Grasse matinée préventive (qui n'empêche pas T. d'avoir un début de rhume) et rangement.

Déjeuner avec mon père à L'Atlas (couscous, tagine, etc.), restaurant mitoyen de la Tour d'argent.
Temps idéal pour promenade le long de la Seine, sur les berges. Beaucoup de monde, beaucoup de vélib, beaucoup de bronzeurs. Raccompagnons mon père à sa voiture vers 16 heures.
Jamais mis autant de temps pour traverser le pont Sully ! Mon père a une tendinite au talon, marche lentement, se gare toujours sur le quai Henri IV. On en profite pour admirer le paysage...

T. rentre pour se reposer et préparer le dîner, tandis que j'ai rendez-vous à la fontaine Saint-Michel avec Bikun, auquel se sont joint Anne et Dom. Reformons un carré comme à Tokyo il y a six ou sept ans... Mais seulement jusqu'à 19 heures, après avoir mangé des boules de glace et marché jusqu'au Luxembourg. Il faudrait du temps, on en voudrait, on n'en a pas.

Dîner japonais et quasi végétarien chez nos hôtes. Pour les honorer et les remercier, encore une fois. Pâte de poisson, tofu, algues, fines nouilles de blé, etc., tout fait l'unanimité, sauf le natto, qui par nature divise.

Le poids de chaque valise voisine les 25 kilos. Faut qu'on en mette plus dans les bagages en cabine. Et que ça reste portable... Ça nous fait coucher bien après minuit — notre dernière nuit à Paris. On se serre. On ne pleure pas.

« Faites un exercice.
Quand vous êtes sûr que c'est la dernière fois que vous voyez quelqu'un, prononcez, non comme une injonction mais comme un constat, cette phrase dans votre tête : je ne le reverrai jamais.» (Olivia Rosenthal, On n'est pas là pour disparaître, p. 43)