Critères QROQ
Par Berlol, vendredi 21 septembre 2007 à 23:30 :: General :: #769 :: rss
D'aujourd'hui,
peu à dire, sinon que j'ai sorti mon vélo
pour aller à la banque et faire des courses dans la
matinée, que j'ai fini d'enregistrer les
émissions du
programme d'été de France Culture sur les
années
60, puis deux Tout
Arrive, l'un avec Richard
Morgiève, l'autre
avec Olivia Rosenthal, et qu'enfin nous
sommes sortis en fin d'après-midi, essentiellement pour
marcher,
prenant prétexte de pain et de confitures à
acheter chez
Meidi-Ya pour prendre le métro jusqu'à
Ginza-Itchome et
en revenir à pied, non sans nous arrêter vers 19
heures
dans un excellent restaurant régional de tonkatsu.Pour la quantité et la qualité, j'aurais sans doute payé pour nous deux entre 50 et 60 euros à Paris. Or la facture de ce soir ne s'élevait qu'à un peu plus de 3000 yens, soit l'équivalent de 20 euros. J'ai souvent fait cette comparaison entre restaurants en France et au Japon, avec ce qu'on pourrait appeler le carré de critères QROQ : qualité, régionalité, originalité, quantité — et non pour les mêmes plats puisque les différences de lieu, de culture et de disponibilité de produits ne permettent pas d'équivalence. Or depuis deux ans les résultats sont systématiquement à l'avantage du Japon : un même QROQ est moins onéreux au Japon qu'en France.
Ce qui signifie aussi que des Français qui viendraient maintenant faire du tourisme au Japon seraient doublement avantagés : d'abord par le change, l'euro s'étant apprécié de plus de 25 % en deux ans, ensuite par le QROQ à peu près à moitié prix. Reste encore l'avion et l'hôtel...
« Je vais faire la liste de toutes les maladies qui portent le nom d'un médecin : la maladie de Parkinson, la maladie de Creutzfeldt-Jakob, la maladie d'Alzheimer, la maladie de Hailey-Hailey [...] Il y a trop de maladies, beaucoup trop. Et il y a aussi trop de médecins. S'il y avait moins de médecins, certaines maladies ne porteraient pas de nom. On ne les connaîtrait pas. Elles flotteraient dans l'univers vague des maladies non identifiées et on pourrait ainsi être sûr de ne pas en être atteint. Alors que tous ces noms et toutes ces maladies et tous ces symptômes sont constamment autour de nous et nous menacent. Nous sommes menacés par les maladies et notre résignation est entamée, à un moment ou à un autre, par une peur sourde dont rien ne peut nous affranchir. Nous avons peur.» (Olivia Rosenthal, On n'est pas là pour disparaître, p. 61)
« L'histoire des enfants, ça c'est aussi un élément important, je pense, qui est un peu humoristique mais je ne suis pas sûre que les gens l'entendent complètement. Mais il y a aussi une affirmation là-dessus, sur le jamais ou le toujours, j'ai des enfants, je n'aurai pas d'enfants, pourquoi est-ce que vous avez des enfants ?... Donc c'est vrai que j'ai voulu un peu déplacer les questions. Parce que d'habitude, on demande toujours aux gens pourquoi ils n'ont pas d'enfants quand ils n'en ont pas, parce que, voilà, c'est dans la nature des choses d'en avoir. Moi, je me suis dit que peut-être que la question qu'on devait aussi poser c'était pourquoi vous avez des enfants, donc. Et je pense qu'en déplaçant cette question, on va voir apparaître d'autres choses, sur la question de la transmission, de l'hérédité, qui ne sont pas celles qu'on a l'habitude de voir. Je pense que c'est aussi important que les livres posent des mauvaises questions, des questions qu'on ne voudrait pas entendre. Je pense que dans ce livre, je pose un certain nombre de questions que peut-être on ne voudrait pas entendre, mais moi, ça m'amuse de les poser et de donner des réponses complètement farfelues, mais bon, ça... » (Olivia Rosenthal dans Tout arrive du 10 septembre 2007)
Commentaires
1. Le samedi 22 septembre 2007 à 02:58, par patapon :
Pas mal, le QROQ, je dirais même plus : fort pertinent!… J’ai moi-même eu l’occasion de vérifier. En tout cas, l’époque du Japon- pays-où-tout-est-plus-cher-qu’ailleurs, est révolue (jusqu’à la prochaine chute de l’euro...).
2. Le samedi 22 septembre 2007 à 03:59, par Berlol :
Faut-il la souhaiter, d'ailleurs, cette chute ? Les économistes sont un peu comme les médecins de Molière, jamais d'accord...
3. Le samedi 22 septembre 2007 à 04:57, par vinteix :
Salut Berlol ! "Hisashiburi" !
Très bon le QROQ ! j'en mange souvent... Sur la base de ce QROQ en bouche, bien d'accord avec toi sur la comparaison restos en France et au Japon, où l'avantage est désormais indubitablement en faveur du Japon... et l'avantage serait, je pense, encore multiplié si l'on prenait comme ville du Japon Fukuoka plutôt que Tokyo... Beaucoup de Japonais le disent eux-mêmes : c'est une des villes où l'on mange le mieux au Japon... pardon, mais, il y a une concentration de très bons restos (je parle là surtout des "izakayas" ou restos de cuisine japonaise) à Fukuoka, où proportionnellement, on mange généralement mieux (le poisson notamment, mais pas seulement, y est meilleur...) et pour moins cher qu'à Tokyo... une des raisons qui fait que je suis de plus en plus attaché à cette ville...
A bientôt en tout cas, à Tokyo ou Fukuoka, ou ailleurs, "anywhere IN the world"...
4. Le dimanche 23 septembre 2007 à 08:56, par Berlol :
Hisashiburi, comme tu dis ! Ça faisait un bail ! Écoute, je te promets que la prochaine fois qu'on ira à Beppu, je ferai tout ce qui sera possible pour passer te voir à Fukuoka et que tu nous montres ça de près ! On verra si le QROQ de Kyushu est meilleur que le QROQ de Honshu...
À part ça, comment ça s'est passé l'été ?
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