dimanche 29 juillet 2007
Lecture plein écran, bien plus confortable qu'avec un livre
Par Berlol, dimanche 29 juillet 2007 à 23:48 :: General
Sans la
liberté de blâmer, il n'est point
d'éloge flatteur...
Pour ceux que Wikipédia fait régulièrement vomir, j'ai trouvé pire émétique dans le Figaro : les « classiques » sous la plume de Christian Authier, avec que des romanciers vivants — pas trop, quand même —, présentés de façon encore plus brève, superficielle et stupide que sur un site pour téléphone mobile... J'aimerais bien savoir combien on est payé pour écrire ça.
On n'a pas mis la climatisation, aujourd'hui. Pourtant il a fait chaud. Mais je n'ai pas à sortir, je m'installe avec un fort volume de Mérimée en pdf image, lecture plein écran, bien plus confortable qu'avec un livre papier, tout comme pour prendre des notes ou chercher dans les dictionnaires (TLF, Littré, Académie et al., synonymes CRISCO).
Après un long orage plein d'éclairs et de foudres, T. est allée voter. Et... avant la tempête, serais-je tenté de dire, tant les résultats du scrutin sont défavorables au parti d'extrême-droite qui dirige ce pays depuis bien avant la guerre qu'il a perdue. Mais rien n'est certain. On a bien vu, en France, deux échéances électorales être très défavorables au parti chiraquien et ne rien changer du tout à la politique des gouvernements successifs. Le résultat, Sarkozy, va peut-être encore plus loin dans le paradoxe.
Pour revenir au Japon, j'ai l'impression que les électeurs ont toujours accepté la corruption, à la fois comme une fatalité inhérente à la classe politique et comme une certaine forme — enviable — de virtuosité, mais qu'ils n'admettent pas l'incompétence, et la honte que les résultats désastreux de l'impéritie fait resurgir sur eux (le scandale des retraites pèse lourd).
Après le déjeuner, on expédie Le Sicilien (Pierre Chevalier, 1958), dévédé prêté par Christian le jour de la fondue au chalet, film d'un comique proche du troupier, avec Fernand Raynaud, Raymond Devos, Pascale Roberts et Judith Magre. Surtout intéressant pour le contexte, les décors, etc. Pour de l'anthropologie, en fait.
Le soir, à peu près le même intérêt pour À tout Cœur à Tokyo pour OSS 117 (Michel Boisrond, 1966) sur TV5 Monde. Sauf que c'est en couleur, que ça révèle comment on pouvait montrer le Japon en France à cette époque — ce que Mérimée appellerait la couleur locale —, et que Marina Vlady m'a toujours été très sympathique. Elle ressemblait d'ailleurs à une fillette que je voulais embrasser un jour de fugue du patronage...
T. m'a offert un beau livre, selon mes goûts, 『うめ版』, rassemblant les définitions d'une soixantaine d'expressions japonaises, chacune comme tirée du dictionnaire (avec furiganas pour la lecture facile), posée en belle page et illustrée d'une superbe photo contemporaine en page de gauche. Un piège, pour mon temps libre...
Pour ceux que Wikipédia fait régulièrement vomir, j'ai trouvé pire émétique dans le Figaro : les « classiques » sous la plume de Christian Authier, avec que des romanciers vivants — pas trop, quand même —, présentés de façon encore plus brève, superficielle et stupide que sur un site pour téléphone mobile... J'aimerais bien savoir combien on est payé pour écrire ça.
On n'a pas mis la climatisation, aujourd'hui. Pourtant il a fait chaud. Mais je n'ai pas à sortir, je m'installe avec un fort volume de Mérimée en pdf image, lecture plein écran, bien plus confortable qu'avec un livre papier, tout comme pour prendre des notes ou chercher dans les dictionnaires (TLF, Littré, Académie et al., synonymes CRISCO).
Après un long orage plein d'éclairs et de foudres, T. est allée voter. Et... avant la tempête, serais-je tenté de dire, tant les résultats du scrutin sont défavorables au parti d'extrême-droite qui dirige ce pays depuis bien avant la guerre qu'il a perdue. Mais rien n'est certain. On a bien vu, en France, deux échéances électorales être très défavorables au parti chiraquien et ne rien changer du tout à la politique des gouvernements successifs. Le résultat, Sarkozy, va peut-être encore plus loin dans le paradoxe.
Pour revenir au Japon, j'ai l'impression que les électeurs ont toujours accepté la corruption, à la fois comme une fatalité inhérente à la classe politique et comme une certaine forme — enviable — de virtuosité, mais qu'ils n'admettent pas l'incompétence, et la honte que les résultats désastreux de l'impéritie fait resurgir sur eux (le scandale des retraites pèse lourd).
Après le déjeuner, on expédie Le Sicilien (Pierre Chevalier, 1958), dévédé prêté par Christian le jour de la fondue au chalet, film d'un comique proche du troupier, avec Fernand Raynaud, Raymond Devos, Pascale Roberts et Judith Magre. Surtout intéressant pour le contexte, les décors, etc. Pour de l'anthropologie, en fait.
Le soir, à peu près le même intérêt pour À tout Cœur à Tokyo pour OSS 117 (Michel Boisrond, 1966) sur TV5 Monde. Sauf que c'est en couleur, que ça révèle comment on pouvait montrer le Japon en France à cette époque — ce que Mérimée appellerait la couleur locale —, et que Marina Vlady m'a toujours été très sympathique. Elle ressemblait d'ailleurs à une fillette que je voulais embrasser un jour de fugue du patronage...
T. m'a offert un beau livre, selon mes goûts, 『うめ版』, rassemblant les définitions d'une soixantaine d'expressions japonaises, chacune comme tirée du dictionnaire (avec furiganas pour la lecture facile), posée en belle page et illustrée d'une superbe photo contemporaine en page de gauche. Un piège, pour mon temps libre...