Quand je me lance dans une exploration youtubesque, je ne sais pas jusqu'à quelle heure ça ira — hier soir, c'était près de deux heures du matin. Je choisis soigneusement mes liens. Et — ça qui est merveilleux — je sais qu'en voyant l'adresse, personne ne peut savoir ce que c'est. On ouvre et si on veut on cherche le rapport, ou juste on écoute. C'est comme un jeu, et ça fait partie du billet — éventuellement jusqu'aux spécifications du matériel de bricolage...
Le pire, c'est que ça continue le matin. Enfin, si j'ai le temps...

Tranquille, un cours et deux réunions de comités où j'ai été nommé cette année — j'apprends que j'ai deux petits budgets pour des documents destinés aux étudiants non spécialistes de français (peut-être pour des mangas traduits en français, des petits guides touristiques, culturels ou culinaires, quelques films, on verra plus tard).

mes landes mes crêtes mes toundras
m'attendent — et je macère
à palabrer sur du skaï


Revenu au bureau, un peu de France Info. Tout le monde a les cale-pieds, on dirait. Le tapis rouge est déroulé dans la cour de l'Élysée. Allez, je me connecte à France 24 qui retransmet en direct la passation comme si c'était une rencontre sportive ou, déjà, l'ouverture de Cannes, avec quelques heures d'avance et un peu plus au Nord. Sont tous beaux, les journalistes bafouillent, s'essaient à des critiques dérisoires, tout est fait pour cirer des pompes, et soyons fiers de nos institutions, et il va lui transmettre les codes secrets du feu atomique, même que Mitterrand avait une fois oublié le papier avec les codes dans son pantalon parti chez le teinturier — qu'est-ce qu'on a eu chaud, ce jour-là. Pitoyable ! J'arrête ça et je m'en vais...

Dîner avec Andreas et Benoît au Paragon thaïlandais de Motoyama — chouette ambiance, le soir. De la bière et des épices, il est question d'Afrique, de Chine et du Laos, de La Grande Vadrouille et de Bruno Ganz, de nouveaux riches et de boulangeries, etc. — le tout en anglais.

Non, pas de littérature, aujourd'hui, c'est wild, hein !
Enfin, j'ai quand même enregistré les deux premières parties de Georges Didi-Huberman dans les Chemins de la connaissance, histoire de relever le niveau général.