Objectif menhir et huile d'olive
Par Berlol, lundi 27 août 2007 à 23:59 :: General :: #743 :: rss
Lecture matinale. L'entretien avec Jean-Yves Mollier dans le Télérama
de la semaine. C'est exactement sur ma crête de
pensée (Cf. syndrome du chapelier),
loin de la défense du commerce de l'édition
contemporaine
et plus encore des ragots de la rentrée
littéraire (Laurens VS Darrieussecq, Bégaudeau
descendu par Assouline, etc.).
« Ne sommes-nous pas à l'orée d'un cycle irréversible : le texte s'échappe du livre et le livre s'échappe de la bibliothèque ? Dans un siècle, y aura-t-il encore des livres ?
Un siècle, c'est la bonne échéance pour cette question. Dans dix ou vingt ans, le livre existera évidemment encore. L'imprimé avait fait reculer le manuscrit et l'écran plat fera reculer le livre sur papier. Mais rien ne nous dit que le support du livre sera l'écran plat. La technique va tellement vite que de nouveaux supports peuvent apparaître. Si l'on est capable de commercialiser à prix très bas un codex qui contiendra, avec le principe du téléchargement, toutes les bibliothèques du monde, alors on aura des livres dans sa bibliothèque, et ce codex avec une autre bibliothèque. Il faut accueillir tout cela avec beaucoup d'optimisme. La question du support reste toutefois primordiale. Roger Chartier a bien montré qu'on ne lit jamais deux fois le même livre sur deux supports différents. [...] » (Jean-Yves Mollier, Télérama, n°3006, p. 11)
Des cousins de Titine (5 personnes) viennent de Carticasi, dans le centre montagneux de la Corse, pour déjeuner — occasion de retrouvailles entre deux branches d'une famille qui n'étaient pas proches.
Avec la pêche de Michel d'hier, T. prépare une soupe de poisson au miso dont les hôtes seront éblouis. Titine s'occupe d'un fiadone et des deux poulets au four. De mon côté, j'épluche haricots verts et pommes de terre, pour les cuire et les sauter à l'ail.
Tout va comme sur des roulettes. Jusqu'à 17 heures, heure à laquelle nous étions convenus, T., Michel et moi, de partir en randonnée, laissant Titine seule avec les siens.
Sortons chaussés
serré direction Patrimonio, objectif menhir et huile
d'olive. D'abord par la route, mais
cherchant un chemin, pour descendre, sur la droite, vers le couchant.
Trouvons une sorte de sentier qui va vers une crête,
au-dessus des vignes. Pas balisé, juste de temps en temps
des petits cairns de pierres plates et des cartouches de fusils de
chasse. Progressons joyeusement de quelques centaines de
mètres en trente minutes, entre varappe et romarin,
jusqu'à ce que Michel pronostique un cul-de-sac. Demi-tour
et reprise de la route jusqu'au chemin pris l'autre jour.
Pause devant l'église, dos et sac-à-dos
trempés. Découverte du menhir, que Michel
connaissait déjà. Trouvons même la
résidence de la presseuse d'huile (notre Mac Guffin depuis
quelques jours, depuis que nous l'avons vue dans le guide Nustrale,
n°10), mais pas de magasin. Michel
téléphone à Titine, descendue
à Saint-Florent en voiture avec sa fille après le
départ des cousins, pour que nous nous retrouvions
près d'une épicerie, nommée par
convention chez Mme
Rondpointzi.
Marchons jusqu'à ce
rond-point et, dans cette épicerie... je trouve l'huile
d'olive recherchée, l'Aliva
Marina. J'en prends une boîte de 250 cl.
Nous la goûterons plus tard, mais ce que nous pouvons
déjà dire, c'est qu'elle a
intérêt à être
très bonne. À près de 40 euros le
litre ! Ça nous amène même
à nous interroger sur le mode de sélection des
produits dans ce Guide
des produits corses... À moins que ce soit la
marge de la Rondpointzi...
Après le dîner, forcément léger, nous reprenons lecture de Barbery et là, Ô miracle, bien qu'on n'échappe pas à quelques leçons de philo à deux balles, il se passe quelque chose. Et même deux choses, la convergence approche. Un, l'arrivée d'un Japonais dans l'immeuble. Deux, la découverte d'un livre de chez Vrin dans le cabas de la concierge...
« Ne sommes-nous pas à l'orée d'un cycle irréversible : le texte s'échappe du livre et le livre s'échappe de la bibliothèque ? Dans un siècle, y aura-t-il encore des livres ?
Un siècle, c'est la bonne échéance pour cette question. Dans dix ou vingt ans, le livre existera évidemment encore. L'imprimé avait fait reculer le manuscrit et l'écran plat fera reculer le livre sur papier. Mais rien ne nous dit que le support du livre sera l'écran plat. La technique va tellement vite que de nouveaux supports peuvent apparaître. Si l'on est capable de commercialiser à prix très bas un codex qui contiendra, avec le principe du téléchargement, toutes les bibliothèques du monde, alors on aura des livres dans sa bibliothèque, et ce codex avec une autre bibliothèque. Il faut accueillir tout cela avec beaucoup d'optimisme. La question du support reste toutefois primordiale. Roger Chartier a bien montré qu'on ne lit jamais deux fois le même livre sur deux supports différents. [...] » (Jean-Yves Mollier, Télérama, n°3006, p. 11)
Des cousins de Titine (5 personnes) viennent de Carticasi, dans le centre montagneux de la Corse, pour déjeuner — occasion de retrouvailles entre deux branches d'une famille qui n'étaient pas proches.
Avec la pêche de Michel d'hier, T. prépare une soupe de poisson au miso dont les hôtes seront éblouis. Titine s'occupe d'un fiadone et des deux poulets au four. De mon côté, j'épluche haricots verts et pommes de terre, pour les cuire et les sauter à l'ail.
Tout va comme sur des roulettes. Jusqu'à 17 heures, heure à laquelle nous étions convenus, T., Michel et moi, de partir en randonnée, laissant Titine seule avec les siens.
Sortons chaussés
serré direction Patrimonio, objectif menhir et huile
d'olive. D'abord par la route, mais
cherchant un chemin, pour descendre, sur la droite, vers le couchant.
Trouvons une sorte de sentier qui va vers une crête,
au-dessus des vignes. Pas balisé, juste de temps en temps
des petits cairns de pierres plates et des cartouches de fusils de
chasse. Progressons joyeusement de quelques centaines de
mètres en trente minutes, entre varappe et romarin,
jusqu'à ce que Michel pronostique un cul-de-sac. Demi-tour
et reprise de la route jusqu'au chemin pris l'autre jour.
Pause devant l'église, dos et sac-à-dos
trempés. Découverte du menhir, que Michel
connaissait déjà. Trouvons même la
résidence de la presseuse d'huile (notre Mac Guffin depuis
quelques jours, depuis que nous l'avons vue dans le guide Nustrale,
n°10), mais pas de magasin. Michel
téléphone à Titine, descendue
à Saint-Florent en voiture avec sa fille après le
départ des cousins, pour que nous nous retrouvions
près d'une épicerie, nommée par
convention chez Mme
Rondpointzi.
Marchons jusqu'à ce
rond-point et, dans cette épicerie... je trouve l'huile
d'olive recherchée, l'Aliva
Marina. J'en prends une boîte de 250 cl.
Nous la goûterons plus tard, mais ce que nous pouvons
déjà dire, c'est qu'elle a
intérêt à être
très bonne. À près de 40 euros le
litre ! Ça nous amène même
à nous interroger sur le mode de sélection des
produits dans ce Guide
des produits corses... À moins que ce soit la
marge de la Rondpointzi...Après le dîner, forcément léger, nous reprenons lecture de Barbery et là, Ô miracle, bien qu'on n'échappe pas à quelques leçons de philo à deux balles, il se passe quelque chose. Et même deux choses, la convergence approche. Un, l'arrivée d'un Japonais dans l'immeuble. Deux, la découverte d'un livre de chez Vrin dans le cabas de la concierge...
Commentaires
1. Le mardi 28 août 2007 à 11:37, par Dabichan :
Amitiés estoniennes glacées mais séduites des hanséatiques ruelles de Tallin !
2. Le mardi 28 août 2007 à 14:17, par Laure L :
Figatelli, Fiadone, Canistrelli, mmmmm, ça me rend nostagique...
3. Le mardi 28 août 2007 à 23:54, par brigetoun :
pas si chère que ça l'huile. J'ai eu un sursaut parce que je pensais que c'était les 250 cl. Je devrais demander à mon marchand corse d'en prendre.
Nostalgie de ces repas préparés en commun dans une maison de vacances
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