On y trempe nos trois piques
Par Berlol, dimanche 1 juillet 2007 à 23:00 :: General :: #686 :: rss
Des billets d'Assouline, je ne lis habituellement que les trois
premières lignes. Pour me dire le plus souvent que ce n'est
pas la peine de continuer. Et me demander quand je vais l'enlever de ma
liste de fils de lecture. Ce matin, j'ai lu chez cet homme qui a
été l'animateur de radio le plus soporifique
qu'il m'ait été donné d'entendre
(quand il faisait les Matins de France Culture), un billet d'une grande mauvaise
foi et d'une méchanceté qui ne peut
être que vengeresse. Parlant de Répliques
d'hier et sachant ce qu'on pense tous de Finkielkraut,
Assouline attaque Guillaume Durand et plus encore
Frédéric Taddeï, les accusant notamment
de ne parler que d'eux. Assouline n'a rien dit des dizaines de Ce soir ou Jamais
dans lesquels Taddeï parle peu et seulement pour guider ses
invités, pour dire que dans Répliques,
où Finkielkraut l'interroge sur lui, Taddeï, et son
émission, Taddeï parle de lui et de son
émission. Si ce n'est pas de la mauvaise foi, je ne vois pas
comment appeler ça !
Sans parler des commentaires qui, chez Assouline, sont à l'avenant, indigents.
Je préférerais donc, à l'avenir, qu'Assouline ne regarde plus la télévision. Qu'il reste dans les livres.
Quant à Finkielkraut, autre maître ès entourloupes, il fait le procès de Ce soir ou Jamais, par l'exemple, soi disant, de la seule dernière émission et en se focalisant sur la seule Houria Bouteldja, avec qui il a eu lui-même, Finkielkraut, maille à partir, ailleurs.
Taddeï répond que cette dernière émission de la saison a justement fait apparaître que le retour de certains invités pouvait être une impasse à éviter à l'avenir, ces invités récurrents devenant en quelques sortes les chroniqueurs que Taddeï a toujours voulu éviter — comme quoi, il avait raison.
Et avec tout ça, l'émission est TRÈS intéressante... Par exemple quand Durand et Taddeï piègent Finkielkraut sur Littell (après la mi-temps, vous verrez pourquoi). Et puis un bon 40 % de l'émission est quand même consacré à débattre de la valeur (culturelle, artistique, etc.), quand Finkielkraut laisse parler ses invités — qui ont finalement peu le temps de parler d'eux-mêmes, je trouve.
N'écoutez pas, si vous voulez faire les autruches ! De toute façon, je garde tout.
Depuis
des mois qu'on avait reporté et annulé, pour
mille raisons, ça arrive enfin : T. et moi allons
déjeuner avec Laurence et Christian au Chalet
Swiss Mini, restaurant de fondue savoyarde sis
près de Nippori, en bordure du quartier de Yanaka,
où nos amis ont la joie visible d'habiter. C'est un
véritable chalet, entièrement boisé,
en plein Tokyo, entouré d'un jardin où verdoient
des centaines de variétés d'herbes, de fleurs et
même de fruits puisqu'il y a des mûres on ne peut
plus mûres et succulentes (on a le droit d'en manger). J'y
trouve aussi plusieurs sortes de menthe, de florissants artichauts.
Après une mise en bouche, une petite salade verte sur laquelle paît une tête de vache en carotte, accompagnés d'un fendant de là-bas, nous nous tapons un caquelon de fondue sans que personne n'y perde son morceau de pain. On y trempe nos trois piques quand Christian cesse, pour manger, ses grands mouvements touillants... Tout le monde est très détendu, aux autres tables aussi. Il y a des objets suisses un peu partout, et même des pains et des viennoiseries. On en achète. À la sortie, on ne se sent pas lourd.
Et nous voici partis pour un tour de
Yanaka, temples, petites boutiques-galeries, ruelles et passages
couverts. Je n'y étais pas revenu depuis la visite du quartier en accompagnant
des sandiens en 2004, alors que T., elle, ne connaît tout
simplement pas ce quartier. C'est toujours aussi agréable.
Et il y a toujours des portes inaperçues la fois
précédente, des recoins où sourient
des temples qu'on n'avait jamais vus, comme un qui a un bassin de
lotus, ce que fait remarquer le doigt de Laurence, un autre dont un pin
étayé pousse à
45 °... Et celui, siamois, d'un seul grand
toit abritant un temple bouddhiste et un sanctuaire
shintoïste.
Troisième et quatrième côtés de notre promenade carrée, en bas de la colline puis la remontant à nouveau, une rue commerçante et automobile puis la rue piétonne très animée, dite Yanaka Ginza — le petit Ginza de Yanaka.
De temps en temps, Laurence ressemble à Jeanne Balibar, et Christian à Jean-Pierre Darroussin. C'est toujours amusant de saisir d'infimes ressemblances, toujours dans de fugaces attitudes, donc effacées à la seconde qui suit. Sauf que parfois une photographie les fixe.
Ayant de surcroît
acheté une tourte aux pommes pour le goûter, nous
revenons chez nos amis pour un thé final, admirant le
sourire et la sagesse de leur petite A., fillette de deux ans qu'une
nounou gardait depuis notre arrivée matinale.
Je reconnais avec amusement ce style de maison qu'habitent au Japon quelques couples d'étrangers avec enfants parmi ceux que j'ai connus, le premier ayant été, vers 1992-1993, celui d'un collègue de Waseda nommé John Collick, qui ne resta que trois ans et que je vis repartir avec tristesse, épouse et fillette, pour son Angleterre natale (et chez qui il y avait aussi ce genre de poupée).
Au final une excellente journée — sans pluie malgré les nuées tournoyantes — que nous finissons, après retour, repos et Poulet au vinaigre sur TV5 (Chabrol, 1985), par une soupe de tomate d'été (légère, aillée et au céleri) et rien à la télé.
Une journée sans lecture, aussi. En contradiction avec la promesse que je m'étais faite pour juillet. Il faudra dès demain y remédier.
Sans parler des commentaires qui, chez Assouline, sont à l'avenant, indigents.
Je préférerais donc, à l'avenir, qu'Assouline ne regarde plus la télévision. Qu'il reste dans les livres.
Quant à Finkielkraut, autre maître ès entourloupes, il fait le procès de Ce soir ou Jamais, par l'exemple, soi disant, de la seule dernière émission et en se focalisant sur la seule Houria Bouteldja, avec qui il a eu lui-même, Finkielkraut, maille à partir, ailleurs.
Taddeï répond que cette dernière émission de la saison a justement fait apparaître que le retour de certains invités pouvait être une impasse à éviter à l'avenir, ces invités récurrents devenant en quelques sortes les chroniqueurs que Taddeï a toujours voulu éviter — comme quoi, il avait raison.
Et avec tout ça, l'émission est TRÈS intéressante... Par exemple quand Durand et Taddeï piègent Finkielkraut sur Littell (après la mi-temps, vous verrez pourquoi). Et puis un bon 40 % de l'émission est quand même consacré à débattre de la valeur (culturelle, artistique, etc.), quand Finkielkraut laisse parler ses invités — qui ont finalement peu le temps de parler d'eux-mêmes, je trouve.
N'écoutez pas, si vous voulez faire les autruches ! De toute façon, je garde tout.
Depuis
des mois qu'on avait reporté et annulé, pour
mille raisons, ça arrive enfin : T. et moi allons
déjeuner avec Laurence et Christian au Chalet
Swiss Mini, restaurant de fondue savoyarde sis
près de Nippori, en bordure du quartier de Yanaka,
où nos amis ont la joie visible d'habiter. C'est un
véritable chalet, entièrement boisé,
en plein Tokyo, entouré d'un jardin où verdoient
des centaines de variétés d'herbes, de fleurs et
même de fruits puisqu'il y a des mûres on ne peut
plus mûres et succulentes (on a le droit d'en manger). J'y
trouve aussi plusieurs sortes de menthe, de florissants artichauts.Après une mise en bouche, une petite salade verte sur laquelle paît une tête de vache en carotte, accompagnés d'un fendant de là-bas, nous nous tapons un caquelon de fondue sans que personne n'y perde son morceau de pain. On y trempe nos trois piques quand Christian cesse, pour manger, ses grands mouvements touillants... Tout le monde est très détendu, aux autres tables aussi. Il y a des objets suisses un peu partout, et même des pains et des viennoiseries. On en achète. À la sortie, on ne se sent pas lourd.
Et nous voici partis pour un tour de
Yanaka, temples, petites boutiques-galeries, ruelles et passages
couverts. Je n'y étais pas revenu depuis la visite du quartier en accompagnant
des sandiens en 2004, alors que T., elle, ne connaît tout
simplement pas ce quartier. C'est toujours aussi agréable.
Et il y a toujours des portes inaperçues la fois
précédente, des recoins où sourient
des temples qu'on n'avait jamais vus, comme un qui a un bassin de
lotus, ce que fait remarquer le doigt de Laurence, un autre dont un pin
étayé pousse à
45 °... Et celui, siamois, d'un seul grand
toit abritant un temple bouddhiste et un sanctuaire
shintoïste.Troisième et quatrième côtés de notre promenade carrée, en bas de la colline puis la remontant à nouveau, une rue commerçante et automobile puis la rue piétonne très animée, dite Yanaka Ginza — le petit Ginza de Yanaka.
De temps en temps, Laurence ressemble à Jeanne Balibar, et Christian à Jean-Pierre Darroussin. C'est toujours amusant de saisir d'infimes ressemblances, toujours dans de fugaces attitudes, donc effacées à la seconde qui suit. Sauf que parfois une photographie les fixe.
Ayant de surcroît
acheté une tourte aux pommes pour le goûter, nous
revenons chez nos amis pour un thé final, admirant le
sourire et la sagesse de leur petite A., fillette de deux ans qu'une
nounou gardait depuis notre arrivée matinale.Je reconnais avec amusement ce style de maison qu'habitent au Japon quelques couples d'étrangers avec enfants parmi ceux que j'ai connus, le premier ayant été, vers 1992-1993, celui d'un collègue de Waseda nommé John Collick, qui ne resta que trois ans et que je vis repartir avec tristesse, épouse et fillette, pour son Angleterre natale (et chez qui il y avait aussi ce genre de poupée).
Au final une excellente journée — sans pluie malgré les nuées tournoyantes — que nous finissons, après retour, repos et Poulet au vinaigre sur TV5 (Chabrol, 1985), par une soupe de tomate d'été (légère, aillée et au céleri) et rien à la télé.
Une journée sans lecture, aussi. En contradiction avec la promesse que je m'étais faite pour juillet. Il faudra dès demain y remédier.
Commentaires
1. Le dimanche 1 juillet 2007 à 07:32, par vinteix :
ça ressemble à quoi des "sandiens" ?
Non, je plaisante... mais je trouve que vous avez un certain courage pour manger une fondue savoyarde par le temps qu'il fait ! enfin, je ne sais pas à Tokyo ce soir... mais à Fukuoka, c'est l'entrée dans le sauna...
2. Le dimanche 1 juillet 2007 à 07:57, par vinteix :
Sinon, une petite question aussi concernant la superbe photo du billet du jeudi 28 juin : ce que j'interprète vaguement comme "une sorte" de maître-moine bouddhiste au corps squelettique... as-tu quelque précision là-dessus ? perso, je n'ai jamais vu une telle image, même si j'ai déjà entendu parler de certains maîtres qui mouraient ainsi, en pleine méditation, en atteignant le "nirvana"... S'agit-il de cela ?
3. Le dimanche 1 juillet 2007 à 15:24, par patapon :
“Ce qu’on pense tous de Finkielkraut…” ben non, mon vieux ! Ce que VOUS pensez de Finkielkraut. Parce que je pense, moi, qu’il a raison, et qu’avec des gens comme Houria Bouteldja justement, qui osent dire à la télé publique qu’ils ont inventé le mot “souchiens” pour qualifier les français dits “de souche”, l’obscénité raciste atteint des sommets. Quiconque entend ce terme ne peut s’empêcher de poser l’équation “souchiens=sous-chiens” ; et l’on sait qu’animaliser, ou sous-animaliser l’autre est l’un des plus grossiers procédés racistes qui soient… Que les Houria Bouteldja et consorts ne s’étonnent pas, après, que des crétins les traitent en retour de “macaques”. Non, je trouve bonne, saine et juste la manière que Finkielkraut a de remettre les abrutis en place, et de débusquer les pièges langagiers et idéologiques de la nouvelle glose tiers-mondiste, antirépublicaine et antisémite. Vive Finkielkraut !
4. Le dimanche 1 juillet 2007 à 15:37, par patapon :
PS: ERRATUM: ils s’agit bien sûr de la nouvelle gnose (et non pas glose!) antisémite, tiers-mondiste et antirépublicaine: nouvelle doxa, avec ses “penseurs”, ses apôtres et ses héros, des Indigènes de la République aux islamo-fascistes de tout poil… (en passant par la mouvance écolo-tiers-mondo-joseboviste…)
5. Le dimanche 1 juillet 2007 à 15:59, par Berlol :
Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, je ne parle pas du tout, mais alors pas du tout de ça. Je parle du procédé qui consiste à stigmatiser et critiquer une émission en se basant sur un seul exemple et même sur une seule invitée de cette émission ! Et qui est le même procédé éhontément repris par un blogueur populiste pseudo-littéraire.
Pour le reste, je serai bref : ce n'est pas parce qu'Houria Bouteldja a tort qu'Alain Finkielkraut a raison. (C'est là ce que tu articules à tort, et tu le sais, toi aussi.)
Enfin, je ne crois pas que H. Bouteldja ait eu l'intelligence langagière de penser à un éventuel double sens de son mot. Je crois même qu'elle s'en défendra, dira qu'elle en est la première surprise. On lui rétorquera que c'est son inconscient qui a parlé. Et l'on n'aura pas tort. Mais c'est tout aussi bien l'inconscient de l'autre...
Pour une encore meilleure compréhension des attaques de Finkielkraut contre Taddeï (puisqu'il faut mettre les points sur les i, ici aussi), voir mon billet du 25 juin où je signalais que cette même dernière émission de Ce soir ou Jamais commençait par un entretien avec Edgar Morin (ce qu'Alain Finkielkraut se garde bien de rappeller dans son Répliques d'hier), au milieu duquel Taddeï repassait un extrait vidéo d'un débat Morin-Finkielkraut, qui n'était pas à l'avantage de ce dernier...
6. Le dimanche 1 juillet 2007 à 21:41, par patapon :
Certes, mais pour moi, les propos de Finkielkraut ne sont pas des attaques. Ce qu’il dit, c’est qu’à la télé (audimat oblige!) il n’y a guère de place pour la nuance et que les grandes gueules font certainement plus d’audience que les intellos. Plus c’est gros, plus ça passe, et quand en plus il s’agit de prêcher une « bonne parole » qui est dans l’air du temps, alors là, on est sûr de cartonner!
7. Le lundi 2 juillet 2007 à 00:26, par Berlol :
Qu'il dise cela des émissions people, des Delarue, Cauet et alii, je suis d'accord. Mais pourquoi alors attaquer précisément deux personnes parmi les rares qui font effectivement autre chose ? Car, Ce soir ou Jamais a précisément fait la preuve du contraire de ce que tu dis de la télé, pendant plus de cent émissions depuis septembre dernier. Mais en as-tu regardé une, seulement ? Non ? Ce n'est pourtant pas faute que j'en aie parlé ! Après, si tu préfères faire confiance tranquillement à Papa Finkielkraut pour dénoncer ce que lui-même n'a pas vu, je vous laisse entre vous.
8. Le lundi 2 juillet 2007 à 00:47, par patapon :
Bien sûr que j’en ai vu, et même plus d’une! Je trouve d’ailleurs que ces émissions ne sont pas mal du tout. Mais quand on réunit sur un plateau mettons… huit personnes, évidemment, ça tourne vite au saupoudrage et on n’a pas le moyen d’approfondir les choses, puisqu’il faut que chacun ait son temps de parole ! Le cher "Finkie" n’est pas mon papa, mais mon Socrate ! Et comme disait Rousseau: “De nos jours il est vrai, Socrate n’eût point bu la cigüe, mais il eût bu dans une coupe encore plus amère la raillerie insultante et le mépris, pires cent fois que la mort.”
9. Le lundi 2 juillet 2007 à 01:11, par Fan à tics :
L'irréfutable signe de la pertinence de Finkielkraut est qu'il exaspère et ridiculise systématiquement tous ceux qu'il est succulent, et indispensable, d'énerver. Votre liste, Patapon, bien qu'incomplète, en cite les essentiels... Vive Finkielkraut !
Une autre des ignominies de la haineuse Houria Bouteldja est d'avoir postulé que l'identité française se bornait à la détention d'une carte d'identité, rejoignant d'ailleurs un axiome lu naguère dans la bible de la bien-pensance téléramante. Le piteux Beineix ne s'en est pas autant scandalisé que de la couleur des chaussettes de Mitterrand.
10. Le lundi 2 juillet 2007 à 01:19, par Berlol :
Bon, alors tout va bien, Patapon. Mais moi, je n'en ferai pas mon Socrate ! Trop argutieux...
Oui, les chaussettes de Frédéric Mitterrand... C'était du grand-guignol, cette fin d'émission. FM consentait, in fine, à les montrer... Lourd, le Beineix, sur ce coup-là !
11. Le lundi 2 juillet 2007 à 03:17, par m sonnet :
Pendant que tous ceux-là que je n'ai jamais vus causent, moi je lis ou j'écoute Veinstein, ou je lis en écoutant Veinstein, et ça ne va pas plus mal forcément
12. Le lundi 2 juillet 2007 à 04:28, par Fan à tics :
Voici un post de "Autour des Matins", lisible à:
ponolice.blog.lemonde.fr/
"02 juillet 2007
Préférer avoir raison avec Finkielkraut que tort avec Aounit
Ca fait maintenant des années qu’on nous bassine avec les questions de sécurité, que le Grand Homme les met en scène, que, lois après lois, on renforce le dispositif policier… et ça ne marche pas vraiment. Les voitures brûlent, on pille la Gare du Nord, on passe à tabac un passant qui a le malheur de prendre une photo… et en face, on conduit un peu vite, très vite, ou bien on laisse un homme ivre très près d’un canal. Etc.
Ces questions, souvent tragiques, n’avancent pas. Elles nous pourissent la vie, elles nous menacent jusque dans notre liberté de penser, voire d’aller et venir.
Nombreux sont ceux qui croient que la faute nous reviendrait : nous aurions généré de l’exclusion et la prendrions en boomerang via la délinquance des uns, la tentation terroriste des autres. D’autres insistent sur un supposé laxisme qui expliquerait tous les débordements.
Ces deux types d’explications, qu’elles soient antagonistes ou complémentaires ont leur part de vérité. Leur part seulement. Il va falloir vraiment réfléchir, ensemble.
Je crois que notre grand chantier, dans les années à venir, consistera à penser la révolte, à déconstruire les discours, à ne pas être dupes de l’attractivité du simplisme fondamentaliste qui est derrière tout cela, et par là, refonder une approche républicaine qui permette une intériorisation de l’ordre démocratique, comme un respect qu’on se doit à soi-même autant qu’on le doit aux autres.
Ce sera difficile.
Si hier, il valait mieux avoir tort avec Sartre, que raison avec Aron, aujourd’hui, il est plus facile d’avoir tort avec Mouloud Aounit que raison avec Alain Finkielkraut. Les volées de bois vert sont prêtes, et les amis de Besancenot et de ses métastases socialistes, voire centristes, n’ont jamais fait dans la dentelle. Ils cognent, gavroche ivres d’innocence et de haine d’un monde simplifié pour la bonne cause. Une dose de certitude sur les “infidèles” contre lesquels on a dressé la surdité en valeur et la boucle est bouclée.
Qui ne comprend pas l’urgence d’une telle démarche doit d’urgence écouter la dernière chronique de Marc Kravetz ou écouter de près les infos qui viennent de Londres. La question de notre liberté, et notamment de notre presse, sujet de ce matin, c’est sur ces enjeux-là qu’elle se joue."
13. Le lundi 2 juillet 2007 à 14:27, par jenbamin :
bon ben voilà Berlol, maintenant tu sais comment faire pour attirer des commentaires : suffit de mettre le nom d'Alain F., et ça pleut tout seul... rien que pour ça, vive Alain F. ! (pouf pouf pouf...)
En fait d'Alain, je crois en effet je préfère Veinstein...
14. Le dimanche 8 juillet 2007 à 13:03, par christian :
Coucou Berlol! Coucou Patapon!
Merci de la visite, de l'article et de la photo!
Cette fondue était bien légère et ne nous a point fait transpirer.
À bientôt!
15. Le dimanche 8 juillet 2007 à 16:55, par Berlol :
Salut Chrichri ! T'as mis du temps, pour passer ! Pour la photo, c'est tout simplement une des plus belles de l'année ! (grâce au modèle...)
16. Le jeudi 12 juillet 2007 à 05:25, par Bob :
Croyez-vous pouvoir nous enfumer longtemps à coup "d'universalisme abstrait" et de pratiques des plus troubles.... La France à une conception "racialiste" de la nation, conception qui est partagée tant par la gauche que par la droite...Dans l'inconscient collectif, un Antillais, qui est français depuis quatre cents ans [au plan juridique], n’est pas français [au plan de l’identité nationale], c'est un noir....Si communaiutarisme , il y a, c'est d'abord un "communautarisme blanc", un vieux réflexe colonial profondément ancré dans la cervelle des francaouis souchiens, qui postule qu'ils sont de vrais français, des français "légitimes", qui ont une ascendance "naturelle" (civilisationelle) sur les français non-blancs, qui pour eux ne sont que des français de papier, des sous-citoyens qu'au mieux on tolère "magnanimement", lorsqu'elle sait rester à sa place... Et tout cela se dissimule sous un discours de façade sur la "République", la "Laïcité", les "Droits de l'homme", en total décalage(le décalage devient de plus en plus criant! ) avec le réel concret et pratique... Ceux qui font semblant de ne pas voir cela sont des fumiers qui défendent leurs prébendes!
PS : Pour les adeptes de Finky, la Hyène sioniste, on ne vous a pas entendu commenter sa ses propos sur l'équipe de France ("noir, noir, noir"), qui eux étaient des propos clairement racistes pourtant... On sait pour qui vous roulez...
17. Le jeudi 12 juillet 2007 à 06:24, par Berlol :
Qui connaît l'inconscient collectif ?
Bientôt, il ne sera plus si important que ça d'être français.
Déjà, peut-être.
Pendant que l'on se focalise sur des questions de "race", que l'on se traite de tous les noms, les grandes fortunes sont de plus en plus grandes, de mieux en mieux défendues, et la misère s'étale partout. Alors je m'interroge : et si l'entretien des "combats" communautaristes (ou inter-ethniques, ou racialistes, ou du nom que l'on voudra), n'était qu'un moyen de détourner l'attention de l'essentiel ?
18. Le jeudi 12 juillet 2007 à 08:43, par Dom :
Bob, il n'y a pas de discrimination légale en France. Point.
Alors, vous vous organisez, vous faites valoir vos droits, et vous lâchez la grappe aux francaouis souchiens. Deal ?
Pour des nations "racialistes", allez plutôt faire un petit tour en Extrême-Orient.
Comme le laisse entendre Berlol, les discriminations françaises sont bien plutôt socio-culturelles que raciales : vous croyez vraiment que les white trash des quartiers sont mieux traités que vous ? Outreau, ça vous dit quelque chose ?
Ajouter un commentaire