Dernier lever devant ce gigantesque paysage de montagne et de mer.
Nos valises rebouclées, Michel nous ramène à l'aéroport de Bastia-Poretta, d'où notre avion décolle à 13h45. Ce qui fait qu'à 15h45, nous quittons Orly Ouest dans une Peugeot 407 de location pour gagner la place Monge.
Notre première sortie sera pour de brèves courses vers le bas de la rue Mouffetard (pain, jus d'orange, etc.). Puis, pendant que T. se change (pour avoir plus de place dans sa valise, elle a pris l'avion avec ses chaussures de randonnée), je fais un saut à la librairie La Boucherie pour le Volodine et le Salvayre.
Dîner au Foyer du Vietnam (T. avait envie de quelque chose d'asiatique, pour changer  Jean-Paul, notre ami libraire, nous dit que c'est maintenant très couru, ce restaurant).

J'ai gardé des coupures des journaux lus dans l'avion, ça concerne la rentrée littéraire, mais pas le temps de les recopier. Je préviendrai quand les billets seront à jour...

Dans Libération du 30 août, on demande à l'éditeur P.O.L. si l'enfant mort est en train de devenir un tabou fictionnel. Il répond : « Je ne le pense pas, mais je sens que ça le devient. Et c'est grave. Camille Laurens écrit que si le roman de Marie Darrieussecq avait été écrit à la troisième personne, ça n'aurait pas été gênant. De quel droit écrit-elle cela ? On assiste à cette perversion : on ajoute à la puissance de la littérature la légitimité du vécu. Prise entre l'authentique absolu de la poésie et l'authentifiable de l'autofiction, la fiction est mal partie.»

Ou : comment faire d'un cas isolé une tendance, et d'une tendance un état général. Avec comme titre : La légitimité du vécu : une perversion. Du grand, grand n'importe quoi...