Matinée courrier et téléphone.
Après déjeuner, sortons marcher dans Paris (où le beau temps est revenu, en fait je ne crois pas qu'il ait jamais fait mauvais...). T. n'est pas très en forme, on avance petitement, on envisage peu d'activité.
Librairie Compagnie pour un livre à lire de suite. Celui d'Olivia Rosenthal.
Café Soufflot (logo de wifi gratuit, à essayer un autre jour). On y reste près d'une heure à lire, discuter et regarder les passants sur le trottoir, les créneaux souvent ratés des voitures.
Jardin du Luxembourg, énormément de monde. On y reste près d'une heure à lire, discuter et regarder les passants qui descendent l'escalier.
Rue de Vaugirard, quiches intéressantes aux Saveurs de Pierre Émile. On n'en a pas pour une heure à choisir quatre parts de diverses compositions pour ce soir. Retraversée du Luxembourg et retour.

« Ce livre a pour but de m'accoutumer à l'idée que je pourrais être un jour ou l'autre atteinte par la maladie de A. ou que, plus terrible encore, la personne avec qui je vis pourrait en être atteinte. Mais, en même temps que j'écris cette phrase, je me refuse à admettre une telle éventualité et tout mon esprit se révolte contre le travail que je suis en train d'entreprendre et qui consiste à imaginer le pire. Car, si on s'engage dans une telle voie, pourquoi ne pas s'imaginer aussi victime d'un attentat, d'un accident de voiture, d'un cancer, d'une maladie de Creutzfeldt-Jakob, et de toutes sortes d'autres affections que je ne connais pas et que je souhaiterais ne jamais connaître. Si on se projette un tant soit peu dans l'avenir, il n'y a en effet aucune raison d'être particulièrement optimiste.» (Olivia Rosenthal, On n'est pas là pour disparaître, Paris : Verticales, p. 17)

Je (me) rappelle que ce blog a pour but de suppléer ma mémoire et qu'il a commencé sous les auspices... d'Olivia Rosenthal à Tokyo, il y aura bientôt quatre ans.