Tout le monde a les cale-pieds, on dirait
Par Berlol, mercredi 16 mai 2007 à 23:58 :: General :: #639 :: rss
Quand je me lance dans une exploration youtubesque, je ne sais pas
jusqu'à quelle heure ça ira — hier
soir, c'était près de deux heures du matin. Je
choisis soigneusement mes liens. Et — ça qui est merveilleux — je sais
qu'en voyant l'adresse, personne ne peut savoir ce que c'est. On ouvre
et si on veut on cherche le rapport, ou juste on écoute.
C'est comme un jeu, et ça fait partie du billet —
éventuellement jusqu'aux spécifications du
matériel de bricolage...
Le pire, c'est que ça continue le matin. Enfin, si j'ai le temps...
Tranquille, un cours et deux réunions de comités où j'ai été nommé cette année — j'apprends que j'ai deux petits budgets pour des documents destinés aux étudiants non spécialistes de français (peut-être pour des mangas traduits en français, des petits guides touristiques, culturels ou culinaires, quelques films, on verra plus tard).
Revenu au bureau, un peu de France Info. Tout le monde a les cale-pieds, on dirait. Le tapis rouge est déroulé dans la cour de l'Élysée. Allez, je me connecte à France 24 qui retransmet en direct la passation comme si c'était une rencontre sportive ou, déjà, l'ouverture de Cannes, avec quelques heures d'avance et un peu plus au Nord. Sont tous beaux, les journalistes bafouillent, s'essaient à des critiques dérisoires, tout est fait pour cirer des pompes, et soyons fiers de nos institutions, et il va lui transmettre les codes secrets du feu atomique, même que Mitterrand avait une fois oublié le papier avec les codes dans son pantalon parti chez le teinturier — qu'est-ce qu'on a eu chaud, ce jour-là. Pitoyable ! J'arrête ça et je m'en vais...
Dîner avec Andreas et Benoît au Paragon thaïlandais de Motoyama — chouette ambiance, le soir. De la bière et des épices, il est question d'Afrique, de Chine et du Laos, de La Grande Vadrouille et de Bruno Ganz, de nouveaux riches et de boulangeries, etc. — le tout en anglais.
Non, pas de littérature, aujourd'hui, c'est wild, hein !
Enfin, j'ai quand même enregistré les deux premières parties de Georges Didi-Huberman dans les Chemins de la connaissance, histoire de relever le niveau général.
Le pire, c'est que ça continue le matin. Enfin, si j'ai le temps...
Tranquille, un cours et deux réunions de comités où j'ai été nommé cette année — j'apprends que j'ai deux petits budgets pour des documents destinés aux étudiants non spécialistes de français (peut-être pour des mangas traduits en français, des petits guides touristiques, culturels ou culinaires, quelques films, on verra plus tard).
mes landes mes
crêtes mes toundras
m'attendent — et je macère
à palabrer sur du skaï
m'attendent — et je macère
à palabrer sur du skaï
Revenu au bureau, un peu de France Info. Tout le monde a les cale-pieds, on dirait. Le tapis rouge est déroulé dans la cour de l'Élysée. Allez, je me connecte à France 24 qui retransmet en direct la passation comme si c'était une rencontre sportive ou, déjà, l'ouverture de Cannes, avec quelques heures d'avance et un peu plus au Nord. Sont tous beaux, les journalistes bafouillent, s'essaient à des critiques dérisoires, tout est fait pour cirer des pompes, et soyons fiers de nos institutions, et il va lui transmettre les codes secrets du feu atomique, même que Mitterrand avait une fois oublié le papier avec les codes dans son pantalon parti chez le teinturier — qu'est-ce qu'on a eu chaud, ce jour-là. Pitoyable ! J'arrête ça et je m'en vais...
Dîner avec Andreas et Benoît au Paragon thaïlandais de Motoyama — chouette ambiance, le soir. De la bière et des épices, il est question d'Afrique, de Chine et du Laos, de La Grande Vadrouille et de Bruno Ganz, de nouveaux riches et de boulangeries, etc. — le tout en anglais.
Non, pas de littérature, aujourd'hui, c'est wild, hein !
Enfin, j'ai quand même enregistré les deux premières parties de Georges Didi-Huberman dans les Chemins de la connaissance, histoire de relever le niveau général.
Commentaires
1. Le jeudi 17 mai 2007 à 00:31, par brigetoun ou brigitte célérier :
France Culture n'est plus suportable qu'après 10 heures du soir. Pour You Tube vous êtes dangereux, j'ai découvert Hermeto Pascoal et regardé ses autres vidéos (j(aime beaucoup en plus minimaliste mais pas tant que ça Musica da Lagoa) et papilloné chez Tom Waits, mais heureusement pour le reste de la matinée je n'ai pas aimé Benassi. Pour notre impérator je le laisse à sa joie, et j'attends les actes (du côté amis journalistes entrant ou sortant c'est amusant)
2. Le jeudi 17 mai 2007 à 03:00, par Berlol :
Votre après-midi était sauve ! Ceci dit, je comprends votre réserve sur Bennassi, il y a pas mal de "mauvais goût"... mais tellement amusant !
Au-delà de la musique et du mixage, qui sont d'excellente qualité, Benassi s'illustre par un certain art du détournement, comme avec son Who's your Daddy, où l'on retrouvera ce que l'on disait la semaine dernière chez Taddeï de la récupération du porno, ou d'un art pornoïde...
3. Le jeudi 17 mai 2007 à 06:23, par claudeb :
La nature unique de la physaligrue si elle ne l'excuse du moins explique ma méprise. Et finalement, avec ma tomate farcie, j'étais bien dans le cadre d'un repas. C'est que tout se mange. "Après quoi beaucoup se retrouvent aux urgences. Le front bandé. Le fromage, ça fait tout digérer, sauf lui. Fromage qui marche tout seul." Leopold Bloom m'appelle, je retourne auprès de lui, sans avoir pu profiter vraiment du billet d'aujourd'hui sur ce vieil ordinateur qui n'ouvre pas youtube. Bonsoir.
4. Le samedi 19 mai 2007 à 08:50, par Laure L :
... dans la suite de l'addiction à YouTube & autres DailyMotions... :
www.zdnet.fr/actualites/i...
5. Le samedi 19 mai 2007 à 16:51, par Berlol :
Merci du lien, ça ne m'étonne pas ! J'ai vu d'autres articles dans le site puis j'ai atterri — rien à voir — dans Google Livres où j'ai cherché Guez de Balzac... Il y a en effet une édition de Lettres choisies mais avec des pages coupées, d'autres scannées de travers, d'autres aux marges rognées. C'est absolument n'importe quoi !
Dans l'Advertissement, on peut tout de même lire : "Je ne voy prefque perfonne qui s'explique mal ; & prefque perfonne qui penfe bien". C'est beau, ça, non ?
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