C'est-à-dire molles et collées en tas
Par Berlol, jeudi 6 septembre 2007 à 23:59 :: General :: #754 :: rss
Fort brouillard au lever du jour. Se disperse pour une
deuxième journée de franc soleil (on a bien fait
de choisir cette semaine-ci pour venir...). Les petits
déjeuners roulent maintenant par petits groupes informels et
plutôt bavards. À ceux de la timidité
et de l'hésitation des premiers matins, ont
succédé ceux de l'esprit d'escalier, quand
revient ce qu'on n'avait pu dire hier car trop de monde et de
questions.
Lecture de lettres de Mérimée par Carole Bergen, avant la communication de Françoise Bercé (inspecteur général du patrimoine) sur Mérimée et la IIe République. Le tableau historique est très instructif, bien enlevé par le ton, les anecdotes et points de vue de Mme Bercé. Et cela me suffira pour aujourd'hui.
J'emporte mon portable à l'est@minet pour poster mes deux billets en retard, les photos qui vont avec, relever mon courrier et valider les messages Litor qui circulent depuis hier sur le thème de la machine à écrire. J'écoute deux tiers du 20-Heures de France 2 d'hier et parcours quelques blogs pour être un peu informé. Mais tout cela ne m'accroche guère. Seule la disparition de Pavarotti signifie hélas quelque chose.
T. et moi sommes convenus d'une après-midi d'excursion que nous commençons après une discrète fuite au moment du café. En route pour Coutances ! J'avais un peu visité il y a quatre ans, avec quelques meschoniciens, un jour de pluie qui s'était continué à Carteret. Aujourd'hui, c'est plutôt la chaleur. En une petite heure, nous visitons églises et cathédrale, admirons les impacts de balles qui décorent encore les murs de la mairie, entrons à la librairie-papeterie pour chercher une carte régionale.
Partons ensuite pour Agon et la pointe d'Agon, les dunes, la marée basse dans l'embouchure de la Sienne, les ruines du château de Regnéville-sur-Mer de l'autre côté. Puis le chic de Coutainville, les rues étroites et presque bretonnes de Blainville-sur-Mer — un endroit où l'on aimerait bien habiter..
.
D'Agon,
j'ai téléphoné à Scott
Carpenter pour savoir si nos colloquants ont adopté le
principe d'un apéritif sur la terrasse (nous avions
imaginé ça tout à l'heure, Scott et
moi). Ayant eu sa réponse positive depuis une cabine face
à la mer, nous nous dirigeons vers le centre Leclerc de
Coutances où nous achetons pour 60 et quelques euros
d'alcools divers, jus de fruits et trucs salés. Quand nous
arrivons au château, à 18h45, tout est
déjà prêt sur la terrasse, les
participants attroupés et Scott très
soulagé de nous voir (il a prévenu et
fait sortir tout le monde sans savoir s'il pouvait compter sur moi...).
Chacun verse son écot dans un verre et je récupère sans problème mon avance.
De Cerisy, les jeudis soirs sont
enflammés. L'ambiance d'un colloque y parvient
généralement à son paroxysme. Des
conversations de table deviennent familières, voire
bruyantes. Certains s'interpellent comme s'ils se connaissaient depuis
trente ans, rigolent gras. D'autres se serrent en petits
comités pour des confidences à voix basses. C'est
ce soir-là que l'on sert des moules-frites, au moins trois
tournées (mais les frites sont normandes,
c'est-à-dire molles et collées en tas).
Puis les lumières s'éteignent,
à la surprise presque générale, pour
faire entrer les omelettes norvégiennes, lumineuses par le
calvados qui leur flambe sur la meringue.
Plus tard, dans le grenier, lecture d'Une femme est un diable par Carole Bergen et Sylvain Ledda, suivie d'un petit verre de calvados de notre réserve collective.
Lecture de lettres de Mérimée par Carole Bergen, avant la communication de Françoise Bercé (inspecteur général du patrimoine) sur Mérimée et la IIe République. Le tableau historique est très instructif, bien enlevé par le ton, les anecdotes et points de vue de Mme Bercé. Et cela me suffira pour aujourd'hui.
J'emporte mon portable à l'est@minet pour poster mes deux billets en retard, les photos qui vont avec, relever mon courrier et valider les messages Litor qui circulent depuis hier sur le thème de la machine à écrire. J'écoute deux tiers du 20-Heures de France 2 d'hier et parcours quelques blogs pour être un peu informé. Mais tout cela ne m'accroche guère. Seule la disparition de Pavarotti signifie hélas quelque chose.
T. et moi sommes convenus d'une après-midi d'excursion que nous commençons après une discrète fuite au moment du café. En route pour Coutances ! J'avais un peu visité il y a quatre ans, avec quelques meschoniciens, un jour de pluie qui s'était continué à Carteret. Aujourd'hui, c'est plutôt la chaleur. En une petite heure, nous visitons églises et cathédrale, admirons les impacts de balles qui décorent encore les murs de la mairie, entrons à la librairie-papeterie pour chercher une carte régionale.
Partons ensuite pour Agon et la pointe d'Agon, les dunes, la marée basse dans l'embouchure de la Sienne, les ruines du château de Regnéville-sur-Mer de l'autre côté. Puis le chic de Coutainville, les rues étroites et presque bretonnes de Blainville-sur-Mer — un endroit où l'on aimerait bien habiter..
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D'Agon,
j'ai téléphoné à Scott
Carpenter pour savoir si nos colloquants ont adopté le
principe d'un apéritif sur la terrasse (nous avions
imaginé ça tout à l'heure, Scott et
moi). Ayant eu sa réponse positive depuis une cabine face
à la mer, nous nous dirigeons vers le centre Leclerc de
Coutances où nous achetons pour 60 et quelques euros
d'alcools divers, jus de fruits et trucs salés. Quand nous
arrivons au château, à 18h45, tout est
déjà prêt sur la terrasse, les
participants attroupés et Scott très
soulagé de nous voir (il a prévenu et
fait sortir tout le monde sans savoir s'il pouvait compter sur moi...).Chacun verse son écot dans un verre et je récupère sans problème mon avance.
De Cerisy, les jeudis soirs sont
enflammés. L'ambiance d'un colloque y parvient
généralement à son paroxysme. Des
conversations de table deviennent familières, voire
bruyantes. Certains s'interpellent comme s'ils se connaissaient depuis
trente ans, rigolent gras. D'autres se serrent en petits
comités pour des confidences à voix basses. C'est
ce soir-là que l'on sert des moules-frites, au moins trois
tournées (mais les frites sont normandes,
c'est-à-dire molles et collées en tas).
Puis les lumières s'éteignent,
à la surprise presque générale, pour
faire entrer les omelettes norvégiennes, lumineuses par le
calvados qui leur flambe sur la meringue.Plus tard, dans le grenier, lecture d'Une femme est un diable par Carole Bergen et Sylvain Ledda, suivie d'un petit verre de calvados de notre réserve collective.
Commentaires
1. Le vendredi 7 septembre 2007 à 10:10, par m sonnet :
arrivée là de votre récit, moi qui me posais la question pour l'an prochain, je craque : ça fait trop, en plus des petits déj, la photo, l'excursion, l'apéro et les moules-frites pour finir. Je ne tiendrai jamais le coup, même pour l'avancement de la science !
2. Le vendredi 7 septembre 2007 à 10:22, par Berlol :
Parfois, le rhédibitoire en dit long...
Pour l'an prochain, Augustin Berque m'intéresserait énormément.
Ceci dit, les activités autres que les communications dépendent de chaque directeur de colloque (et non du centre de Cerisy). Selon les colloques, c'est donc très calme (plan-plan) ou très mouvementé (façon années 70, même, encore, parfois...).
3. Le vendredi 7 septembre 2007 à 12:27, par m sonnet :
le rhédibitoire en l'occurrence, je crois que c'est la vie commune en général et avec pairs en particulier...
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