J'ai oublié d'écrire hier que nous avions replanté le citronnier. Il végétait. Sa terre était très pauvre. La poussière du chantier voisin, depuis plus d'un an, ne l'a pas aidé. Tout à l'heure, nous avons vu un petit citronnier devant un restaurant, avec trois gros citrons et plein de boutons de fleurs. Cela nous a fait de la peine pour le nôtre. J'ai eu envie de venir l'échanger en pleine nuit...
Il y a des jasmins en fleur partout, même chez nous. La pluie les développe. Dans l'ombre des rues, ça fait comme un sillage pour se guider.

J'ai oublié depuis plusieurs semaines d'écrire que la recherche du mot flaubertible dans le moteur interne, ou dans n'importe quel moteur du web, d'ailleurs, permet d'obtenir toutes mes pages flauberto-élucubratives. J'ai mis des balises, très simples, du texte blanc. Ce n'est pas une catégorie, ce sont des repères pour amateurs.

Le programme des Mardis littéraires me le rappelle (Lucot, Massera, Person et Wallet — quel carré !) : j'ai mis dans ma prochaine commande de livres (que je finaliserai dans deux semaines et qui contient déjà le Lucot) les deux dernières parutions de Jean-Charles Massera. Pour les luttes sociales d'aujourd'hui, le fleuret est préférable au gourdin. Dans le domaine des mots, bien entendu. Il n'est donc pas du tout étonnant que Lucot et Massera soient invités en même temps. J'espère que ce sera bien...

J'ai oublié de consigner qu'on nous a offert avant-hier un thé extraordinaire, du 四季春 de Taiwan. Après le dîner, j'en ai préparé à la chinoise (vous savez, dans le style je transvase plusieurs fois pour oxygéner...) et T., mi-ensorcelée à sa fragrance, mi-saisie de sa vigueur, s'est vite remise à préparer ses cours de demain alors qu'elle était vannée de ceux d'aujourd'hui.

Sinon j'ai pris des notes, fait un peu avancer l'index des patronymes du JLR, d'août à septembre (2006 — j'ai donc revu mes pages sur Paris sans bagages...). Puis j'ai enregistré les trois conférences disponibles sur la page de l'Université Populaire du Lieu unique de Nantes, canal des Sentiers de la création de France Culture (c'est long) : la présentation du cycle et deux cours sur Quignard.
Le son est bon...

Non, je plaisantais. J'aurai d'autres commentaires à faire quand j'écouterai attentivement. En tout cas, je discuterais volontiers avec Bruno Blanckeman de littérature contemporaine !...

Sur TV5 Monde, je crois que c'est la première fois que je regarde un film, donc en direct par l'internet, et sans tripoter clavier ou souris pour faire autre chose. Je pensais avoir à m'y astreindre mais finalement le film lui-même m'a entraîné. Il s'agissait de La Dilettante de Pascal Thomas (1999). La désinvolture d'attitude et de parole, les changements de métier, le portrait acide des enfants de l'héroïne (Catherine Frot), la prison qui succède à l'appartement de luxe m'ont fait penser à quelque chose d'un autre temps, mais je n'ai pas eu le temps de chercher quoi — quand est arrivée en clausule une exergue de Casanova. C'était donc cela, et c'est vraiment bien fait. (Dans des critiques, j'ai lu que certains faisaient référence à Sacha Guitry ! Quel aveuglement !)