Paquets de mer toniques
Par Berlol, dimanche 26 août 2007 à 23:59 :: General :: #742 :: rss
Ce qui n'a pu se faire avant-hier, d'une part parce que T. et moi y
avions renoncé — ce
n'était pas le bon moment —, d'autre part
parce que le mauvais temps l'avait empêché, est
remis au programme d'aujourd'hui : la journée en
bateau, vers les plages inaccessibles en voiture : Loto,
Saleccia, etc.
Préparation
hâtive (ça se ressentira, hélas, au
moment du pique-nique, sans pain, sans fruits, sans gâteaux
secs) pour être tous les cinq chez le loueur (Dominique
Plaisance, à Saint-Florent) vers 9h30. Michel y demande son
bateau et reçoit avec deux autres clients un petit cours (ou
rappel) sur les manœuvres de sécurité et les
zones dangereuses, carte légendée à
l'appui.
Nous embarquons à 10 heures sur un Bombard de 4,70 mètres, avec moteur de 25 chevaux (154 euros la journée, hors carburant). Les boudins pneumatiques sur lesquels on s'asseoit sont équipés de cordes pour se tenir et toutes nos affaires sont au centre, sur et autour du gros sac de sécurité contenant les gilets et tout le matériel obligatoire. En dehors de ça, il n'y a guère de place et le bateau n'est pas couvert...
On commence par l'un des exercices les plus difficiles : sortir du port (au moins pour un capitaine débutant). Ce sera sans problème. Vitesse de 3 nœuds dans les 300 mètres des côtes. Et après, à nous la haute mer ! À nous l'accélération qui relève la proue (où je me tiens pour faire contrepoids et de la photo), le vent qui emmêle bien les cheveux, les paquets de mer toniques quand arrivent jusqu'à nous les sillages des yachts rapides !
Doublons la plage du Loto sans nous y arrêter. Trop de monde, des gens qui viennent par la navette. Descendons à Saleccia. Jeter l'ancre, laisser filer jusqu'où on a pied, débarquer les sacs sur la tête pour ne pas les mouiller. Comme dans les films. On déjeune, avec ce qu'on a, donc (œufs durs, tomates, saucisson, compotes), et sans parasol. Trois-quart d'heure après, on rembarque. Et là, gros problème : on ne sait pas remonter sans échelle... Il faut s'entraîner à sautiller en tenant les cordages puis se lancer pour poser son ventre sur le boudin, tel un phoque. Ensuite pousser sur les bras pour basculer à l'intérieur. Tout le monde n'y arrive pas. Je ne donne pas de noms...
Deux criques plus loin, nous descendons, T. et moi, pour le farniente dans la Cala di Fecciajo, lieu paradisiaque où l'eau est tiède et très peu profonde. Pendant que je dors sur le sable, en écoutant vaguement une radio italienne, Michel va pêcher vers la Punta di Mignola. Et Titine et J. sont restées sur le bateau à rissoler. Ils nous reprennent vers 16h30 (à l'heure des méduses).
Retour vers 18 heures, tous bien cuits.
Suis juste bon à préparer une ratatouille régénérante. On dîne après le coucher du soleil (ici encore au-dessus de la maison des Barricini, hi, hi...). Et qu'on se rince les maillots de bain au karcher. Et qu'on se boit des litres d'eau. Et qu'on se met des poignées de crèmes hydratantes. Et de la Biafine.
Pour finir de nous achever, tisanes en lisant L'Élégance du hérisson. Arrivés à la page 132, quatre endormis vermillons autour de la table. Ça ira pour aujourd'hui...
Préparation
hâtive (ça se ressentira, hélas, au
moment du pique-nique, sans pain, sans fruits, sans gâteaux
secs) pour être tous les cinq chez le loueur (Dominique
Plaisance, à Saint-Florent) vers 9h30. Michel y demande son
bateau et reçoit avec deux autres clients un petit cours (ou
rappel) sur les manœuvres de sécurité et les
zones dangereuses, carte légendée à
l'appui.Nous embarquons à 10 heures sur un Bombard de 4,70 mètres, avec moteur de 25 chevaux (154 euros la journée, hors carburant). Les boudins pneumatiques sur lesquels on s'asseoit sont équipés de cordes pour se tenir et toutes nos affaires sont au centre, sur et autour du gros sac de sécurité contenant les gilets et tout le matériel obligatoire. En dehors de ça, il n'y a guère de place et le bateau n'est pas couvert...
On commence par l'un des exercices les plus difficiles : sortir du port (au moins pour un capitaine débutant). Ce sera sans problème. Vitesse de 3 nœuds dans les 300 mètres des côtes. Et après, à nous la haute mer ! À nous l'accélération qui relève la proue (où je me tiens pour faire contrepoids et de la photo), le vent qui emmêle bien les cheveux, les paquets de mer toniques quand arrivent jusqu'à nous les sillages des yachts rapides !
Doublons la plage du Loto sans nous y arrêter. Trop de monde, des gens qui viennent par la navette. Descendons à Saleccia. Jeter l'ancre, laisser filer jusqu'où on a pied, débarquer les sacs sur la tête pour ne pas les mouiller. Comme dans les films. On déjeune, avec ce qu'on a, donc (œufs durs, tomates, saucisson, compotes), et sans parasol. Trois-quart d'heure après, on rembarque. Et là, gros problème : on ne sait pas remonter sans échelle... Il faut s'entraîner à sautiller en tenant les cordages puis se lancer pour poser son ventre sur le boudin, tel un phoque. Ensuite pousser sur les bras pour basculer à l'intérieur. Tout le monde n'y arrive pas. Je ne donne pas de noms...
Deux criques plus loin, nous descendons, T. et moi, pour le farniente dans la Cala di Fecciajo, lieu paradisiaque où l'eau est tiède et très peu profonde. Pendant que je dors sur le sable, en écoutant vaguement une radio italienne, Michel va pêcher vers la Punta di Mignola. Et Titine et J. sont restées sur le bateau à rissoler. Ils nous reprennent vers 16h30 (à l'heure des méduses).
Retour vers 18 heures, tous bien cuits.Suis juste bon à préparer une ratatouille régénérante. On dîne après le coucher du soleil (ici encore au-dessus de la maison des Barricini, hi, hi...). Et qu'on se rince les maillots de bain au karcher. Et qu'on se boit des litres d'eau. Et qu'on se met des poignées de crèmes hydratantes. Et de la Biafine.
Pour finir de nous achever, tisanes en lisant L'Élégance du hérisson. Arrivés à la page 132, quatre endormis vermillons autour de la table. Ça ira pour aujourd'hui...
Commentaires
1. Le lundi 27 août 2007 à 13:27, par brigetoun :
aussi envieuse qu'amusée - merci pour la sortie
2. Le mardi 28 août 2007 à 01:10, par Richard :
VOUS VOULIEZ DIRE : Chevreaux ?
3. Le mardi 28 août 2007 à 02:33, par Richard :
(Ceci n'est pas un commentaire, ni une pub)
Juste vous faire part, avant votre retour, du numéro spécial juillet-août de la revue de cinéma "POSITIF" comportant un copieux dossier mizoguchi/naruse/ozu. 10 euros. Sans doute le recevez-vous au Japon. Cordialement, R
4. Le mardi 28 août 2007 à 04:58, par Berlol :
Merci, Richard ! Pour "Positif", que je vais acheter, et aussi pour la coquille "cheveaux" / "chevaux", maintenant corrigée. Votre proposition de "moteur 25 chevreaux" est très drôle ! (et beaucoup de tact dans la remarque, aussi, vraiment merci !)
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