Banc de galère, la bonne allure
Par Berlol, dimanche 2 septembre 2007 à 23:59 :: General :: #750 :: rss
Lever
à 4h30 et travail jusqu'à 7 heures. Jour
à
peine rosi, je vais à l'est@minet avec le portable, dans un
autre bâtiment, où se trouve la borne wifi et
d'où
je poste le billet d'hier, relève mon courrier, lis
rapidement
deux blogs dans la liste maintenant chargée de tous ceux que
je
n'ai pas le temps de lire. Au moins jusqu'à mardi soir, ce
sera
encore comme ça. Après, à moi la
liberté !Amusement de retrouver le rituel du petit déjeuner dans la grande salle à manger, les échanges de bonjours poussifs quand on ne se connaît pas, les questions par lesquelles chacun s'introduit, ouvre ou non ses affinités. T., connaissant aussi ces rites et n'ayant plus la pression intérieure de sa thèse à travailler comme c'était le cas en 2005, discute plus volontiers et lance des ponts entre XIXe et XVIIe siècles, notamment avec Alain Schmitt qui semble très bien connaître Victor Cousin et le fonds Cousin de la Sorbonne.
Denses premières communications. Celle de Danier Sangsue sur les fantômes chez Mérimée et celle de Michel Garcia sur l'édition en cours de préparation de l'Histoire de don Pèdre 1er, roi de Castille. Discussions très animées et bien dirigées par Antonia Fonyi, directrice du colloque. Tel un cancre du fond de la salle, près du feu de bois et d'une prise électrique pour le portable, je n'y prends pas part mais y puise, outre ce que j'y apprends, de quoi recalibrer ma communication.
Après le
déjeuner, le café est servi dans
l'étable aménagée en une sorte de
musée de
Cerisy. On y trouve notamment un panneau qui retrace l'histoire des
anciens habitants du château, les Richier, des protestants,
du
XVIIe à la Révolution, puis les Savary,
cultivateurs
enrichis sous la Restauration.T. et moi nous éclipsons pour aller faire une randonnée aux Roches de Ham, près de Condé-sur-Vire, à une bonne vingtaine de kilomètres de là. C'est dommage pour les communications de l'après-midi mais absolument nécessaire, après le régime corse, pour ne pas engraisser sur pied en Normandie. Il fait d'ailleurs nettement plus chaud dans la voiture que dans la bibliothèque du château.
Retour vers 18 heures et reprise du travail jusqu'au dîner, qui est un buffet parce que c'est dimanche. Je retourne à mon banc de galère — à la bonne allure qu'il commence à prendre — pendant que T. va voir la séance improvisée du Carmen de Carlos Saura dans le grenier tout proche, dont les effluves musicaux me parviennent étouffés...
Commentaires
1. Le dimanche 2 septembre 2007 à 23:05, par m sonnet :
j'aime bien votre est@minet (plus sympa que la g@rgote !) et en vous lisant je me souviens que la dead line est toute proche pour la soumission des projets au colloque "abbé Castel de Saint-Pierre", même lieu même horaire dans un an, et je me tâte si j'y vais ou pas (proposer de parler des grand mérites de son "Projet pour perfectionner l'éducation des filles"). J'ai un peu décroché de ce genre de choses ces derniers temps et en plus je n'ai jamais été très causante au petit déj...
2. Le lundi 3 septembre 2007 à 09:33, par alain :
Alors moi, Condé-sur-vire, oh ! tout de suite que de souvenirs. J'accompagnais mon oncle dans sa tournée du ramassage des bidons de lait pour la coopérative Elle & Vire et on s'arrêtait manger du lapin dans des fermes à cuisine noire, noircie par le vieux, sentant la crème partout, comme dans Bovary. Oh ! Condé-sur-vire.
3. Le lundi 3 septembre 2007 à 21:13, par Berlol :
On est passé devant l'usine. T. m'a demandé puis s'est souvenue qu'il y a du beurre Elle & Vire dans des magasins de luxe à Tokyo (dans les dix euros la plaquette...)
Il faut y aller, Martine ! Les couleurs, les pierres, certaines conversations et certaines communications le méritent. Et le matin, nul n'est tenu de l'ouvrir qu'il n'en ait envie...
4. Le mercredi 5 septembre 2007 à 00:35, par brigetoun :
je crains de n'être à la hauteur que du petit déjeuner où, pour une fois, je serais superbement mutique
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