D'aujourd'hui, peu à dire, sinon que j'ai sorti mon vélo pour aller à la banque et faire des courses dans la matinée, que j'ai fini d'enregistrer les émissions du programme d'été de France Culture sur les années 60, puis deux Tout Arrive, l'un avec Richard Morgiève, l'autre avec Olivia Rosenthal, et qu'enfin nous sommes sortis en fin d'après-midi, essentiellement pour marcher, prenant prétexte de pain et de confitures à acheter chez Meidi-Ya pour prendre le métro jusqu'à Ginza-Itchome et en revenir à pied, non sans nous arrêter vers 19 heures dans un excellent restaurant régional de tonkatsu.

Pour la quantité et la qualité, j'aurais sans doute payé pour nous deux entre 50 et 60 euros à Paris. Or la facture de ce soir ne s'élevait qu'à un peu plus de 3000 yens, soit l'équivalent de 20 euros. J'ai souvent fait cette comparaison entre restaurants en France et au Japon, avec ce qu'on pourrait appeler le carré de critères QROQ :  qualité, régionalité, originalité, quantité — et non pour les mêmes plats puisque les différences de lieu, de culture et de disponibilité de produits ne permettent pas d'équivalence. Or depuis deux ans les résultats sont systématiquement à l'avantage du Japon : un même QROQ est moins onéreux au Japon qu'en France.
Ce qui signifie aussi que des Français qui viendraient maintenant faire du tourisme au Japon seraient doublement avantagés : d'abord par le change, l'euro s'étant apprécié de plus de 25 % en deux ans, ensuite par le QROQ à peu près à moitié prix. Reste encore l'avion et l'hôtel...

« Je vais faire la liste de toutes les maladies qui portent le nom d'un médecin : la maladie de Parkinson, la maladie de Creutzfeldt-Jakob, la maladie d'Alzheimer, la maladie de Hailey-Hailey [...] Il y a trop de maladies, beaucoup trop. Et il y a aussi trop de médecins. S'il y avait moins de médecins, certaines maladies ne porteraient pas de nom. On ne les connaîtrait pas. Elles flotteraient dans l'univers vague des maladies non identifiées et on pourrait ainsi être sûr de ne pas en être atteint. Alors que tous ces noms et toutes ces maladies et tous ces symptômes sont constamment autour de nous et nous menacent. Nous sommes menacés par les maladies et notre résignation est entamée, à un moment ou à un autre, par une peur sourde dont rien ne peut nous affranchir. Nous avons peur.» (Olivia Rosenthal, On n'est pas là pour disparaître, p. 61)

« L'histoire des enfants, ça c'est aussi un élément important, je pense, qui est un peu humoristique mais je ne suis pas sûre que les gens l'entendent complètement. Mais il y a aussi une affirmation là-dessus, sur le jamais ou le toujours, j'ai des enfants, je n'aurai pas d'enfants, pourquoi est-ce que vous avez des enfants ?... Donc c'est vrai que j'ai voulu un peu déplacer les questions. Parce que d'habitude, on demande toujours aux gens pourquoi ils n'ont pas d'enfants quand ils n'en ont pas, parce que, voilà, c'est dans la nature des choses d'en avoir. Moi, je me suis dit que peut-être que la question qu'on devait aussi poser c'était pourquoi vous avez des enfants, donc. Et je pense qu'en déplaçant cette question, on va voir apparaître d'autres choses, sur la question de la transmission, de l'hérédité, qui ne sont pas celles qu'on a l'habitude de voir. Je pense que c'est aussi important que les livres posent des mauvaises questions, des questions qu'on ne voudrait pas entendre. Je pense que dans ce livre, je pose un certain nombre de questions que peut-être on ne voudrait pas entendre, mais moi, ça m'amuse de les poser et de donner des réponses complètement farfelues, mais bon, ça... » (Olivia Rosenthal  dans Tout arrive du 10 septembre 2007)