Passage, tissage, glanage, etc.
Par Berlol, vendredi 13 juillet 2007 à 23:59 :: General :: #698 :: rss
Curieux de savoir combien de personnes avaient
écouté
Durutti Column
depuis la mise en ligne (moins de 24 heures), je suis allé
consulter
les statistiques de mon domaine (ce que je fais peu parce que plus
compliqué que
les statistiques du blog). Là, surprise, ça m'a
d'abord
sauté aux yeux, j'ai
constaté que, rien que pour ces 13 premiers jours de
juillet,
les trois requêtes
les plus fréquentes sur le blog sont : Volodine
(294 pages
vues), Duras
(180) et Molloy (159) — alors qu'il n'est question d'aucun
des
trois ce mois-ci. Là, tout de suite, un grand rayon de
plaisir,
comme du soleil (il
pleut, un typhon arrive...).
Rayon audio, justement, le mp3 le plus écouté de ma toute petite série est l'extrait des Pêcheurs de perles version supermarché japonais (227), suivi du cours sur Flaubert du 12 mai (56) et, plus loin, enfin, les Durutti Column : 54 pour l'un et 52 l'autre, soit plus de deux fois par heure.
On voit bien que le silence des commentateurs, qu'il nous faut sagement envisager de concevoir comme une forme de sagesse, n'empêche pas une grande activité de passage, tissage, glanage, etc. Exactement ce que je fais moi-même par ailleurs...
En revanche, la requête du mot flaubertible n'a eu que 15 occurrences. À y réfléchir, c'est sans doute normal puisque le mot n'existe pas (ou pas depuis plus de quelques semaines). Or les gens cherchent à partir de termes qu'ils connaissent déjà (on ne peut chercher à partir d'un mot qu'on ne connaît pas...). Actuellement, cette recherche ne peut s'effectuer qu'à partir du blog, en voyant le mot dans la colonne de droite, ou après une requête flaubertienne classique qui aura fait connaître ce terme, ou suite à réception du dernier Bulletin Flaubert, par exemple, parce qu'il le mentionnait.
Centre de sport en matinée, avec lecture de Bergounioux à vélo. J'aime son écriture, son style, sa fermeté, ses idées, alors que je ne peux partager ces dernières — du fait même de l'endroit où je suis, suis-je tenté de dire. En effet, un tel centre de sport représente parfaitement les changements sociaux que Bergounioux regrette...
J'ai d'ailleurs tiqué dès le début car je ne puis appartenir au nous qu'il emploie (c'est le premier mot). Implicitement nous collectif humain, ce n'est qu'après plusieurs pages que l'on comprend que son nous représente un petit nombre de personnes, éduquées, voire intellectuelles, nées vers le milieu du XXe siècle et toutes issues du centre de la France. Ce qui ne le prive cependant pas, et souvent, d'une certaine valeur universelle...
« Notre heure ne vaut sans doute pas mieux ni moins qu'aucune autre. La masse des injustices et des cruautés, le volume des souffrances que le genre humain s'inflige à lui-même n'ont pas dû varier beaucoup depuis l'époque de Kant. Ce qui a changé, c'est que nous savons. Et nous savons parce que nous sommes, réellement, partie prenante. Nous tenons par mille attaches solides, réciproques, agissantes, à l'ensemble de nos semblables. Ce qui les atteint se répercute promptement jusqu'à nous et nos gestes les touchent en plein. La première condition de notre bonheur, c'est leur bonheur, car ils ne font plus qu'une seule et même chose. L'universel concret est devenu la cause efficiente de nos actions. Il reste à en faire la cause finale ou, mieux encore, la raison.
Il n'est pas vrai que nous nous enfoncions dans la désolation ni, pour paraphraser Saint-Just en le contredisant, que le bonheur soit une vieillerie en Europe, et ailleurs. Nous venons de loin.» (Pierre Bergounioux, La Fin du monde en avançant, Fata Morgana, 2006, p. 14)
Dans la pluie qui nimbe la journée et avec des téléviseurs qui, ici ou là, nous montrent la progression du typhon, actuellement du côté d'Okinawa, David et moi allons déjeuner en ville. Au Tiger Cafe de Sakae, précisément. Et d'abord parce que c'est à côté d'une grande agence de voyage H.I.S. où nous devons aller demander un devis pour notre groupe orléanais de 32 personnes en février prochain.. Nous allons ensuite dans une autre agence, pour demander la même chose, le but étant de mettre les agences en concurrence — même si l'on est déjà sûr, en fait, d'avoir le devis le moins cher...
Dans la même journée, je reçois l'annonce de parution du numéro 10 de la revue Glottopol, dans laquelle j'ai un article, et l'annonce d'un futur colloque sur Claude Simon auquel je vais de ce pas candidater.
En soirée, je reçois un nouveau commentaire de Bob, en réponse à Dom, et toujours sur le sujet du racisme (billet du 1er juillet). Mais je ne peux le laisser en ligne pour les raisons que l'on va lire dans le courrier que je lui envoie, grâce à l'adresse qu'il a donnée en postant son commentaire... et qui me revient peu après avec la mention Adresse invalide.
En voici donc la teneur, comme à chaque fois qu'un différend de ce type est apparu dans le JLR. Les crochets "[...]" sont de moi, afin de publier ici sans les mots indésirables.
En fait, si on lisait bien Bergounioux, il avait déjà répondu ce matin...
« Bonjour,
Vous avez posté ce commentaire :
> a dom,
> Je n'ai jamais cru à la réalité formelle, légale, abstraite...Je crois
> au contraire en la réalité concréte, pratique, vécue...Les bi[...], les
> cr[...], les ra[...], les bou[...], le nia[...], les racailles, les
> weshs...lorsqu'ils s'organisent sont percus comme des mouvements
> dangereusement "communautaristes", qu'on a vite fait de releguer comme
> supplétifs d'Al caida S.A. Car ces barbares sempiternels, comme tout le
> monde sait, veulent détruire la "civilisation occidentale", rien de
> moins... Cessez l'hypocrisie, la dénégation, le déni le racisme français
> est structurel, il est issu d'un vieil héritage qu'il convient
> d'explorer! Vous êtes dans un pays qui a un ministère de l'identité
> nationnale (et de l'immigration), surtout ne l'oublier pas... Sachez
> aussi qu'un lumpen "blanc" d'Outreau, un peu dégrossi, deviendrait un
> bon cadre dans les Dom Tom!
> www.montraykreyol.org/spi...
Je ne suis pas en désaccord avec vos propos mais, à cause des termes insultants qu'ils contiennent, je ne peux les mettre en ligne pour deux raisons : la première, c'est que je serais légalement responsable en cas de plainte pour insulte ou diffamation de la part de toute personne se sentant insultée ou diffamée par ces termes (je vous cite : "Les bi[...], les cr[...], les ra[...], les bou[...], le nia[...], les racailles, les weshs"), la seconde c'est que je ne me suis moi-même jamais autorisé à employer l'un de ces termes pour désigner qui que ce soit, et que je n'ai pas l'intention de commencer aujourd'hui (sauf "racaille" qui n'a pas de contenu ethnique ou racial). Il y en aurait même une troisième qui serait que la présence de ces mots attirerait, via les moteurs de recherche, d'autres personnes qui, sans s'occuper de qui ou quoi, renchériraient dans un sens ou dans l'autre. Ce qui ne constitue en aucun cas une discussion.
En conclusion, je peux valider un commentaire qui véhicule correctement vos idées, mais sans aucun mot qui présente un risque d'insulte ou de diffamation.
Si je puis me permettre, je pense que dans votre colère légitime vous faites une erreur de stratégie (outre ce que j'ai déjà dit dans mon commentaire après vôtre premier) : il n'y a pas de règlement d'un problème tant qu'on maintient une attitude agressive et des termes insultants. Et si l'on ne peut s'en empêcher, il faut savoir que la réponse adverse sera TOUJOURS proportionnée, ce qui signifie précisément : l'escalade de la guerre. Or cette escalade peut être un souhait caché, éventuellement au fond de vous-même, même si vous vous en défendez. Si l'on veut discuter, et discuter POUR résoudre des problèmes aggravés par des siècles de comportements qui font honte à des Français d'aujourd'hui, dont je suis, il faut commencer par retirer certains mots de sa propre bouche. Ça peut paraître bizarre, mais pour discuter, il faut retirer des mots.
J'attends, si vous le voulez bien, votre commentaire modifié. Sinon, je le publierai de toute façon, sans les mots indésirables, et avec le contenu de ce courrier en explication.
Nous menons peut-être le même combat, mais à défaut des bons mots, nous ne pouvons pas encore le savoir.
Cordialement.»
Rayon audio, justement, le mp3 le plus écouté de ma toute petite série est l'extrait des Pêcheurs de perles version supermarché japonais (227), suivi du cours sur Flaubert du 12 mai (56) et, plus loin, enfin, les Durutti Column : 54 pour l'un et 52 l'autre, soit plus de deux fois par heure.
On voit bien que le silence des commentateurs, qu'il nous faut sagement envisager de concevoir comme une forme de sagesse, n'empêche pas une grande activité de passage, tissage, glanage, etc. Exactement ce que je fais moi-même par ailleurs...
En revanche, la requête du mot flaubertible n'a eu que 15 occurrences. À y réfléchir, c'est sans doute normal puisque le mot n'existe pas (ou pas depuis plus de quelques semaines). Or les gens cherchent à partir de termes qu'ils connaissent déjà (on ne peut chercher à partir d'un mot qu'on ne connaît pas...). Actuellement, cette recherche ne peut s'effectuer qu'à partir du blog, en voyant le mot dans la colonne de droite, ou après une requête flaubertienne classique qui aura fait connaître ce terme, ou suite à réception du dernier Bulletin Flaubert, par exemple, parce qu'il le mentionnait.
Centre de sport en matinée, avec lecture de Bergounioux à vélo. J'aime son écriture, son style, sa fermeté, ses idées, alors que je ne peux partager ces dernières — du fait même de l'endroit où je suis, suis-je tenté de dire. En effet, un tel centre de sport représente parfaitement les changements sociaux que Bergounioux regrette...
J'ai d'ailleurs tiqué dès le début car je ne puis appartenir au nous qu'il emploie (c'est le premier mot). Implicitement nous collectif humain, ce n'est qu'après plusieurs pages que l'on comprend que son nous représente un petit nombre de personnes, éduquées, voire intellectuelles, nées vers le milieu du XXe siècle et toutes issues du centre de la France. Ce qui ne le prive cependant pas, et souvent, d'une certaine valeur universelle...
« Notre heure ne vaut sans doute pas mieux ni moins qu'aucune autre. La masse des injustices et des cruautés, le volume des souffrances que le genre humain s'inflige à lui-même n'ont pas dû varier beaucoup depuis l'époque de Kant. Ce qui a changé, c'est que nous savons. Et nous savons parce que nous sommes, réellement, partie prenante. Nous tenons par mille attaches solides, réciproques, agissantes, à l'ensemble de nos semblables. Ce qui les atteint se répercute promptement jusqu'à nous et nos gestes les touchent en plein. La première condition de notre bonheur, c'est leur bonheur, car ils ne font plus qu'une seule et même chose. L'universel concret est devenu la cause efficiente de nos actions. Il reste à en faire la cause finale ou, mieux encore, la raison.
Il n'est pas vrai que nous nous enfoncions dans la désolation ni, pour paraphraser Saint-Just en le contredisant, que le bonheur soit une vieillerie en Europe, et ailleurs. Nous venons de loin.» (Pierre Bergounioux, La Fin du monde en avançant, Fata Morgana, 2006, p. 14)
Dans la pluie qui nimbe la journée et avec des téléviseurs qui, ici ou là, nous montrent la progression du typhon, actuellement du côté d'Okinawa, David et moi allons déjeuner en ville. Au Tiger Cafe de Sakae, précisément. Et d'abord parce que c'est à côté d'une grande agence de voyage H.I.S. où nous devons aller demander un devis pour notre groupe orléanais de 32 personnes en février prochain.. Nous allons ensuite dans une autre agence, pour demander la même chose, le but étant de mettre les agences en concurrence — même si l'on est déjà sûr, en fait, d'avoir le devis le moins cher...
Dans la même journée, je reçois l'annonce de parution du numéro 10 de la revue Glottopol, dans laquelle j'ai un article, et l'annonce d'un futur colloque sur Claude Simon auquel je vais de ce pas candidater.
En soirée, je reçois un nouveau commentaire de Bob, en réponse à Dom, et toujours sur le sujet du racisme (billet du 1er juillet). Mais je ne peux le laisser en ligne pour les raisons que l'on va lire dans le courrier que je lui envoie, grâce à l'adresse qu'il a donnée en postant son commentaire... et qui me revient peu après avec la mention Adresse invalide.
En voici donc la teneur, comme à chaque fois qu'un différend de ce type est apparu dans le JLR. Les crochets "[...]" sont de moi, afin de publier ici sans les mots indésirables.
En fait, si on lisait bien Bergounioux, il avait déjà répondu ce matin...
« Bonjour,
Vous avez posté ce commentaire :
> a dom,
> Je n'ai jamais cru à la réalité formelle, légale, abstraite...Je crois
> au contraire en la réalité concréte, pratique, vécue...Les bi[...], les
> cr[...], les ra[...], les bou[...], le nia[...], les racailles, les
> weshs...lorsqu'ils s'organisent sont percus comme des mouvements
> dangereusement "communautaristes", qu'on a vite fait de releguer comme
> supplétifs d'Al caida S.A. Car ces barbares sempiternels, comme tout le
> monde sait, veulent détruire la "civilisation occidentale", rien de
> moins... Cessez l'hypocrisie, la dénégation, le déni le racisme français
> est structurel, il est issu d'un vieil héritage qu'il convient
> d'explorer! Vous êtes dans un pays qui a un ministère de l'identité
> nationnale (et de l'immigration), surtout ne l'oublier pas... Sachez
> aussi qu'un lumpen "blanc" d'Outreau, un peu dégrossi, deviendrait un
> bon cadre dans les Dom Tom!
> www.montraykreyol.org/spi...
Je ne suis pas en désaccord avec vos propos mais, à cause des termes insultants qu'ils contiennent, je ne peux les mettre en ligne pour deux raisons : la première, c'est que je serais légalement responsable en cas de plainte pour insulte ou diffamation de la part de toute personne se sentant insultée ou diffamée par ces termes (je vous cite : "Les bi[...], les cr[...], les ra[...], les bou[...], le nia[...], les racailles, les weshs"), la seconde c'est que je ne me suis moi-même jamais autorisé à employer l'un de ces termes pour désigner qui que ce soit, et que je n'ai pas l'intention de commencer aujourd'hui (sauf "racaille" qui n'a pas de contenu ethnique ou racial). Il y en aurait même une troisième qui serait que la présence de ces mots attirerait, via les moteurs de recherche, d'autres personnes qui, sans s'occuper de qui ou quoi, renchériraient dans un sens ou dans l'autre. Ce qui ne constitue en aucun cas une discussion.
En conclusion, je peux valider un commentaire qui véhicule correctement vos idées, mais sans aucun mot qui présente un risque d'insulte ou de diffamation.
Si je puis me permettre, je pense que dans votre colère légitime vous faites une erreur de stratégie (outre ce que j'ai déjà dit dans mon commentaire après vôtre premier) : il n'y a pas de règlement d'un problème tant qu'on maintient une attitude agressive et des termes insultants. Et si l'on ne peut s'en empêcher, il faut savoir que la réponse adverse sera TOUJOURS proportionnée, ce qui signifie précisément : l'escalade de la guerre. Or cette escalade peut être un souhait caché, éventuellement au fond de vous-même, même si vous vous en défendez. Si l'on veut discuter, et discuter POUR résoudre des problèmes aggravés par des siècles de comportements qui font honte à des Français d'aujourd'hui, dont je suis, il faut commencer par retirer certains mots de sa propre bouche. Ça peut paraître bizarre, mais pour discuter, il faut retirer des mots.
J'attends, si vous le voulez bien, votre commentaire modifié. Sinon, je le publierai de toute façon, sans les mots indésirables, et avec le contenu de ce courrier en explication.
Nous menons peut-être le même combat, mais à défaut des bons mots, nous ne pouvons pas encore le savoir.
Cordialement.»
Commentaires
1. Le vendredi 13 juillet 2007 à 09:54, par Dom :
Je ferai pas le troll, promis.
2. Le vendredi 13 juillet 2007 à 10:51, par Où y 'a d' la hyène, y' a pas d'... :
Il est piquant de constater que certains peuvent gaillardement envisager de dialoguer avec un individu qui use des termes "hyène sioniste", et ne craignent pas de penser, ni d'écrire, qu'ils mènent "un même combat". Il est vrai que, mortifiés "par des siècles de comportements qui font honte à des Français d'aujourd'hui, dont je suis", ils en arrivent à prétendre sans honte que " Bientôt, il ne sera plus si important que ça d'être français."
自虐、vous avez dit 自虐 ?
Les "souchiens francaouis", et qui s'honorent de l'être, ne peuvent que leur suggérer de s'éviter désormais toute promiscuité coupable avec un peuple si odieux. Comment par exemple fouler le sol d'Orléans, et rencontrer à chaque coin de rue l'effigie de cette Jeanne qui s'est permis de se battre, et de mourir pour la France? Quelle complice des esclavagistes, des discriminateurs et des sionistes!
Pensez aux collusions dont les défenseur-e-s des opprimé-e-s vont vous soupçonné-e-s! (Oh! Pardon!)
3. Le vendredi 13 juillet 2007 à 10:58, par brigetoun :
après le plaisir de Bergougnoux dont j'avais bien besoin, désir de pouvoir être incluse dans ce "nous", perplexité sur le rapport avec le commentaire puis accord sur les termes choisis de votre réponse. Il est des termes que l'on ne peut utiliser ou penser sans se ravaler
4. Le vendredi 13 juillet 2007 à 15:02, par Berlol :
On voit déjà que tout le monde n'aura pas l'intelligence de Brigetoun et de Dom. Savoir lire et réfléchir n'est pas également donné à tous. Principalement, je n'ai pas écrit que je mène "un même combat" que Bob, mais que dans une situation où l'échange d'idées est rendu impossible par des choix de paroles insultantes ou blessantes "nous menons peut-être le même combat" mais ne pouvons nous en rendre compte — il s'agit donc d'un point de vue général (et je pourrais en dire de même pour ce nouvel anonyme courageux). Or, ce que vous faites, l'anonyme, est plus grave encore : ou vous croyez savoir lire mais vos idées vous abusent sur votre propre niveau, ou vous tordez sciemment les propos des autres pour créer de la dispute, ce que vous pensez être au profit de votre camp.
Quant à "hyène sioniste", ma foi, j'aimerais bien qu'on me dise qui cela désigne. C'est une métaphore ridicule qui n'a elle non plus rien à faire dans une discussion. Mais vous êtes sans doute trop "français" (ne voir que Jeanne à Orléans, quel fantasme, quelle bêtise !) pour comprendre que l'humain est terrien et d'une seule race, qu'il n'a à l'origine pas de "pays", qu'il n'y a pas de groupe ethnique, régional, linguistique ou religieux qui soit supérieur à quelque autre que ce soit, et que tout le dissensus créé ne sert qu'à focaliser de pauvres hères sur leurs malheurs pendant que les vrais puissants, sans distinction de frontière ou de passeport s'enrichissent et s'enrichissent. Si vous étiez réfléchi, ou un peu intelligent, vous sauriez comprendre tout cela, discuteriez sans vos armes ou nous foutriez la paix.
5. Le vendredi 13 juillet 2007 à 21:52, par Où y 'a d' la hyène, y' a pas d'... :
"les adeptes de Finky, la Hyène sioniste"
Extrait du fiel du dénommé Bob, commentaire à votre billet du 1er juillet.
Qualifier de "ridicule" cette expression en apprend long sur vous.
Je vous laisse au public que vous méritez.
6. Le vendredi 13 juillet 2007 à 22:08, par Berlol :
Oui, ça, pour le 1er juillet, je le savais. Mais il n'y a pas que Finkielkraut, dans la vie (quoique...). Décidément, vous n'avez pas beaucoup de finesse dans la comprenette...
Vous nous laissez ? Vraiment ? Alors, merci.
7. Le vendredi 13 juillet 2007 à 22:39, par F :
content de te savoir avec Bergou, comme j'aimerais tellement qu'on puisse une fois vous l'expédier 10 jours au Japon ! t'aurais plutôt suggéré son récent "qu'est-ce que le passé?" - à noter (dans son 1er "carnet de notes" justement), que l'ordi fait son apparition chez lui en 1984... il dit jamais tout, en vieux corrézien qu'il est.
8. Le vendredi 13 juillet 2007 à 22:57, par Berlol :
84, ah, ouais ! Moi, j'étais encore loin d'en avoir un ! D'ailleurs, j'étais sous les drapeaux...
9. Le vendredi 13 juillet 2007 à 23:57, par F :
tiens, tu devrais nous raconter ça...
10. Le samedi 14 juillet 2007 à 04:19, par christine :
expédier Bergounioux ... comme vous y allez F !... moi c'est 85 seulement mon premier amstrad (pour fêter ma réussite à l'agreg)
sinon je passais juste pour dire que j'aimais bien ta formulation (qu'on va dire, pour faire comme les journalistes) éponyme : " le silence des commentateurs, qu'il nous faut sagement envisager de concevoir comme une forme de sagesse, n'empêche pas une grande activité de passage, tissage, glanage, etc. Exactement ce que je fais moi-même par ailleurs... "
11. Le samedi 14 juillet 2007 à 04:46, par F :
quand je dis "expédier" c'est pour me souvenir de l'effort que ça avait été pour que Pierre accepte un voyage en Allemagne, alors pour le Japon il faudrait vraiment s'y mettre en équipe : mais suis sûr que Kyoto lui serait un énorme choc - il est bien allé à Cuba une fois...
allez, apprenons la sagesse de nous taire (journée rangement nettoyage vidage, ça fait récré de passer là)
12. Le samedi 14 juillet 2007 à 05:28, par Berlol :
Je serais très heureux qu'il vienne mais suis malheureusement très éloigné des instances et des puissances invitantes pour le leur suggérer (ai cessé certaines activités, coupé des ponts, etc.)
Prenez un peu de temps pour le Glottopol, ça vaut le coup (et pas que pour mon article).
13. Le samedi 14 juillet 2007 à 07:07, par vinteix :
Si Orléans se résumait à Jeanne d'Arc, ce serait bien misérable ! comme de dire que Agen se résume aux pruneaux ou Lyon aux cannelles ! autant tout réduire à une lecture d'images d'Epinal ou au dictionnaire des idées reçues !
Pour moi, Orléans, mais c'est évidemment très subjectif, c'est aussi le souvenir, entre autres, du passage de G.Bataille, bibliothécaire dans cette ville, même s'il ne l'a guère aimée...
Bref, peu importe...
Je ne dirais pas "je" si j'étais seul...
14. Le dimanche 15 juillet 2007 à 00:42, par jenbamin :
Pour ou contre les salles de sports ? Moi j'aurais tendance à être plutôt pour (encore qu'à vrai dire je préfère le plein air...), mais j'ai deux copains qui ont plutôt l'air d'accord avec Bergounioux (avec ce que tu supposes être l'avis de Bergounioux) pour être contre :
« Dans les conditions actuelles, même les biens matériels deviennent des éléments du malheur. Si durant les crises économiques intérieures du passé la masse de ces biens, en l’absence de sujet social, ressemblait à de la surproduction, elle produit aujourd’hui, où les groupes puissants ont pris la place et la fonction de ce sujet social, la menace du fascisme international : le progrès devient régression. Le fait que l’usine aseptisée et tout ce qui en fait partie (Volkswagen et palais des sports) liquident brutalement la métaphysique, pourrait être indifférent, mais qu’ils deviennent eux-mêmes une métaphysique, un rideau idéologique derrière lequel se concentre le désastre réel, n’est pas indifférent. » (Adorno & Horkheimer, La dialectique de la Raison, p. 18.)
À part cela, j'avais eu moi aussi un sentiment très particulier en lisant « La fin du monde en avançant » il y a quelques mois. À la fois, une admiration sans réserve pour sa prose — son style s'épure avec les années, je trouve, il va vers une ascèse plus grande encore, impressionnant et magnifique —, et une forte réticence sur le très profond pessimisme qui semble l'habiter — et beaucoup plus dans ce livre que dans tout ce que j'ai pu lire de lui ailleurs. Il y a bien des points de son analyse sur lesquels je serais prêt à le rejoindre — oui, il a raison, ça va pas fort le monde... —, mais sur la conclusion je ne le suis plus du tout. C'est justement au nom de ce constat très critique du monde (qu'il me semble) qu'il faut se retrousser les manches au plus vite, et non pas baisser les bras.
Juste un exemple : le bouquin de Bergounioux se termine par un constat du très grand danger qui menace la littérature, jusqu'à sa possibilité d'exister. (Je dis ça de mémoire : je n'ai pas le bouquin sous la main, il est resté à Paris — pas moi !) À mes oreilles, ces lignes ont directement fait écho à celles qui ouvrent la « Théorie esthétique » d'Adorno : « Il est devenu évident que tout ce qui concerne l'art, tant en lui-même que dans sa relation au tout, ne va plus de soi, jusqu'à son droit à l'existence. » (en 1969, déjà !) Mais précisément, dans un cas, c'est la conlusion, dans l'autre c'est le point de départ de la discussion, pour savoir comment lutter contre ce constat sans se mentir sur le péril qui guette (parce que c'est en ne se mentant pas qu'on a une chance de lutter).
En fait, bien plus que ses idées, ce sont les phrases de Bergounioux, sa syntaxe, qui résument l'ensemble du problème : oui, la littérature est « encore possible », ce dont témoigne admirablement chaque ligne de son livre, mais en même temps cette possibilité est subordonnée (pour Bergou, en tout cas) à l'exigence d'une ascèse et d'une rigueur sans compromis.
15. Le dimanche 15 juillet 2007 à 17:26, par Berlol :
Tout à fait d'accord, il y a pour moi le même hiatus chez bergounioux entre style, pertinence et horizon. Comme si la vue perçante se brouillait sur une certaine zone.
Merci pour citations d'Adorno et Horkheimer — que je n'ai pas encore lus (mais il y en a un sur mon bureau, qui attend son tour...).
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