Il y a tellement d'expériences à tenter que je n'ai parfois pas le temps de les approfondir. Pourtant...
C'est vrai, Second Life, c'est un truc de longue haleine. Donc pas étonnant que je n'aie pas eu le temps d'y replonger depuis samedi. D'ailleurs, je n'ai jamais, mais alors jamais eu de goût pour les jeux vidéos. En revanche, après être passé du site de Fançois Bon au blog Cluster 21, puis au compte rendu du colloque Dilicom de juin dernier, j'ai visité avec enthousiasme le blog de Jean-Michel Billaut pour y découvrir l'offre totalement nouvelle (pour moi) de Vocal Fruits, une plate-forme en web 2.0 capable de récupérer des fils RSS pour en diffuser la synthèse vocale, disponible tout de suite en ligne, en podcast ou sur téléphone mobile.
J'ai essayé ce matin, et décidé d'y inscrire (affilier ? comment dire ?) le JLR, à titre expérimental. Le résultat est assez intéressant. Tout nouvel inscrit dispose d'un crédit de 100 écoutes. Largement le temps de voir (et d'entendre) si on a envie de continuer (et de payer).
Essayez ! Mais je ne sais pas comment ça marche quand on n'est pas inscrit. Vous me direz.

Au dîner d'avant hier, M. avait relevé que j'avais signé dès son lancement la pétition pour Arrêt sur images. Lui aussi, d'ailleurs. J'ai vérifié. Il disait qu'il regardait de temps en temps la liste des nouveaux signataires, chose que je n'avais pas eu l'idée de faire. Ça les fera-t'y revenir en Poitou-Charentes ?

Non, je ne dirai pas maintenant tout le mal que je pense de l'initiative Blogauteurs, de la tournure que ça prend. Ni des dents à rayer les parquets qui se cachent derrière les dévouements de samaritains. Mais seulement l'ineptie, digne des meilleurs charlatans de foire, de ce slogan accrocheur : « Cliquez ici et devenez écrivain grâce à Internet ».
Si au moins on savait ce que c'est qu'un écrivain, ou même un auteur !
Ceci dit, j'ai peut-être tort. C'est vrai qu'on n'a pas besoin de savoir ce que c'est qu'un capitaliste pour jouer au loto.

Heureusement que j'ai pu me sortir de tout ça et... aller au sport avec T., après le déjeuner.
Avant d'y être, on est passé dans un grand magasin où j'ai enfin réussi à acheter une poêle pour remplacer celle qui, à Nagoya, perd son revêtement cancérigène (fini pour moi, les poêles à revêtement !). On a aussi acheté un système pour l'arrosage automatique quand on ne sera pas là, tout un long mois. Marrant, d'ailleurs, parce qu'après ça, j'ai reçu un courriel de notre hôtesse française pour vérifier nos dates et aussi dans le but de savoir quand on pourra arroser chez elle...
Lecture en pédalant, je finis presque le Bayard. Il a tout compris. J'expliquerai quoi et pourquoi demain, ou après demain...
En attendant, juste ce placement du mot plasticité, qui est admirable.

« Reconnaître que les livres ne sont pas des textes fixes, mais des objets mobiles, est en effet une position déstabilisante, puisqu'elle nous confronte, par le biais de leur miroir, à notre propre incertitude, c'est-à-dire à notre folie. C'est cependant, plus franchement que Lucien [des Illusions perdues], en acceptant le risque de nous y confronter que nous pouvons à la fois approcher les œuvres dans leur richesse et échapper aux situations de communication inextricables dans lesquelles la vie nous place.
En effet, reconnaître à la fois la mobilité du texte et sa propre mobilité est un atout majeur qui confère une grande liberté pour imposer aux autres son point de vue sur les œuvres. Les héros de Balzac montrent bien la remarquable plasticité de la bibliothèque virtuelle et la facilité avec laquelle elle peut se plier aux exigences de celui qui est décidé, livre lu ou non, à faire valoir, sans se laisser détourner par les remarques des soi-disant lecteurs, la justesse de sa perception des choses.» (Pierre Bayard, Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ?, p. 131-132)