Au 20-Heures de France 2 d'hier, la « pourpre cardinaliste », pour « cardinalice » — pour ne pas dire de conneries, on peut aussi éviter les expressions archaïques...

Suivant une ligne de fuite vers le Masque et la plume d'avant-hier, je passe par dessus le ton insupportable et auto-caricaturant de Jérôme Garcin pour écouter ce qu'on dit de Muriel Barbery. Visite de son site, etc. Pas d'avis, pour l'instant, sauf que je n'aime pas trop ce genre de photos sophistiquées. Mais si la personne est à Kyoto, ça devient intéressant (rencontre, éventuelle invitation à la fac ou à Tokyo, etc.).

Ça fait un moment que je n'ai pas signalé mes enregistrements radio. Certes, il y a moins d'émissions intéressantes sur France Culture, où ça rediffuse à tour d'oreille. Cependant j'ai beaucoup apprécié les années 1960, 1961, 1962, 1963, et j'attends avec impatience les prochains samedis et dimanches. J'ai enregistré les conférences d'Onfray, quelques émissions sur Yourcenar (qui n'est pas de mes auteurs préférés mais inévitable dans l'histoire littéraire), ne vais peut-être pas engranger les Mémoires de Révolution russe...

En tirant sur un fil RSS, je tombe sur cette brève du 23 juillet, qui fait horriblement écho au passage de Volodine cité hier... Je rectifie juste « termes violés » en « termes voilés », sans doute plus dans l'esprit du poète cité.

« Le gouvernement chinois contrôle le net par le biais de 30 000 cyberpoliciers. Les 100 millions d’internautes Chinois voient de nombreux sites fermer sous le poids de la censure.
La censure, présente tous les jours en Chine, sévit sur le net. 
« La censure des écrits n’a rien de nouveau. Sur internet, cela fait dix ans que ça dure », précise Vincent Brossel, responsable du secteur Asie pour Reporters sans frontières. Depuis le début du mois de juillet, la cyberpolice use d’une politique extrêmement répressive pour contrôler la création de sites et la diffusions des informations. Leur priorité, c’est le contrôle. « La censure s’étend sur de nombreux sujets. Elle ne concerne pas seulement les sites politiques, mais porte également sur la critique artistique ou sur les droits environnementaux », explique Vincent Brossel. Le gouvernement chinois surveille et filtre tout si bien que les autorités ont bloqué l’accès au site littéraire israélien www.shvoong.com, visité régulièrement par 20 000 utilisateurs chinois. Le forum de Lu Yang (Zhongguo Dangdai Shige Luntan) a également été retiré le 11 juillet du serveur hôte Lequyuan (Le jardin du plaisir) suite à une requête du Bureau de l’Information de Shanghai (Est). La Radio Free Asia (RFA) rapporte le témoignage d’un poète indépendant chinois, Zhan Dagong : « Les contenus littéraires sont suspects aux yeux du Parti. Les poètes sont souvent emprisonnés car leur mode d’expression est riche et ils peuvent analyser la société chinoise en termes voilés et ambigus. Les censeurs de l’internet ne comprennent pas le sens caché et préfèrent carrément fermer le forum par sécurité.» Pour échapper à la censure et éviter des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison (selon l’estimation de RSF, au moins 50 internautes sont en prison), certains utilisateurs ont recours à des logiciels comme « tor » ou aux systèmes des proxies permettant de se rendre sur des sites fermés. Reporters sans frontières espèrent que les J.O. de 2008 vont être une opportunité pour rappeler aux autorités leurs engagements.»

La perspective des JO de 2008 me dégoûte et me fait un peu peur. Ce n'est pas d'aujourd'hui. Je ne sais pas quoi en penser, mais j'ai déjà cette sensation.

Entre deux grosses tranches de travail à l'ordinateur, David et moi sortons en voiture pour déjeuner. Comme il n'y a pas de cours, on peut aller un peu plus loin, par exemple voir ce Nagoya Central Garden où se sont installés un nouveau Seijo Ishii et une boulangerie Kayser : une ridicule petite cité de luxe, avec deux gros immeubles, deux restaurants chers, au beau milieu d'un quartier plutôt populaire. Finalement, on déjeune d'anguille grillée — c'est la saison — dans un petit restaurant traditionnel, à deux rues de là. (Pas la peine de revenir par ici pour dîner, ça sera mort et friqué.)
Puis, David a besoin de matériel de bureau, bon prétexte pour aller à l'Office Depot qui vient d'ouvrir à Nagoya, près de Sakae. C'est assez grand et même choix qu'à Tokyo.
J'ai acheté un tableau blanc et magnétique de 60 sur 45.

Le soir, pour me distraire, je me fais l'intégrale des Minutes blondes en dévédé. Je souhaite une longue carrière à Frédérique Bel, que je trouve spirituelle — si cela vient bien d'elle, et c'est l'impression que j'avais eue en la rencontrant à Tokyo l'an dernier. J'ai même fait le jeu interactif. Et j'ai réussi à coucher avec elle...