À quel prix prolonger les billets
Par Berlol, lundi 28 mai 2007 à 23:59 :: General :: #652 :: rss
Quelques pages web pour connaître un peu les tarifs et
horaires des vols d'été puis T. et moi allons
à l'agence de voyage pour voir comment et à quel
prix prolonger les billets pour Paris jusqu'à la Corse. Pas
encore réservé mais ça devrait se
décider vite. C'est dans moins de trois mois mais
ça nous paraît encore très
très loin...
Puis T. me quitte pour aller faire des courses et marcher dans la piscine.
Ami d'une amie, Dominique Lestel, au Japon plusieurs mois dans le cadre d'une invitation universitaire, m'avait contacté voici quelques jours pour nous rencontrer et discuter un peu. Les thèmes de ses ouvrages et sa proximité intellectuelle avec Bruno Latour, choses que j'ai découvertes sur des pages web après avoir reçu son courrier, m'ont tout de suite intéressé. Nous nous sommes retrouvés ce midi en bas de Kagurazaka, avons remonté la rue en faisant connaissance, puis déjeuné, très simplement, dans un petit restaurant de tonkatsu. Encore un peu de marche, toujours au soleil, et on est allé prendre un café à l'Institut, histoire de lui montrer ce que c'est avant qu'il ne reparte vers d'autres aventures.
Il sera le 21 juin à 18 heures à la Maison franco-japonaise, à Ebisu, pour se poser la question : « L'homme est-il plus bête que l'animal ? »
Pour nous reconnaître en bas de Kagurazaka, j'avais prévenu que j'aurai à la main un livre de la collection Folio. C'est Riz noir d'Anna Moï. J'ai eu le temps d'en lire les deux premiers chapitres. Ça commence très fort. Je veux dire très dur. Je vais continuer plus tard.
« La puanteur émane principalement des latrines sommaires, un simple seau carré, en bois, avec un couvercle. Les chaînes n'entravent pas nos déplacements à l'intérieur de la cage, et le seau est posé près de l'entrée, pour dégager le plus d'espace possible. Tao et moi, sur le bloc-lit, sommes des privilégiées. Les deux autres femmes dorment sur le sol en ciment.» (Anna Moï, Riz noir, Paris : Gallimard, 2004, coll. Folio 4362, p. 18)
De retour à la maison, j'enregistre Répliques de samedi sur la littérature francophone, avec Michel Le Bris et Jean-Marie Borzeix. Niveau d'intérêt moyen mais pas du tout par incompétence des invités, au contraire. Peut-être parce que j'en sais déjà pas mal sur le sujet...
En revanche, Benjamin Stora m'époustouffle toujours. Sa participation à Concordance des temps (c'était également samedi) déviait finalement pas mal du thème proposé par Jean-Noël Jeanneney : L'État et l'immigration sous la IIIe République. C'était plutôt : l'état de l'immigration sous les trois derniers présidents...
Puis T. me quitte pour aller faire des courses et marcher dans la piscine.
Ami d'une amie, Dominique Lestel, au Japon plusieurs mois dans le cadre d'une invitation universitaire, m'avait contacté voici quelques jours pour nous rencontrer et discuter un peu. Les thèmes de ses ouvrages et sa proximité intellectuelle avec Bruno Latour, choses que j'ai découvertes sur des pages web après avoir reçu son courrier, m'ont tout de suite intéressé. Nous nous sommes retrouvés ce midi en bas de Kagurazaka, avons remonté la rue en faisant connaissance, puis déjeuné, très simplement, dans un petit restaurant de tonkatsu. Encore un peu de marche, toujours au soleil, et on est allé prendre un café à l'Institut, histoire de lui montrer ce que c'est avant qu'il ne reparte vers d'autres aventures.
Il sera le 21 juin à 18 heures à la Maison franco-japonaise, à Ebisu, pour se poser la question : « L'homme est-il plus bête que l'animal ? »
Pour nous reconnaître en bas de Kagurazaka, j'avais prévenu que j'aurai à la main un livre de la collection Folio. C'est Riz noir d'Anna Moï. J'ai eu le temps d'en lire les deux premiers chapitres. Ça commence très fort. Je veux dire très dur. Je vais continuer plus tard.
« La puanteur émane principalement des latrines sommaires, un simple seau carré, en bois, avec un couvercle. Les chaînes n'entravent pas nos déplacements à l'intérieur de la cage, et le seau est posé près de l'entrée, pour dégager le plus d'espace possible. Tao et moi, sur le bloc-lit, sommes des privilégiées. Les deux autres femmes dorment sur le sol en ciment.» (Anna Moï, Riz noir, Paris : Gallimard, 2004, coll. Folio 4362, p. 18)
De retour à la maison, j'enregistre Répliques de samedi sur la littérature francophone, avec Michel Le Bris et Jean-Marie Borzeix. Niveau d'intérêt moyen mais pas du tout par incompétence des invités, au contraire. Peut-être parce que j'en sais déjà pas mal sur le sujet...
En revanche, Benjamin Stora m'époustouffle toujours. Sa participation à Concordance des temps (c'était également samedi) déviait finalement pas mal du thème proposé par Jean-Noël Jeanneney : L'État et l'immigration sous la IIIe République. C'était plutôt : l'état de l'immigration sous les trois derniers présidents...
Commentaires
1. Le lundi 28 mai 2007 à 09:48, par résipiscence et honte bue :
9 mai 2007 "j'abandonne la France à son sort"
26 mai 2007 "les billets pour Paris"
Même Yannick Noah n'avait pas réussi à manger sa casquette aussi vite !
2. Le lundi 28 mai 2007 à 10:01, par Laure L :
Tu me diras quand vous êtes en Corse et où - ça pourrait être drôle de s'y croiser. Je ne blogue pas du fin fond de ma retraite locale : la connexion est toujours en 56 k, ça me rend dingue...
3. Le lundi 28 mai 2007 à 12:33, par brigetoun :
j'ai loupé "Concordance des temps" cette semaine. Je n'étais bonne qu'au sommeil. Merci de le signaler
4. Le lundi 28 mai 2007 à 13:40, par Berlol :
Pour le/la cinglé/ée qui se nomme "résipiscence et honte bue" au lieu de dire courageusement qui il/elle est et qui passe son temps sur mes billets à traquer / attendre les contradictions, je signale :
1. qu'abandonner la France à son sort, évidemment politique, ne signifie pas ne pas y aller ; par exemple, je n'ai pas écrit que je n'y remettrai plus les pieds...
2. que je pense que beaucoup de Français vivants en France, même s'ils sont moins de la majorité, ont pris la décision de l'abandonner à son sort et de "s'amuser" (et d'avoir honte) à l'avance des sous-sols de l'humanité dans lesquels ce chef d'état va l'entraîner.
3. que je n'ai jamais prétendu être parfait et dépourvu d'éventuelles contradictions, même si ce n'est pas le cas ici.
4. que je l'emmer...
5. Le lundi 28 mai 2007 à 14:39, par jenbamin :
Merci pour l'info sur Stora : mec fascinant en effet, et, en plus de ses autres qualités, vrai talent qu'il a pour la radio. Je vais écouter l'émission de ce pas (de ce clic ?)...
6. Le lundi 28 mai 2007 à 16:36, par patapon :
Du calme, l’ami ! Je pense effectivement que le (la ) dénommée résipiscence et compagnie, qui houspillle les gens avec d’autant plus d’impunité qu’il (elle) se sait couvert(e) par l’anonymat, mérite en effet quelques coup de pied au Q. Cela dit, que le président nous emmène tout droit dans le sous-sol de l’humanité, alors là, franchement… l’humanité en a vu d’autres (heureusement)! (si Bigard était devenu ministre de la Culture, je ne dis pas… et encore!)
Pour ce qui est de Stora, je le trouve effectivement fort interessant. Je te recommande son dernier bouquin sur le triple exil des Juifs d'Algerie.
7. Le lundi 28 mai 2007 à 18:27, par Berlol :
Derrida en avait déjà bien traité, je suis curieux de savoir ce que Stora peut faire à son tour et je ne doute pas que ce soit très intéressant. Pour les sous-sols, il faut leur laisser le temps de les creuser. Contrairement à toi, j'ai une certitude de turpitudes à venir.
8. Le lundi 28 mai 2007 à 19:29, par vinteix :
Les temps sont "durs"...
Enfin... On connaissait "les rats de bibliothèques"... Il y a maintenant "les rats de blogs" ou de l'internet
9. Le lundi 28 mai 2007 à 19:47, par F :
on doit tous s'en traîner 1 ou 2 comme ça, et ceux qui font de bons blogs ont droit à 3 ou 4
comment on avancerait dans le Net sans en "faire" ? - à la limite c'est pas plus compliqué que ça
font pitié
Ajouter un commentaire