C'était son premier parc
Par Berlol, dimanche 8 juillet 2007 à 23:44 :: General :: #693 :: rss
« Twunt est un néologisme
argotique, composé d'un mélange de deux mots
grossiers, twat
et cunt,
qui désignent tous deux l'organe sexuel féminin.
Dès lors, le traduire
par "enculé" démontre une
méconnaissance de l'anglais, de l'anatomie,
et de la grammaire, car ils traduisent un génitif par un
participe
passé.» (Extrait savoureux du Journal
d'un avocat de ce matin, il faudra sans doute
que je ferme les commentaires, sans quoi toute la boue
angloïde et spamique du web va venir s'y agglutiner...)
Le ministre Xavier Darcos, futur fossoyeur de l'éducation nationale, est aussi l'auteur d'une bien belle conférence sur Prosper Mérimée (17 janvier 2005) et même d'une biographie.
Pour l'heure, je retrouve des amies dans le dernier numéro de Florilettres, précisément consacré à Mérimée, dans la perspective du colloque de Cerisy en septembre.
Je finis de rassembler tous les documents du web consacrés à Mérimée, le gros étant constitué, comme de juste, par le fonds Gallica.
J'arrose, sur le balcon, et découvre qu'un des boutons du citronnier a fleuri et qu'il y a maintenant quatorze autres boutons. Je suis comblé. Il a pris son temps mais il a fini par répondre positivement au changement de pot et de terre. Nous ne savons pas grand chose de ce qu'est le temps pour un citronnier. Moi, en tout cas.
Moyennement motivés, on se force tout de même à sortir les vélos pour ne pas rester enfermés toute la journée. Modeste objectif : aller à l'Office Depot d'Ichigaya pour y récupérer un article commandé il y a deux semaines et savoir si je peux commander l'appui-tête qui va avec mon fauteuil de bureau. Avec le nombre d'heures que j'y passe, il vaut mieux ne pas rechigner sur le matériel. Une fois ces courses faites, mis en jambes, on a plutôt envie de continuer. Montée de Yotsuya, avenue vers le Palais impérial (Porte Ouest), descente le long des douves jusqu'au parc Hibiya. On y entre en tenant nos vélos à la main. Changement de rythme et de dimension. T. s'y retrouve comme dans son enfance, c'était son premier parc. À l'autre bout du monde, ma mère me menait au Parc Monceau...
L'image me vient de ce parallèle d'enfants qui jouent plus ou moins au même moment dans deux parcs similaires, fruits d'un même processus de domestication du végétal en gazons, allées, fleurs, bancs, fontaines et kiosques — et qui se rencontreront quelques dizaines d'années après.
Sur TV5 Monde, La Fleur du mal (Chabrol, 2003), film que je n'avais pas encore vu et que je trouve bien mièvre. Le monde féroce qu'est la bourgeoisie de province n'est l'objet, cette fois, d'une peinture féroce que si l'on fait un gros effort intellectuel pour se figurer tout ce qui est suggéré, raconté mais pas montré. Chabrol nous avait habitués à mieux, c'est-à-dire à plus mis en scène, plus pourri, plus grinçant, et parsemé de belles répliques. Mais ici, beaucoup de dialogues tombent plat, convenus, le retour du fils après trois ans d'États-Unis ne sert à rien dans l'intrigue principale, la candidate Nathalie Baye n'a aucun charisme et son co-listier est lui aussi totalement inutile, même pour faire vrai ou couleur locale. Le pire est quand même ce terrible manque de moyen ou d'inspiration, vaguement transformé en parti pris stylistique : les flash-backs de la grand-mère, censés expliquer le marigot collabo-résistant d'il y a cinquante ans, ne sont composés que de quelques voix off, bribes de souvenirs d'une Suzanne Flon quasi inexpressive à ces moments-là.
Le ministre Xavier Darcos, futur fossoyeur de l'éducation nationale, est aussi l'auteur d'une bien belle conférence sur Prosper Mérimée (17 janvier 2005) et même d'une biographie.
Pour l'heure, je retrouve des amies dans le dernier numéro de Florilettres, précisément consacré à Mérimée, dans la perspective du colloque de Cerisy en septembre.
Je finis de rassembler tous les documents du web consacrés à Mérimée, le gros étant constitué, comme de juste, par le fonds Gallica.
J'arrose, sur le balcon, et découvre qu'un des boutons du citronnier a fleuri et qu'il y a maintenant quatorze autres boutons. Je suis comblé. Il a pris son temps mais il a fini par répondre positivement au changement de pot et de terre. Nous ne savons pas grand chose de ce qu'est le temps pour un citronnier. Moi, en tout cas.
Moyennement motivés, on se force tout de même à sortir les vélos pour ne pas rester enfermés toute la journée. Modeste objectif : aller à l'Office Depot d'Ichigaya pour y récupérer un article commandé il y a deux semaines et savoir si je peux commander l'appui-tête qui va avec mon fauteuil de bureau. Avec le nombre d'heures que j'y passe, il vaut mieux ne pas rechigner sur le matériel. Une fois ces courses faites, mis en jambes, on a plutôt envie de continuer. Montée de Yotsuya, avenue vers le Palais impérial (Porte Ouest), descente le long des douves jusqu'au parc Hibiya. On y entre en tenant nos vélos à la main. Changement de rythme et de dimension. T. s'y retrouve comme dans son enfance, c'était son premier parc. À l'autre bout du monde, ma mère me menait au Parc Monceau...
L'image me vient de ce parallèle d'enfants qui jouent plus ou moins au même moment dans deux parcs similaires, fruits d'un même processus de domestication du végétal en gazons, allées, fleurs, bancs, fontaines et kiosques — et qui se rencontreront quelques dizaines d'années après.
Sur TV5 Monde, La Fleur du mal (Chabrol, 2003), film que je n'avais pas encore vu et que je trouve bien mièvre. Le monde féroce qu'est la bourgeoisie de province n'est l'objet, cette fois, d'une peinture féroce que si l'on fait un gros effort intellectuel pour se figurer tout ce qui est suggéré, raconté mais pas montré. Chabrol nous avait habitués à mieux, c'est-à-dire à plus mis en scène, plus pourri, plus grinçant, et parsemé de belles répliques. Mais ici, beaucoup de dialogues tombent plat, convenus, le retour du fils après trois ans d'États-Unis ne sert à rien dans l'intrigue principale, la candidate Nathalie Baye n'a aucun charisme et son co-listier est lui aussi totalement inutile, même pour faire vrai ou couleur locale. Le pire est quand même ce terrible manque de moyen ou d'inspiration, vaguement transformé en parti pris stylistique : les flash-backs de la grand-mère, censés expliquer le marigot collabo-résistant d'il y a cinquante ans, ne sont composés que de quelques voix off, bribes de souvenirs d'une Suzanne Flon quasi inexpressive à ces moments-là.
Commentaires
1. Le dimanche 8 juillet 2007 à 09:02, par brigetoun :
pas vu ce Chabol. Postérieur à l'époque où j'ai pris le virage cinéma au théâtre, faute de temps pour les deux. Et puis je ne supporte plus le cinéma depuis qu'on doit prendre un film au début. Mes manies.
Un but pour quand j'aurai un peu plus de temps, vous verrez à la retraite on n'en a pas, chrercher Avignon chez Mérimée
2. Le dimanche 8 juillet 2007 à 10:19, par brigetoun :
est ce ici que je ne dois plus venir
3. Le dimanche 8 juillet 2007 à 16:54, par Berlol :
Quelqu'un vous a dit de ne plus venir ici ? Que vouliez-vous dire ?
4. Le dimanche 8 juillet 2007 à 21:08, par brigetoun :
j'ai eu un commentaire extrèmement désagréable une fois encore sur mes commentaires idiots sur des blogs, puis un pour insister, proche de consultations m'arrivant par l'intermédiaire du votre, entre autres mais seuls identifiables. Je m'en voudrais d'être pénible
5. Le lundi 9 juillet 2007 à 01:43, par Berlol :
Bah oui, mais il n'y avait rien d'idiot à proposer Hugo quand c'était Nerval. Pour le reste, je ne lis presque rien d'autre, et surtout pas les blogs politiques où je crois savoir que vous allez parfois...
6. Le lundi 9 juillet 2007 à 04:58, par patapon :
Non, n’en déplaise à Guy Birenbaum (qui d’ailleurs ne va pas si loin), je ne crois pas du tout, mais alors pas du tout, que Xavier Darcos doive être le fossoyeur de l’Éducation nationale. Je l’ai entendu l’autre jour sur France Culture, et je peux te dire que cet homme intelligent et compétent n’a pas le couteau entre les dents !
7. Le lundi 9 juillet 2007 à 06:37, par Berlol :
Tu es bien sûr de toi. Plaise au ciel que tu aies raison ! Ceci dit, nous verrons, l'été sera long (malgré la météo en France).
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