Quelques pages web pour connaître un peu les tarifs et horaires des vols d'été puis T. et moi allons à l'agence de voyage pour voir comment et à quel prix prolonger les billets pour Paris jusqu'à la Corse. Pas encore réservé mais ça devrait se décider vite. C'est dans moins de trois mois mais ça nous paraît encore très très loin...
Puis T. me quitte pour aller faire des courses et marcher dans la piscine.

Ami d'une amie, Dominique Lestel, au Japon plusieurs mois dans le cadre d'une invitation universitaire, m'avait contacté voici quelques jours pour nous rencontrer et discuter un peu. Les thèmes de ses ouvrages et sa proximité intellectuelle avec Bruno Latour, choses que j'ai découvertes sur des pages web après avoir reçu son courrier, m'ont tout de suite intéressé. Nous nous sommes retrouvés ce midi en bas de Kagurazaka, avons remonté la rue en faisant connaissance, puis déjeuné, très simplement, dans un petit restaurant de tonkatsu. Encore un peu de marche, toujours au soleil, et on est allé prendre un café à l'Institut, histoire de lui montrer ce que c'est avant qu'il ne reparte vers d'autres aventures.
Il sera le 21 juin à 18 heures à la Maison franco-japonaise, à Ebisu, pour se poser la question : « L'homme est-il plus bête que l'animal ? »

Pour nous reconnaître en bas de Kagurazaka, j'avais prévenu que j'aurai à la main un livre de la collection Folio. C'est Riz noir d'Anna Moï. J'ai eu le temps d'en lire les deux premiers chapitres. Ça commence très fort. Je veux dire très dur. Je vais continuer plus tard.

« La puanteur émane principalement des latrines sommaires, un simple seau carré, en bois, avec un couvercle. Les chaînes n'entravent pas nos déplacements à l'intérieur de la cage, et le seau est posé près de l'entrée, pour dégager le plus d'espace possible. Tao et moi, sur le bloc-lit, sommes des privilégiées. Les deux autres femmes dorment sur le sol en ciment.»  (Anna Moï, Riz noir, Paris : Gallimard, 2004, coll. Folio 4362, p. 18)

De retour à la maison, j'enregistre Répliques de samedi sur la littérature francophone, avec Michel Le Bris et Jean-Marie Borzeix. Niveau d'intérêt moyen mais pas du tout par incompétence des invités, au contraire. Peut-être parce que j'en sais déjà pas mal sur le sujet...
En revanche, Benjamin Stora m'époustouffle toujours. Sa participation à Concordance des temps (c'était également samedi) déviait finalement pas mal du thème proposé par Jean-Noël Jeanneney : L'État et l'immigration sous la IIIe République. C'était plutôt : l'état de l'immigration sous les trois derniers présidents...