Quelques fleurettes dans un bocage
Par Berlol, dimanche 30 septembre 2007 à 23:59 :: General :: #778 :: rss
Dites ! C'est très joli, le bandeau d'@rrêt sur images !
Z'avez-vu ? Avec les têtes de quelques hommes
célèbres. Et quand on passe la souris dessus,
ça surbrille. Et quand on clique sur une des
têtes, ça ouvre une page qui détaille,
vidéos à l'appui, pourquoi la personne en
question était heureuse de voir s'arrêter cette
émission dérangeante.
Moi, je ne m'en lasse pas. Ce qu'ils sont en train de faire, mine de rien, à @rrêt sur images (maintenant que ça s'appelle comme ça), c'est tout simplement génial ! Déjà 15.000 abonnés déclarés, sur la confiance qu'ils avaient dans l'émission télévisée, avant le démarrage du site à pleine vitesse le 7 janvier 2008. Et déjà chroniques et enquêtes écrites rythment l'attente, souvent vidéos à l'appui, je le répète — de quoi embarrasser quelques anciens copains des médias et en stresser quelques autres pour l'avenir...
Il pleut, il pleut, il pleut — et c'est de ma faute. Je m'en suis souvenu ce matin. Il y a trois jours, je répondais à Laure qui m'avait envoyé des livres ; je la remerciais et j'ajoutais mon souhait qu'il pleuve afin d'avoir plus de temps pour lire... Franchement, est-ce que j'avais besoin de lui écrire ça ?
Eh ben voilà, c'est arrivé.
Voyant la grisaille, on est resté au lit.
Vers onze heures, je suis allé à l'Institut voir si je pouvais avoir deux billets pour Lady Chatterley. Et j'en ai eu.
Pierre Michon, Jacques Serena, Jérôme Gontier, Richard Morgiève, Antoine Volodine. Belle brochette ! Tels sont les noms des personnes dont j'ai enregistré les voix parmi celles que recevait Alain Veinstein cette semaine, dans Surpris par la nuit et dans Du jour au lendemain (à noter que cette dernière émission a enfin un bouton d'écoute unique ; depuis son décalage en partie au-delà de minuit et à cause de je ne sais quel problème technique, il y avait deux boutons correspondant aux deux parties de l'émission, ces deux parties n'étant d'ailleurs jamais au même niveau sonore, mais n'en parlons plus). Je les écouterai dans des trains.
J'ai un peu avancé mes notes sur L'Étranger. Pas vite. Vaut mieux pas.
Vers 16h30, on est allé à l'Institut et il y avait comme prévu beaucoup de monde pour l'une des deux seules séances de Lady Chatterley sans coupure au Japon (la seconde sera mardi à 18h30), qui plus est suivie ce soir d'un entretien avec Pascale Ferran. Le film qui sortira en salles (une ou deux) à Tokyo puis qui sera distribué en dévédé en version sous-titrée japonais sera amputé (châtré) d'une vingtaine de minutes, sans doute parmi les plus belles.
C'est un film qui prend son temps, mais prendre son temps est dans son
propos. Parce que découvrir l'attirance
réciproque puis l'amour puis la confiance quand on est de
deux milieux très différents juste
après la Première Guerre mondiale dans
l'Angleterre corsetée et industrialisée, ce ne
sont pas des choses qui se font en cinq minutes. Parce que montrer
l'être humain qui essaie d'entrer en harmonie avec son milieu
naturel quand il se sépare un tant soit peu de son milieu
social, c'est une chose très difficile, qui ne se fait pas
en filmant juste quelques fleurettes dans un bocage. Surtout quand on
veut respecter une œuvre littéraire visiblement
exigeante.
Pour le texte, je ne l'ai pas lu. Je n'ai donc pas à me poser la question de l'adaptation. Mais ce que j'ai vu ce soir, c'est de l'excellent cinéma, sans aucune réserve. Avec en prime Hippolyte Girardot campant un mari diminué par une blessure de guerre alors que je pensais à lui hier en évoquant le film d'Éric Rochant.
Moi, je ne m'en lasse pas. Ce qu'ils sont en train de faire, mine de rien, à @rrêt sur images (maintenant que ça s'appelle comme ça), c'est tout simplement génial ! Déjà 15.000 abonnés déclarés, sur la confiance qu'ils avaient dans l'émission télévisée, avant le démarrage du site à pleine vitesse le 7 janvier 2008. Et déjà chroniques et enquêtes écrites rythment l'attente, souvent vidéos à l'appui, je le répète — de quoi embarrasser quelques anciens copains des médias et en stresser quelques autres pour l'avenir...
Il pleut, il pleut, il pleut — et c'est de ma faute. Je m'en suis souvenu ce matin. Il y a trois jours, je répondais à Laure qui m'avait envoyé des livres ; je la remerciais et j'ajoutais mon souhait qu'il pleuve afin d'avoir plus de temps pour lire... Franchement, est-ce que j'avais besoin de lui écrire ça ?
Eh ben voilà, c'est arrivé.
Voyant la grisaille, on est resté au lit.
Vers onze heures, je suis allé à l'Institut voir si je pouvais avoir deux billets pour Lady Chatterley. Et j'en ai eu.
Pierre Michon, Jacques Serena, Jérôme Gontier, Richard Morgiève, Antoine Volodine. Belle brochette ! Tels sont les noms des personnes dont j'ai enregistré les voix parmi celles que recevait Alain Veinstein cette semaine, dans Surpris par la nuit et dans Du jour au lendemain (à noter que cette dernière émission a enfin un bouton d'écoute unique ; depuis son décalage en partie au-delà de minuit et à cause de je ne sais quel problème technique, il y avait deux boutons correspondant aux deux parties de l'émission, ces deux parties n'étant d'ailleurs jamais au même niveau sonore, mais n'en parlons plus). Je les écouterai dans des trains.
J'ai un peu avancé mes notes sur L'Étranger. Pas vite. Vaut mieux pas.
Vers 16h30, on est allé à l'Institut et il y avait comme prévu beaucoup de monde pour l'une des deux seules séances de Lady Chatterley sans coupure au Japon (la seconde sera mardi à 18h30), qui plus est suivie ce soir d'un entretien avec Pascale Ferran. Le film qui sortira en salles (une ou deux) à Tokyo puis qui sera distribué en dévédé en version sous-titrée japonais sera amputé (châtré) d'une vingtaine de minutes, sans doute parmi les plus belles.
C'est un film qui prend son temps, mais prendre son temps est dans son
propos. Parce que découvrir l'attirance
réciproque puis l'amour puis la confiance quand on est de
deux milieux très différents juste
après la Première Guerre mondiale dans
l'Angleterre corsetée et industrialisée, ce ne
sont pas des choses qui se font en cinq minutes. Parce que montrer
l'être humain qui essaie d'entrer en harmonie avec son milieu
naturel quand il se sépare un tant soit peu de son milieu
social, c'est une chose très difficile, qui ne se fait pas
en filmant juste quelques fleurettes dans un bocage. Surtout quand on
veut respecter une œuvre littéraire visiblement
exigeante.Pour le texte, je ne l'ai pas lu. Je n'ai donc pas à me poser la question de l'adaptation. Mais ce que j'ai vu ce soir, c'est de l'excellent cinéma, sans aucune réserve. Avec en prime Hippolyte Girardot campant un mari diminué par une blessure de guerre alors que je pensais à lui hier en évoquant le film d'Éric Rochant.
Commentaires
1. Le dimanche 30 septembre 2007 à 10:34, par Laure L :
... c'est drôle, je viens de rentrer des "Correspondances" de Manosque. Avec Olivia Rosenthal & Céline Minard on y a évoqué, autour d'un verre de rouge, la "superstition", façon Demain est écrit de Pierre Bayard. Une question que pose, comme tu le sais, Olivia Rosenthal dans On n'est pas là pour disparaître... & que s'est posée Céline Minard en faisant disparaître l'humanité toute entière dans Le Dernier monde que tu as la chance d'être en train de lire - quel grand texte !
Allez, j'écris que la pluie va cesser à Nagoya et que tu auras quand même tout le temps de lire. Et je m'en souhaite autant après les découvertes de Manosque !
2. Le dimanche 30 septembre 2007 à 17:20, par Berlol :
Allez, je souhaite aussi, pour toi. En tout cas, ça a l'air de marcher, ici, la pluie s'est arrêtée.
Comme je vous imagine, toutes les trois ! Et comme j'aurais aimé prendre un verre avec vous ! Une autre fois...
Pour "Le Dernier Monde", j'en suis déjà à la page 110, en deux séances de lecture. C'est rare ! C'est hyper prenant ! Dis-lui que j'adore !
3. Le dimanche 30 septembre 2007 à 23:28, par Laure L :
Je n'y manquerai pas ! C'est vrai qu'il y avait une super ambiance, je raconte ça vite sur RLR.
Essaie de te procurer La Manadologie, également, de Céline, chez MF. C'est un petit livre (par rapport à la taille du Dernier Monde), vraiment bien : www.editions-mf.com/spip....
rougelarsenrose.blogspot....
4. Le lundi 1 octobre 2007 à 02:59, par christine :
c'est drôle comme quand on a aimé un livre on ressent de l'envie envers ceux qui ne l'ont pas encore terminé ...
R. (Comp'Act) était aussi un livre magnifique !
5. Le lundi 1 octobre 2007 à 04:19, par brigetoun :
sur le blog d'Emmanuelle Pagano il y a un renvoi à une revue qui publie un passage (provisoire) des mains et je vais m'en faire un plaisir cet après midi.
Merci pour Volodine je n'avais entendu que les cinq dernières minutes
6. Le lundi 1 octobre 2007 à 04:51, par LaureL :
Tout à faire d'accord (pour R.) : rougelarsenrose.blogspot....
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