Matin calme (lecture, toilette).
Poulet-frites pour T. et moi au Saint-Martin. La clim' ne marche pas très bien ou c'est nous qui avons trop chaud ? Pas grave.

Événement du jour : perception des lunettes de vue (Porsche), derniers réglages et... rangement dans le sac. Ce sont des lunettes pour la lecture. (Je les ai maintenant sur le nez pour taper...)
Manu ne peut pas nous rejoindre à la gare de Tokyo, il a un empêchement professionnel, on se verra peut-être demain.

On aurait voulu manger des glaces mais on ne trouve pas d'endroit agréable. On s'installe au Café Garb, dont l'apparence détendue et branchée avait déjà arrêté mon regard, d'autres fois. Café glacé et lecture, pour essayer les lunettes, quelques minutes, le temps d'importantes pages de Volodine (simonesques). T. est très contente des premières pages de Catherine Certitude (Modiano / Sempé, chez Gallimard, 1988) que je viens de lui offrir. Car difficile de passer à la librairie Maruzen, où se trouve la boutique de lunettes, sans passer au rayon des livres français...
On est bien dans ce café, dans cette avenue.

On fait les boutiques, sans acheter (à quelques jours du départ pour la France, peu d'envies).
On marche jusqu'à 18 heures et Yurakucho, où l'on retombe sur une ancienne version du plan de la journée, celle avec Ratatouille à 19h30. Et ça le fait. On prend des billets, on dîne rapidement dans un chinois de la galerie Ginz et nous voilà dès 19h15 dans la salle d'un 9e étage pour voir comment la gastronomie française a été assaisonnée par Disney & Pixar.
Pas mal !... pour un film américain... Des moments drôles, un ou deux plus émouvants, mais dans l'ensemble un peu long, trop explicatif. Bon, pensons au public jeune (je ne sais pas ce qu'il y trouvera). Pensons à ces millions de gens qui ne savent pas faire la cuisine et que ça peut faire rêver. Pensons aussi à ceux qui savent la faire, et que ça va faire pester. Et une petite pensée acide pour ces chefs français qui disent que c'est bien pour l'image de la France, ou ceux qui font des repas à 150 euros minimum et qui viennent à la radio pour donner comme secret de faire une simple salade de tomates.

Ceci dit, j'aurai peut-être un avis plus amène demain. Pour l'heure, je suis en boule. C'est rapport à l'attaque de spams dans les commentaires. Je m'absente quelques heures et voilà le résultat ! Les abonnés au fil RSS des commentaires ont dû en voir passer une douzaine d'un coup. Il y en avait 150 autres dans le filtre ! Je viens de rajouter des mots dans la liste de blocage, comme cool. C'est toujours de l'anglais, je l'ai déjà dit. J'ai un petit sentiment de pitié pour les bons blogueurs dont ce serait la langue maternelle !
Ni le temps ni l'envie de parler d'autre chose. Et pourtant...