieusement, Bela tombe de tout son poids à l'autre extrémité de la bascule. Le singe, propulsé dans les airs, looping carpé, retombe pile sur une chaise métallique tenue au bout d'une tige en équilibre sur le front de Luc. Musique enlevée.» (Alain Sevestre, Chez moi, p. 98)