Ne compense pas le service calamiteux
Par Berlol, jeudi 13 septembre 2007 à 23:59 :: General :: #761 :: rss
Journée de service (malgré
l'été indien).
Participation au jury d'oral de sélection des candidats au Master professionnel de lettres appliquées aux techniques éditoriales et à la rédaction professionnelle de l'université Paris 3 - La Sorbonne nouvelle. C'est un master 2. Il y a quatre équipes de jury, je fais équipe avec un éditeur de (30 ans de) métier. Nous recevons 7 candidats le matin et 6 l'après-midi, idem pour les autres équipes. Les candidats ont déjà été sélectionnés sur dossier, puis épreuves écrites. Certains ont déjà fait un master 2 ailleurs. C'est la phase finale : motivation, adéquation au projet personnel, déroulement des stages déjà effectués sont les éléments auxquels nous devons être les plus attentifs.
Entre les deux sessions, nous allons dans un petit restaurant nommé l'Olivier, près de l'hôpital des gardiens de la paix et de la clinique du sport, que je dirai moyen et dont le patron est assez peu sympathique. Le self de desserts ne compense pas le service calamiteux.
Vers 17 heures, les jurys se retrouvent pour fusionner leurs notes et discuter de la liste d'attente et des cas limite.
Rive
droite (non sans hésitation quand le 27 franchit la Seine).
Rue Saint-Anne à la nuit tombante tu, avec T., J. et sa copine Tara (13 ans chacune) pendant que leurs parents sont de sortie... On essuie les plâtres d'un nouveau restaurant japonais, le Taishoken. Soupe japonaise (ramen) et raviolis chinois grillés (gyozas), elles adorent. Il n'y a que ça sur la carte et c'est bien fait. Amusement de voir deux jeunes filles dans leurs premiers maniements publics de baguettes (J. s'était entraînée en Corse et ça se voit). Les nouilles et le miso leur plaisent. La ballade en bus aussi. Pour le retour, on marche jusqu'à la Seine, l'arrêt de bus devant les guichets du Louvre.
« La tristesse est un état qui ne me quitte plus, je suis triste continuellement comme si cela faisait partie de mon tempérament. Pourtant quelque chose me dit que dans le passé j'ai été joyeux, j'ai été souriant, j'ai été content. Pourquoi faut-il aujourd'hui que je sois triste ? Je ne crois pas me souvenir d'un seul motif que j'aurais de l'être et pourtant je le suis, je suis triste, je suis triste continuellement. C'est une tristesse informe, inadéquate, qui n'adhère à rien, à aucun événement précis, c'est une tristesse de fond pourrait-on dire mais une tristesse qui, je le sens confusément, n'est pas la mienne. Elle occupe ma personne et s'en empare mais moi, je le sais, je le sens, moi, je ne suis pas triste, je ne l'ai jamais été.» (Olivia Rosenthal, On n'est pas là pour disparaître, p. 30)
Participation au jury d'oral de sélection des candidats au Master professionnel de lettres appliquées aux techniques éditoriales et à la rédaction professionnelle de l'université Paris 3 - La Sorbonne nouvelle. C'est un master 2. Il y a quatre équipes de jury, je fais équipe avec un éditeur de (30 ans de) métier. Nous recevons 7 candidats le matin et 6 l'après-midi, idem pour les autres équipes. Les candidats ont déjà été sélectionnés sur dossier, puis épreuves écrites. Certains ont déjà fait un master 2 ailleurs. C'est la phase finale : motivation, adéquation au projet personnel, déroulement des stages déjà effectués sont les éléments auxquels nous devons être les plus attentifs.
Entre les deux sessions, nous allons dans un petit restaurant nommé l'Olivier, près de l'hôpital des gardiens de la paix et de la clinique du sport, que je dirai moyen et dont le patron est assez peu sympathique. Le self de desserts ne compense pas le service calamiteux.
Vers 17 heures, les jurys se retrouvent pour fusionner leurs notes et discuter de la liste d'attente et des cas limite.
Rive
droite (non sans hésitation quand le 27 franchit la Seine).Rue Saint-Anne à la nuit tombante tu, avec T., J. et sa copine Tara (13 ans chacune) pendant que leurs parents sont de sortie... On essuie les plâtres d'un nouveau restaurant japonais, le Taishoken. Soupe japonaise (ramen) et raviolis chinois grillés (gyozas), elles adorent. Il n'y a que ça sur la carte et c'est bien fait. Amusement de voir deux jeunes filles dans leurs premiers maniements publics de baguettes (J. s'était entraînée en Corse et ça se voit). Les nouilles et le miso leur plaisent. La ballade en bus aussi. Pour le retour, on marche jusqu'à la Seine, l'arrêt de bus devant les guichets du Louvre.
« La tristesse est un état qui ne me quitte plus, je suis triste continuellement comme si cela faisait partie de mon tempérament. Pourtant quelque chose me dit que dans le passé j'ai été joyeux, j'ai été souriant, j'ai été content. Pourquoi faut-il aujourd'hui que je sois triste ? Je ne crois pas me souvenir d'un seul motif que j'aurais de l'être et pourtant je le suis, je suis triste, je suis triste continuellement. C'est une tristesse informe, inadéquate, qui n'adhère à rien, à aucun événement précis, c'est une tristesse de fond pourrait-on dire mais une tristesse qui, je le sens confusément, n'est pas la mienne. Elle occupe ma personne et s'en empare mais moi, je le sais, je le sens, moi, je ne suis pas triste, je ne l'ai jamais été.» (Olivia Rosenthal, On n'est pas là pour disparaître, p. 30)
Commentaires
1. Le vendredi 14 septembre 2007 à 22:09, par brigetoun :
jamais essayé de déjeuner dans ce quartier, me suis contenté de cafés dans le bidule cafardant en face, un peu à droite, de la clinique du sport. (j'avais l'immeuble mitoyen en gestion, sans intérêt)
Un peu peur devant le livre d'Olivia Rosenthal
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