dimanche 13 mai 2007
Des horaires, des frais, du baratin
Par Berlol, dimanche 13 mai 2007 à 23:33 :: General
Il fait gris. On décidé d'aller tôt au
centre de sport de Shibuya, histoire de se décharger de la
tension d'hier et de la surcharge pondérale. Car il s'agit
bien, oui, de modeler / travailler le corps, comme
l'écrivait Emmanuelle en commentaire
avant-hier. Vers la trentaine, suite à peu de sport et
à beaucoup de chaises et fauteuils en compagnie de livres,
j'avais quelques soucis de dos et le médecin qui voyait
à la radio scoliose et lordose n'envisageait
d'amélioration qu'avec des séances de
kiné. Ce qui ne m'arrangeait pas du tout :
ça fait des déplacements, des horaires, des
frais, du baratin, des relations de dépendance, etc. Et puis
une fois au Japon, comment trouver les soins
équivalents ? Je me suis timidement
tourné vers les salles de sport qui commençaient
à se populariser, c'est-à-dire à
offrir des tarifs raisonnables, sachant qu'avant c'était
pour les riches et que les seuls frais d'inscription étaient
rédhibitoires. Mais pas la piscine (trop toxique pour moi),
ni les cours de studio (trop formatant). Et puis dès le
début, avec un livre — ma sauvegarde, mon signe
d'appartenance à autre chose que cet univers de sueur et de
muscles... Je n'ai pas toujours été
régulier comme maintenant mais déjà
dans les années 90, j'avais constaté de
l'amélioration. Quant au mal de dos, il est
oublié depuis dix ans !
Après l'effort et la toilette, T. et moi déjeunons au restaurant du 9e étage du centre de sport, salade au thon et spaghettis carbonara. Nous constatons, comme on prend chaque fois la même chose, que la salade varie grandement en contenu et en volume selon la personne qui la prépare. Le signalons, puis à la réception en bas aussi, parce que le prix, lui, ne varie pas...
« Leur dispute de mâles matinale prend des prétextes d'adultes, des analyses géopolitiques. Ils défendent leur territoire. Les lacs sont artificiels, mais pas tous, les barrages étroits, les gorges verticales et les sucs ovales, le plateau si long, les éoliennes démesurées, mais combien de filles dans le périmètre.
Julien est en colère, sa glotte descend et remonte. Il est débout face à Joël. Leurs guerres me fatiguent, elles remontent à chaille, du temps des anciens, bien avant le barrage. Les filles ont toujours été habiles à renifler ailleurs, à s'inventer de nouvelles topographies.» (Emmanuelle Pagano, Les Adolescents troglodytes, p. 99)
Déjà que je ne suis pas arrivé à identifier (dans ma mémoire) le roman dont il est question à la page 78, voilà qu'il y a des mots inconnus ! Ceci dit, je suis d'accord, même si je ne crois pas que ce soit vrai...
En fin d'après-midi, après la sieste, je complète le billet resté en souffrance vendredi. Je prépare des billets pour le blog des cours, celui qui n'est pas public, dont je ne donne pas l'adresse, qui a des mots de passe à chaque catégorie et qui ne laisse commenter que les inscrits — tout le contraire d'ici, quoi ! (Et pédagogiquement, ça marche.)
Après l'effort et la toilette, T. et moi déjeunons au restaurant du 9e étage du centre de sport, salade au thon et spaghettis carbonara. Nous constatons, comme on prend chaque fois la même chose, que la salade varie grandement en contenu et en volume selon la personne qui la prépare. Le signalons, puis à la réception en bas aussi, parce que le prix, lui, ne varie pas...
« Leur dispute de mâles matinale prend des prétextes d'adultes, des analyses géopolitiques. Ils défendent leur territoire. Les lacs sont artificiels, mais pas tous, les barrages étroits, les gorges verticales et les sucs ovales, le plateau si long, les éoliennes démesurées, mais combien de filles dans le périmètre.
Julien est en colère, sa glotte descend et remonte. Il est débout face à Joël. Leurs guerres me fatiguent, elles remontent à chaille, du temps des anciens, bien avant le barrage. Les filles ont toujours été habiles à renifler ailleurs, à s'inventer de nouvelles topographies.» (Emmanuelle Pagano, Les Adolescents troglodytes, p. 99)
Déjà que je ne suis pas arrivé à identifier (dans ma mémoire) le roman dont il est question à la page 78, voilà qu'il y a des mots inconnus ! Ceci dit, je suis d'accord, même si je ne crois pas que ce soit vrai...
En fin d'après-midi, après la sieste, je complète le billet resté en souffrance vendredi. Je prépare des billets pour le blog des cours, celui qui n'est pas public, dont je ne donne pas l'adresse, qui a des mots de passe à chaque catégorie et qui ne laisse commenter que les inscrits — tout le contraire d'ici, quoi ! (Et pédagogiquement, ça marche.)