Repos, et mon coiffeur est fermé (comme toujours le lundi, mais je n'arrive pas à m'y faire).

Courses à Ginza en fin d'après-midi. Papeterie Ito-ya et dévédés chez Yamano Music.

En dînant, nous regardons Un Dimanche à la campagne (Tavernier, 1984). Nous émeut moyennement, même si l'on sait en voir la qualité. Un film ingrat, en quelque sorte.

Oui, pourquoi, ingrat, au fait ? Mais parce que sans héros positif, parce que sans trame à chute, parce que sans nécessité que ce soit ce dimanche-là plutôt qu'un autre. En fait, ce sont des qualités originales, celles précisément qui ont été primées, d'ailleurs. Elles sont visibles et reconnaissables, mais elles ne provoquent pas d'enthousiasme esthétique (au moins chez nous). Pire : elles font vibrer en chacun des cordes intérieures et familiales qui ne produisent pas un son agréable — à moins d'avoir eu une enfance et une vie merveilleuses de bout en bout, sans aucune rancœur contre qui ou quoi que ce soit, ce qui doit être fort rare, à moins d'être amnésique.