Autour d'un crayon à papier véhicule
Par Berlol, lundi 10 septembre 2007 à 23:59 :: General :: #756 :: rss
T.
et moi retournons voir les alignements de menhirs dans la
lumière matinale. Leur détachement.
Beauté ou
majesté naturelle du site. Et chacun à son tour
d'essayer
de comprendre, sans y parvenir. À moins de
croire telle ou
telle théorie. Dans la boutique de la Maison des
mégalithes même, un petit Obélix autour
d'un crayon
à papier véhicule gentiment l'anachronisme des
Gaulois
facteurs de menhirs...« On comprend bien
Que ça t'obsède
D'être un jour dressée
A la verticale
Au-dessus des terres.
On comprend bien.» (Eugène Guillevic, Carnac, p. 91)
Revenus au centre du bourg, nous allons au Musée de la préhistoire. Beaucoup à lire, tableaux, listes, graphiques, mettre en relation textes, dessins et objets, mais pas trop. Des représentations se forment, un lien transhistorique... Le profane peut s'y retrouver tout en appréciant les précautions de langage. On pense traditionnellement qu'à cette époque les hommes chassaient pendant que les femmes faisaient la cueillette, ou quelque chose de ce genre, avec la distance du on pense traditionnellement. Qui va peut-être évoluer.
Allons déjeuner avec nos
hôtes aux Terrasses de la mer,
à La Trinité. Moules-frites et crêpes
dessert, avec
plage, léger vent, mer et soleil, du classique. Partons
ensuite
pour Quiberon, nous arrêtant de temps en temps pour des
points de
vue sur l'isthme, le fort de Penthièvre. Un café
à
Portivy. Puis un kilomètre à
pied le long de
la Côte Sauvage. Encore un saut de voiture à
travers les
hôtels et les centres de thalassothérapie, puis
à
pied jusqu'à la pointe de Conguel, et la journée
est
déjà presque finie. Avec ces doses de vent et de
soleil,
on va bien dormir.Dîner à Auray, dans le typique petit port de Saint-Goustan, célèbre pour ses maisons de pierre et son passage de Benjamin Franklin. L'Aubépine sert une excellente choucroute de la mer, trois en prennent, et de l'andouille de Blaye que je suis seul à vouloir. Avec un pinot noir d'Alsace. Promenade nocturne dans les ruelles de Saint-Goustan où l'on trouve qu'il y a étonnemment de maisons à vendre...
Alors que ne pensions qu'à faire nos valises et aller nous coucher, nous rentrons pile quand commence Lost sur TF1. Deux épisodes de la troisième saison, je suppose, qui nous font sauter dans une phase avancée de l'aventure. Nos hôtes sont un peu surpris de notre enthousiasme, de notre concentration soudaine sur ce qui n'est très normalement pour eux — je me mets à leur place — qu'une série américaine de plus. Mais pour T. et moi, retrouver Jack, Sawyer, Hugo, Sayid et les Autres n'a rien de banal...
Commentaires
1. Le mercredi 12 septembre 2007 à 11:36, par brigetoun :
mon féminisme, pourtant faible, veut instinctivement, et en refusant de connaître la vérité, que la ceuillette amenant l'agriculture et la civilisation soit le fait des femmes. Idiot (je me suis toujours senti une grande fraternité avec Bouvard et Pécuchet)
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