J'y crois pas ? Poésie sur parole du 23 invitait les Poivre pour parler de Desnos ! Jusqu'où faut-il descendre pour faire de l'audience ?

Ça me fait penser au bichonnage du (porte-monnaie du) lecteur, façon Chevillard, qui a bien raison :
« On lui passe tout. On le couvre d’attentions, de prévenances. Monsieur est-il confortablement assis ? Désire-t-il un cognac, un cigare ? Madame devrait peut-être jeter un gilet sur ses épaules. On est aux petits soins pour lui. Je parle du lecteur français contemporain, traité avec beaucoup trop d’égards (et bien peu de considération).» (L'autofictif, #6, 25 septembre)

Pfff !... Guère de temps pour la littérature, aujourd'hui. Cours (2) et réunions (2) se suivent. Déjeuner en espagnol avec David et un collègue bolivien. Dîner en anglais avec Andreas et Benoît (excellent izakaya dans le quartier de Motoyama, j'ai habité pas loin pendant deux ans et n'avais jamais eu l'idée d'y entrer...). Et faut encore que je (re)visionne Ascenseur pour l'échafaud avant le séminaire de demain...

Juste écrire, pour ne pas oublier, qu'hier soir, ne pouvant dormir, finalement, j'ai regardé Ce soir ou Jamais de lundi, qui portait sur la vie sur Terre dans trente ans. Vision convaincante et plutôt positive des démographes (Emmanuel Todd et Youssef Courbage), possible rapprochement des modes de vie sur la planète malgré les différences de religion, surtout du fait de l'aphabétisation des femmes, et puis grande capacité des hommes à inventer de nouveaux moyens de produire de l'énergie en préservant l'environnement — sur ce dernier point, je reste assez sceptique. Il faut d'ailleurs un Alain Caillé pour plomber l'angélisme et rappeler que la catastrophe reste possible (large choix). Géopolitique, finances et tout ça, mais surtout, selon moi, mauvais penchant des hommes à toujours porter au pouvoir des fous furieux façon Bush, Sarkozy, Poutine (liste non exhaustive) — ça, c'est mon pessimisme à moi.