Sans doute que des rappels
Par Berlol, jeudi 9 août 2007 à 23:59 :: General :: #725 :: rss
Serrault, la fin d'une
génération, le C dans l'air
du 3 août, cachait bien son jeu. J'y allais la larme
à l'œil pour voir et entendre des bribes de nos
grands
comédiens perdus depuis un an, mais ce fut un festival de
vitalité, de contestations, de propositions au sujet du
cinéma français contemporain. Jean-Pierre Mocky,
Bruno
Putzulu, Alexis Lacroix et Jean-Jacques Bernard passionnent le
débat et touchent les points névralgiques (fric,
télé, facilité, etc.) tout en
évitant
— ce sera mon seul regret — d'accuser
nommément...
Aux infos, il était question du GéoPortail de l'IGN... je suis allé voir Cerisy, puis Saint-Florent, leurs alentours... C'est très rapide, vraiment efficace et la superposition photo & carte est de l'ordre de l'expérience métaphysique, plus encore avec les endroits que l'on connaît déjà.
Bon, je n'ai pas fait que ça, et de loin. J'ai fini la notation des rapports de mes étudiants de 3e et 4e années, qu'il faut féliciter d'avoir tenu les délais (ce n'est pas toujours le cas), rédigé mon rapport d'évaluation semestriel, posé des jalons pour le prochain séminaire de cinéma. Dans tout ça, Mérimée est passé à la trappe.
Déjeuner de crêpes avec David, chez Rhubarbe, juste en face du centre de sport. Pour grossir juste avant de maigrir, ou l'inverse. La vie, quoi ! D'ailleurs, David aimerait bien y aller aussi, au centre de sport. Dans quelques mois, peut-être, si tout va bien (doigts croisés et bouche cousue, c'est encore confidentiel).
Encore du rangement, du courrier et la sauvegarde informatique, avant de pouvoir quitter le bureau et aller finir de préparer ma grosse valise pour gagner Tokyo ce soir, dans un train où Mérimée reprend tous ses droits malgré la proximité du wagon fumeurs (assis en tête d'un wagon non-fumeurs, je maudis, chaque fois que la porte automatique s'ouvre, la personne qui fait entrer les effluves infectes d'à côté). Relecture et notes sur plusieurs nouvelles et quand ça fume, c'est canon ou arquebuses — si bien que je ne vois pas arriver le terminus.
Dans ce sens, qui est donc le début du grand voyage, ça monte toujours. La grosse valise (celle d'Orléans, achetée avec Antoine Volodine, qui a tout de même quatre roulettes — la valise, pas Volodine), je dois la tirer pour monter à la station de métro, puis la porter dans les escaliers de la gare (l'ascenseur est loin), puis, arrivé à Iidabashi, lui faire monter la Kagurazaka (saka / zaka, c'est la pente, la côte, et kagura, les danses du culte shintô), si bien que quand j'arrive, c'est direct la douche — froide (mais peut-on parler d'eau froide quand tous les tuyaux sont à 30 ° !).
Du film Toute la beauté du monde (M. Esposito, 2005) que TV5 passe ce soir, je ne garderai sans doute que des rappels, celui des paysages de Bali, récemment revus, et celui du Sweet Surrender de Tim Buckley, que je n'avais pas eu l'occasion d'écouter depuis t-r-è-s longtemps — mais que je retrouve avec une merveilleuse fraîcheur, en m'en envoyant une youtubesque série. Découvert à la fin des années 70, quand il avait déjà disparu et que je m'intéressais plus à Higelin ou Genesis, je l'avais retrouvé avec plaisir dans les années 80, quand This Mortal Coil avait repris son Song to the Siren... S'il ne m'arrive jamais de trouver que des reprises de Chet Baker puissent être meilleures que les originaux (comme je le disais ce midi à David, entre deux crêpes, pendant une reprise féminine de Like someone in love), j'admets que cette reprise de Tim Buckley pouvait être égale ou supérieure, d'une autre façon, à l'original. Je me comprends.
Aux infos, il était question du GéoPortail de l'IGN... je suis allé voir Cerisy, puis Saint-Florent, leurs alentours... C'est très rapide, vraiment efficace et la superposition photo & carte est de l'ordre de l'expérience métaphysique, plus encore avec les endroits que l'on connaît déjà.
Bon, je n'ai pas fait que ça, et de loin. J'ai fini la notation des rapports de mes étudiants de 3e et 4e années, qu'il faut féliciter d'avoir tenu les délais (ce n'est pas toujours le cas), rédigé mon rapport d'évaluation semestriel, posé des jalons pour le prochain séminaire de cinéma. Dans tout ça, Mérimée est passé à la trappe.
Déjeuner de crêpes avec David, chez Rhubarbe, juste en face du centre de sport. Pour grossir juste avant de maigrir, ou l'inverse. La vie, quoi ! D'ailleurs, David aimerait bien y aller aussi, au centre de sport. Dans quelques mois, peut-être, si tout va bien (doigts croisés et bouche cousue, c'est encore confidentiel).
Encore du rangement, du courrier et la sauvegarde informatique, avant de pouvoir quitter le bureau et aller finir de préparer ma grosse valise pour gagner Tokyo ce soir, dans un train où Mérimée reprend tous ses droits malgré la proximité du wagon fumeurs (assis en tête d'un wagon non-fumeurs, je maudis, chaque fois que la porte automatique s'ouvre, la personne qui fait entrer les effluves infectes d'à côté). Relecture et notes sur plusieurs nouvelles et quand ça fume, c'est canon ou arquebuses — si bien que je ne vois pas arriver le terminus.
Dans ce sens, qui est donc le début du grand voyage, ça monte toujours. La grosse valise (celle d'Orléans, achetée avec Antoine Volodine, qui a tout de même quatre roulettes — la valise, pas Volodine), je dois la tirer pour monter à la station de métro, puis la porter dans les escaliers de la gare (l'ascenseur est loin), puis, arrivé à Iidabashi, lui faire monter la Kagurazaka (saka / zaka, c'est la pente, la côte, et kagura, les danses du culte shintô), si bien que quand j'arrive, c'est direct la douche — froide (mais peut-on parler d'eau froide quand tous les tuyaux sont à 30 ° !).
Du film Toute la beauté du monde (M. Esposito, 2005) que TV5 passe ce soir, je ne garderai sans doute que des rappels, celui des paysages de Bali, récemment revus, et celui du Sweet Surrender de Tim Buckley, que je n'avais pas eu l'occasion d'écouter depuis t-r-è-s longtemps — mais que je retrouve avec une merveilleuse fraîcheur, en m'en envoyant une youtubesque série. Découvert à la fin des années 70, quand il avait déjà disparu et que je m'intéressais plus à Higelin ou Genesis, je l'avais retrouvé avec plaisir dans les années 80, quand This Mortal Coil avait repris son Song to the Siren... S'il ne m'arrive jamais de trouver que des reprises de Chet Baker puissent être meilleures que les originaux (comme je le disais ce midi à David, entre deux crêpes, pendant une reprise féminine de Like someone in love), j'admets que cette reprise de Tim Buckley pouvait être égale ou supérieure, d'une autre façon, à l'original. Je me comprends.
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