Fait vibrer la densité, ouvre à des sens forts
Par Berlol, jeudi 4 octobre 2007 à 23:59 :: General :: #782 :: rss
Journée à trois cours, avec un petit bout de
sieste au milieu.
En répondant aux questions des étudiantes sur la fin d'Ascenseur pour l'échafaud que nous venions de voir, je me suis aperçu d'un chiasme pour le moins étonnant. Il s'agit des crimes et des peines.
Il est entendu que l'assassinat du marchand d'armes est prémédité par le couple formé par l'épouse et l'employé (Florence et Julien). Mais au procès, on pourrait faire jouer le crime passionnel et les peines pourraient être de 10 ans pour Julien et de 20 ans pour Florence, en tant qu'instigatrice. Avec les remises de peine, ils n'en feraient que la moitié chacun. En revanche, pour le meurtre des touristes allemands, le jeune Louis écoperait directement, toujours selon le policier (joué par Lino Ventura), de la peine maximale, à cette époque la peine de mort. Alors que son crime est tout sauf prémédité : il est un peu bête, il veut fuir, voler la Mercedes de sport des Allemands, se fait surprendre dans le garage et tire. C'est presque un accident.
D'ailleurs, si on y réfléchit en détail, rien n'est joué pour Florence et Julien. Mise à part l'attitude de Florence, durassesquement convaincue de sa culpabilité devant les photos d'elle avec son amant (mais on ne juge pas l'adultère), et mise à part la conviction du policier qui croit pouvoir affirmer ce que le tribunal fera, aucun des deux n'a avoué le crime. Et Julien est blanchi du meurtre des touristes au motel. L'interrogatoire de Julien dans les locaux de la police (par Lino Ventura et Charles Denner) comme celui de Florence dans le labo photo se terminent par des paroles comme je voudrais dormir ou laissez-moi dormir. En quelque sorte le film s'évanouit dans une culpabilité latente, toute psychologique, qui n'a rien à voir avec le travail de la justice, et un bon avocat aurait vite fait de faire tomber toute l'accusation en poussière. Car, la corde ayant heureusement disparu (par l'opération de la petite fille), il n'y a aucune preuve ni du meurtre de Julien ni de la préméditation avec Florence.
Sauf... le film lui-même.
Par un nouveau franchissement de la frontière diégétique, de même essence que celui qui fait advenir les photos du monde réel dans le bain de révélateur du monde fictionnel, c'est le fait que le crime de Julien soit filmé, maquillé en suicide sous nos yeux, ainsi que la préméditation contenue dans la conversation téléphonique d'ouverture du film, qui constituent les seules preuves de la culpabilité des amants. Et on peut se demander si Lino Ventura n'aurait pas vu le film, tellement il en est convaincu !
Au centre de sport, le rythme enfin acquis avec Emmanuel Tugny est tout à fait compatible avec le pédalage et la sudation, n'était le paradoxe d'une activité physique et positive lorsqu'il est question de l'être chétif et mal engagé — physiquement — dans la vie qu'était Tristan Corbière. Je dis enfin parce que dans les premières pages, la syntaxe malmenée et la débauche d'adjectifs, ainsi qu'une préciosité heureuse qui semblait me narguer, m'avaient fait douter de ma capacité à aller plus loin (malgré les encouragements reçus de divers points du cyberespace). Mais en pédalant, justement, le rythme vient et avec lui la phrase suit, se tient, fait vibrer la densité, ouvre à des sens forts. On sue à lire mais on sait aussi pourquoi on sue.
« Et Tristan souffre et jouit un peu de souffrir comme il est somme toute bien au lit et mal debout, dans les lambris bassiné et aux tartines, les raies roses du ciel devant dans la fenêtre aux oiseaux.
Un lit sur le jardin comme un canoë vers l'horizon plus large et les loutres peaux-rouges.» (Emmanuel Tugny, Corbière le Crevant, Paris : Léo Scheer, 2007, coll. Laureli, p. 24)
« Un matin de 1860, une joute verbale oppose Tristan à l'élève Keronnès qui, quoi qu'accablé de jurons ignés assez moches tranchant le tableau noir, l'emporte haut la main.
C'est tout naturellement, alors, que l'essence parasite, qu'Édouard-Protée est convoquée : Tristan écrit à Édouard et lui demande des conseils sur la manière juste de l'emporter en fin de course sur l'"arsouille", le "cochon", le "porc", le "vilain roquet harnieux" (sic), le "décrotteur", l'"orang-goutang" (sic), etc.
C'est de cet enfant-là qu'il s'agit : vase à mélange, vélo tandem voilé, matière hybride nouée, bavard solipsiste, rareté malade qui va, hypostase muette qui cause, nuit hantée qui marche : solitude.» (Ibid., p. 35)
Ce soir ou Jamais d'hier, encore. Mais chaque fois différent.
Cette fois sur l'entreprise comme lieu de souffrance (stress, suicides, délocalisations, restructurations, harcèlement moral, etc.). À rapprocher du cycle de fictions de France Culture dans ses Perspectives contemporaines depuis deux semaines (œuvres de Louise Desbrusses, de Nicole Caligaris, et à venir de Philippe Malone et de Nathalie Kuperman). Mais revenons au salon de Taddeï : d'Alain Touraine à Bruno Solo, l'éventail est large et la discussion ne s'enlise pas, outre qu'il est peut-être un peu trop question du film de Nicolas Klotz qui ne contient pas toute la Question humaine, et que le plateau manque d'un François Bon ou d'un Jean-Charles Masséra tout de même assez qualifiés pour parler littérairement de ces sujets — mais bon, ils ont peut-être refusé, aussi, on ne sait pas tout.
Au fait, une question en passant, comme ça : Thierry Wolton, ça serait pas un con, par hasard ? Parce que là, avec les deux ou trois interventions qu'il fait, on dirait bien que c'en est un, tout de même. Enfin, je ne me plains pas, c'est toujours ça de moins à lire.
En répondant aux questions des étudiantes sur la fin d'Ascenseur pour l'échafaud que nous venions de voir, je me suis aperçu d'un chiasme pour le moins étonnant. Il s'agit des crimes et des peines.
Il est entendu que l'assassinat du marchand d'armes est prémédité par le couple formé par l'épouse et l'employé (Florence et Julien). Mais au procès, on pourrait faire jouer le crime passionnel et les peines pourraient être de 10 ans pour Julien et de 20 ans pour Florence, en tant qu'instigatrice. Avec les remises de peine, ils n'en feraient que la moitié chacun. En revanche, pour le meurtre des touristes allemands, le jeune Louis écoperait directement, toujours selon le policier (joué par Lino Ventura), de la peine maximale, à cette époque la peine de mort. Alors que son crime est tout sauf prémédité : il est un peu bête, il veut fuir, voler la Mercedes de sport des Allemands, se fait surprendre dans le garage et tire. C'est presque un accident.
D'ailleurs, si on y réfléchit en détail, rien n'est joué pour Florence et Julien. Mise à part l'attitude de Florence, durassesquement convaincue de sa culpabilité devant les photos d'elle avec son amant (mais on ne juge pas l'adultère), et mise à part la conviction du policier qui croit pouvoir affirmer ce que le tribunal fera, aucun des deux n'a avoué le crime. Et Julien est blanchi du meurtre des touristes au motel. L'interrogatoire de Julien dans les locaux de la police (par Lino Ventura et Charles Denner) comme celui de Florence dans le labo photo se terminent par des paroles comme je voudrais dormir ou laissez-moi dormir. En quelque sorte le film s'évanouit dans une culpabilité latente, toute psychologique, qui n'a rien à voir avec le travail de la justice, et un bon avocat aurait vite fait de faire tomber toute l'accusation en poussière. Car, la corde ayant heureusement disparu (par l'opération de la petite fille), il n'y a aucune preuve ni du meurtre de Julien ni de la préméditation avec Florence.
Sauf... le film lui-même.
Par un nouveau franchissement de la frontière diégétique, de même essence que celui qui fait advenir les photos du monde réel dans le bain de révélateur du monde fictionnel, c'est le fait que le crime de Julien soit filmé, maquillé en suicide sous nos yeux, ainsi que la préméditation contenue dans la conversation téléphonique d'ouverture du film, qui constituent les seules preuves de la culpabilité des amants. Et on peut se demander si Lino Ventura n'aurait pas vu le film, tellement il en est convaincu !
Au centre de sport, le rythme enfin acquis avec Emmanuel Tugny est tout à fait compatible avec le pédalage et la sudation, n'était le paradoxe d'une activité physique et positive lorsqu'il est question de l'être chétif et mal engagé — physiquement — dans la vie qu'était Tristan Corbière. Je dis enfin parce que dans les premières pages, la syntaxe malmenée et la débauche d'adjectifs, ainsi qu'une préciosité heureuse qui semblait me narguer, m'avaient fait douter de ma capacité à aller plus loin (malgré les encouragements reçus de divers points du cyberespace). Mais en pédalant, justement, le rythme vient et avec lui la phrase suit, se tient, fait vibrer la densité, ouvre à des sens forts. On sue à lire mais on sait aussi pourquoi on sue.
« Et Tristan souffre et jouit un peu de souffrir comme il est somme toute bien au lit et mal debout, dans les lambris bassiné et aux tartines, les raies roses du ciel devant dans la fenêtre aux oiseaux.
Un lit sur le jardin comme un canoë vers l'horizon plus large et les loutres peaux-rouges.» (Emmanuel Tugny, Corbière le Crevant, Paris : Léo Scheer, 2007, coll. Laureli, p. 24)
« Un matin de 1860, une joute verbale oppose Tristan à l'élève Keronnès qui, quoi qu'accablé de jurons ignés assez moches tranchant le tableau noir, l'emporte haut la main.
C'est tout naturellement, alors, que l'essence parasite, qu'Édouard-Protée est convoquée : Tristan écrit à Édouard et lui demande des conseils sur la manière juste de l'emporter en fin de course sur l'"arsouille", le "cochon", le "porc", le "vilain roquet harnieux" (sic), le "décrotteur", l'"orang-goutang" (sic), etc.
C'est de cet enfant-là qu'il s'agit : vase à mélange, vélo tandem voilé, matière hybride nouée, bavard solipsiste, rareté malade qui va, hypostase muette qui cause, nuit hantée qui marche : solitude.» (Ibid., p. 35)
Ce soir ou Jamais d'hier, encore. Mais chaque fois différent.
Cette fois sur l'entreprise comme lieu de souffrance (stress, suicides, délocalisations, restructurations, harcèlement moral, etc.). À rapprocher du cycle de fictions de France Culture dans ses Perspectives contemporaines depuis deux semaines (œuvres de Louise Desbrusses, de Nicole Caligaris, et à venir de Philippe Malone et de Nathalie Kuperman). Mais revenons au salon de Taddeï : d'Alain Touraine à Bruno Solo, l'éventail est large et la discussion ne s'enlise pas, outre qu'il est peut-être un peu trop question du film de Nicolas Klotz qui ne contient pas toute la Question humaine, et que le plateau manque d'un François Bon ou d'un Jean-Charles Masséra tout de même assez qualifiés pour parler littérairement de ces sujets — mais bon, ils ont peut-être refusé, aussi, on ne sait pas tout.
Au fait, une question en passant, comme ça : Thierry Wolton, ça serait pas un con, par hasard ? Parce que là, avec les deux ou trois interventions qu'il fait, on dirait bien que c'en est un, tout de même. Enfin, je ne me plains pas, c'est toujours ça de moins à lire.
Commentaires
1. Le jeudi 4 octobre 2007 à 13:01, par jenbamin :
cher Berlol,
je ne sais pas si tu as vu ou non le film en question, « La question humaine ». Je n'ai pas encore eu le temps d'écouter l'émission de Taddeï (je vais le faire sans doute), mais rien qu'à voir le plateau des invités, j'ai l'impression qu'on essaye de faire du film ce qu'il n'est pas : un « film sur l'entreprise », un de plus. Ce n'est pas non plus, encore moins, contrairement à ce qu'on entend ici ou là, un « film-qui-fait-un-parallèle-entre-l'entreprise-et-les-heures-sombres-du-XXe-siècle », pas non plus un film sur lesdites heures sombres. D'ailleurs je ne sais pas si c'est un « film sur (...) », peut-être à la rigueur un film sur le langage, et encore. François Bon (s'il daignait aller au cinéma, pour une fois) aurait été bien qualifié pour en parler certes, mais peut-être pas pour la raison que tu sous-entends (si j'ai bien compris ce que tu voulais dire) : plutôt pour ses compétences sur des questions plus larges, pour son intérêt pour l'École de Francfort (N. Klotz dit avoir pas mal bossé sur Horkheimer et Adorno pour faire ce film), etc. Je ne sais pas si je défends tout dans ce film, il pose des questions très difficiles, et c'est difficile d'en juger « à chaud ». Mais en tout cas il me semble évident qu'il pose beaucoup de « questions » qui sont éminemment « humaines » — abyssales. Bref, je recommande de le voir, pour se faire une idée par soi-même. Pas tous les jours que le cinéma cherche à affronter ce genre de questions, sans virer dans le didactique, vraiment par le biais « esthétique » (corollaire : oui, il arrive que le cinéma se hisse à un niveau esthétique...).
(Il y a une dizaine de jours, il y a eu une émission assez intéressante sur FranceCul à propos de ce film, en présence du réalisateur, dans « Du grain à moudre » (de mémoire, c'était un vendredi — donc sans doute le 21, sauf erreur), je ne sais pas si elle est encore en ligne.)
(Je note aussi en passant : je ne l'ai pas encore analysée jusqu'au bout, mais il me semble que la place de la musique — et notamment : de la vocalité dans la musique — est très importante dans le film.)
amicalement
benjamin
2. Le jeudi 4 octobre 2007 à 15:50, par Berlol :
Merci de ces précisions. Les tendances à prendre ce film pour ce qu'il n'est pas ont en effet été évidentes et le réalisateur s'en est défendu comme il a pu. Pour ma part, ne l'ayant pas vu, je ne me prononcerai ni sur le film ni sur la pertinence du débat. Ce qui s'est passé sur le plateau de Taddeï, c'est que ceux qui avaient vu le film, trois ou quatre des invités, voulaient en parler plus que de raison et cela déséquilibrait le plateau et bloquait un peu le débat d'ensemble. Taddeï a essayé de désembourber deux ou trois fois mais certains y revenaient, comme si Klotz était l'invité central, ce qu'il savait ne pas être, etc.
Ce que tu en dis est très intéressant et je vais essayer de retrouver "Du grain à moudre" ce week-end. Et puis un tandem Lonsdale / Amalric, ça ne peut pas être cinématographiquement mauvais...
3. Le jeudi 4 octobre 2007 à 16:26, par christine :
je n'ai pas vu le film, mais le livre de François Emmanuel me laisse un souvenir très fort - et assez ambigu aussi : les extraits et les propos de Nicolas Klotz m'ont donné le sentiment que son film était assez "fidèle" à l'esprit du livre
en revanche le débat sur la souffrance au travail n'avait aucun intérêt et c'est dommage : quelques uns des propos de Christophe Dejours (sur l'utilisation de la peur comme stimulant, notamment) auraient mérité d'être écoutés et prolongés
4. Le jeudi 4 octobre 2007 à 17:07, par Berlol :
En vous lisant, ce matin, Jenbamin et toi, je me suis demandé : qu'est-ce que tu as appris dans ce débat ? Et j'ai beau y réfléchir, essayer de me souvenir... Hormis quelques chiffres, peut-être, je n'ai rien appris. Ou alors des choses comme le fait que Bruno Solo avait traîné sa série "Caméra Café" pendant des années parce qu'aucune chaîne n'en voulait, alors que c'était au cœur du sujet, humoristiquement, certes, et pas toujours en finesse, mais au cœur quand même. Ça révélait bien un tabou.
Pour le reste, la gestion des ressources humaines par la peur, la compétition jusqu'au déloyal, et tutti quanti, c'était déjà connu. Et bien documenté, même cinématographiquement : "Ressources humaines", "Fair Play", deux titres qui me viennent à l'esprit tout de suite mais je suis sûr qu'on en trouverait facilement une dizaine d'autres. À votre bon cœur, ça m'intéresse pour un prochain séminaire.
5. Le jeudi 4 octobre 2007 à 17:44, par christine :
c'est un peu le pb avec Taddéï : sa qualité est de laisser parler ses invités - son défaut aussi - et quand ses invités n'ont pas grand chose à dire ...
quant aux références, il y en a trop ! pour les livres, me viennent, parmi ceux lus il n'y a pas trop longtemps :
Guy Tournaye, Radiation
Yves Pages, Petites natures mortes au travail
Valérie Tong Cuong, Ferdinand et les iconoclastes
Fabienne Swiatly, Gagner sa vie
Louise Desbrusses, L'argent, l'urgence
Céline Curiol, Permission
Jean-Noël Blanc, La petite piscine au fond de l'aquarium
Anne Weber, Cendres et métaux, Chers oiseaux
Nicole Caligaris, L'os du doute
Laurent Quintreau, Marge brute
et, qui viennent de sortir, pas encore lus :
Nicole Malinconi, Au bureau
Guillaume Noyelle, jeune professionnel
Charly Delwart, Circuit
6. Le jeudi 4 octobre 2007 à 23:54, par Philippe De Jonckheere :
Ouais, "Ascenceur pour l'échafaud", c'est pas le film dans lequel il y a deux grosses erreurs de script, une histoire de grapin et des photos qui sont un peu pausées?
Amicalement
Phil
7. Le vendredi 5 octobre 2007 à 01:22, par brigetoun :
j'ai perdu l'habitude d'aller au cinéma parce que les files me sont néfastes et que je n'avais pas le temps à Paris, trop de boulot, concerts, théâtre. J'avais écouté du coin de l'oreille l'émission sur France Culture - mais ce qu'en dit jenbamin me décide, presque puisqu'il faudrait aussi que je fasse l'effort.
la souffrance au travail, surtout le stress, est réelle mais appartient à ce qui peut difficilement être transmis, invisible et indicible.
8. Le vendredi 5 octobre 2007 à 02:35, par jenbamin :
Je confirme que Lonsdale est aussi bien que comme d'hab', c'est-à-dire fabuleux, qu'Amalric est très très bien itou... Sinon, assez d'accord avec Christine (mais moi, par rapport au film) : sentiment fort et ambigu — ça pose plein de questions en tout cas.
Quant au livre de François Emmanuel, je l'ai acheté après avoir vu le film, il est sur la (grosse) pile « à lire » sur mon bureau : à suivre... Si j'ai le temps, le courage etc., j'essaierai de faire un papier détaillé sur le film et sur le livre, d'ici quelques temps sur mon site — bon, sachant ma propension aux projets inaboutis, c'est pas sûr quand même.
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