Son ton, sa gouaille, mais là
Par Berlol, lundi 8 octobre 2007 à 23:59 :: General :: #786 :: rss
Idée pour faire participer un groupe d'étudiants
au 150e
Anniversaire des Relations Franco-Japonaises...
Mais je la garde pour moi.
Jusqu'à vendredi prochain, possibilité de revoir l'émission Esprits libres (France 2, du 5 octobre), avec Patrick Modiano et Pascal Quignard. Rien que ça ! Je ne dis pas que je goûte spécialement Guillaume Durand, son ton, sa gouaille, mais là, ça s'impose.
Il
a plu un peu ce matin, il bruine encore cet après-midi,
après notre déjeuner d'huîtres
frites, mais cela ne m'empêche pas de sortir, pendant que T.
prépare ses cours. À Yurakucho, j'admire les
nouveaux
buildings sortis de terre cet été et qui seront
accessibles le 12, semblables à cinquante autres buildings
nouveaux que nous avons eu l'occasion de visiter depuis des
années, avec des boutiques sur 4 ou 5 niveaux, puis des
restaurants, puis des bureaux, les mêmes escalators, les
mêmes promos, les mêmes hauts-parleurs pour
canaliser les porte-monnaie sur pattes, je ne
sais pas qui ça peut encore amuser. Seul l'aspect
architectural
externe me semble intéressant dans le couchant.
Peut-être n'est-ce intéressant que dans le
couchant, d'ailleurs.
Carrefour de Ginza. Un carillon sonne six heures. Une petite voiture de police fait remonter les piétons sur les trottoirs, c'est la fin de la permission de marcher dans l'avenue, accordée aussi aujourd'hui en sus du dimanche parce que c'est férié.
Je vais, c'est mon but, chez Yamano Music. La sélection de films étrangers y est meilleure et plus large qu'ailleurs — pour les endroits que je connais. J'y trouve l'édition japonaise de Mortelle Randonnée (C. Miller, 1983), de L'Argent (Bresson, 1982) et de Tombés du ciel (Lioret, 1993). De quoi alimenter le séminaire de cinéma...
Dans le métro, j'écoutais Volodine dans Du Jour au lendemain. Il finissait sur les oiseaux des Songes de Mevlido. Par hasard, quand je sortais à l'air libre, ça enchaînait (dans mon i-River) sur les oiseaux du Promeneur prose, poète, dernier épisode — le meilleur, selon moi — de la fresque radiophonique de Dominique Meens et Francis Gorgé (Surpris par la nuit, le 1er juin 2007).
« À partir du moment où on ne se réclame pas d'un territoire et donc derrière cela d'une nationalité particulière, c'est quelque chose sur quoi j'ai insisté à de nombreuses reprises, publiquement, en disant que j'écrivais en français une littérature étrangère. Cette littérature étrangère, c'est celle des écrivains que je mets en scène, de mes personnages écrivains, prisonniers, on pourra en parler peut-être tout à l'heure encore, mais ce qui est important dans l'intention, c'est de ne pas s'attacher à un drapeau, de ne pas s'attacher à une nationalité et au contraire de s'attacher à quelque chose qui est très fort qui est se réclamer de l'appartenance à l'humanité, à l'humain en tant que tel et la voie de mes personnages est une voie qui a le souci toujours de ne pas reproduire les divisions qui nuisent à l'humanité, aujourd'hui. Et c'est une voie systématiquement internationaliste et débarrassée de toute préoccupation chauvine.» (Antoine Volodine dans Du Jour au lendemain du 27 septembre)
« Quant aux araignées qui envahissent la Terre peu à peu, c'est un symbole de ce pessimisme qui a pris le narrateur qui se trouve derrière tout cela, Mingrelian, et qui imagine une humanité qui, non seulement est déficiente, désastreuse, et fait guerre sur guerre et génocide sur génocide, rate tous ses projets, mais en plus s'éteint, et d'une certaine manière on peut dire ouf !, parce qu'une autre espèce intelligente prend sa place, une espèce qui pour nous est vraiment effrayante, celle des araignées, mais qui vont couvrir la Terre et créer un semblant de civilisation sur les ruines de l'humanité, mais qui, finalement, même si après l'amour elles mangent leur partenaire sexuel, ça on le sait, n'ont pas de théoriciens ou de théoriciennes du génocide, de l'inégalité sociale, et finalement — voilà un exemple d'humour du désastre — on peut avoir l'espoir qu'une espèce intelligente non génocidaire apparaisse sur Terre.» (Ibid.)
Overdose d'Ozon. T. avait ramené trois dévédés de la fac. Gouttes d'eau sur pierres brûlantes nous a un peu peinés. On sent bien la composition appliquée, les décors léchés, et l'immobilité de la caméra m'attriste et m'endort. En revanche Sitcom (1998) se laisse revoir. Le rat du patriarcat contamine toute la famille, jusqu'à ce qu'elle puisse s'en débarrasser pour vivre décomplexée. Le tout, enlevé, même si la caméra ne bouge pas souvent.
Mais je la garde pour moi.
Jusqu'à vendredi prochain, possibilité de revoir l'émission Esprits libres (France 2, du 5 octobre), avec Patrick Modiano et Pascal Quignard. Rien que ça ! Je ne dis pas que je goûte spécialement Guillaume Durand, son ton, sa gouaille, mais là, ça s'impose.
Il
a plu un peu ce matin, il bruine encore cet après-midi,
après notre déjeuner d'huîtres
frites, mais cela ne m'empêche pas de sortir, pendant que T.
prépare ses cours. À Yurakucho, j'admire les
nouveaux
buildings sortis de terre cet été et qui seront
accessibles le 12, semblables à cinquante autres buildings
nouveaux que nous avons eu l'occasion de visiter depuis des
années, avec des boutiques sur 4 ou 5 niveaux, puis des
restaurants, puis des bureaux, les mêmes escalators, les
mêmes promos, les mêmes hauts-parleurs pour
canaliser les porte-monnaie sur pattes, je ne
sais pas qui ça peut encore amuser. Seul l'aspect
architectural
externe me semble intéressant dans le couchant.
Peut-être n'est-ce intéressant que dans le
couchant, d'ailleurs.Carrefour de Ginza. Un carillon sonne six heures. Une petite voiture de police fait remonter les piétons sur les trottoirs, c'est la fin de la permission de marcher dans l'avenue, accordée aussi aujourd'hui en sus du dimanche parce que c'est férié.
Je vais, c'est mon but, chez Yamano Music. La sélection de films étrangers y est meilleure et plus large qu'ailleurs — pour les endroits que je connais. J'y trouve l'édition japonaise de Mortelle Randonnée (C. Miller, 1983), de L'Argent (Bresson, 1982) et de Tombés du ciel (Lioret, 1993). De quoi alimenter le séminaire de cinéma...
Dans le métro, j'écoutais Volodine dans Du Jour au lendemain. Il finissait sur les oiseaux des Songes de Mevlido. Par hasard, quand je sortais à l'air libre, ça enchaînait (dans mon i-River) sur les oiseaux du Promeneur prose, poète, dernier épisode — le meilleur, selon moi — de la fresque radiophonique de Dominique Meens et Francis Gorgé (Surpris par la nuit, le 1er juin 2007).
« À partir du moment où on ne se réclame pas d'un territoire et donc derrière cela d'une nationalité particulière, c'est quelque chose sur quoi j'ai insisté à de nombreuses reprises, publiquement, en disant que j'écrivais en français une littérature étrangère. Cette littérature étrangère, c'est celle des écrivains que je mets en scène, de mes personnages écrivains, prisonniers, on pourra en parler peut-être tout à l'heure encore, mais ce qui est important dans l'intention, c'est de ne pas s'attacher à un drapeau, de ne pas s'attacher à une nationalité et au contraire de s'attacher à quelque chose qui est très fort qui est se réclamer de l'appartenance à l'humanité, à l'humain en tant que tel et la voie de mes personnages est une voie qui a le souci toujours de ne pas reproduire les divisions qui nuisent à l'humanité, aujourd'hui. Et c'est une voie systématiquement internationaliste et débarrassée de toute préoccupation chauvine.» (Antoine Volodine dans Du Jour au lendemain du 27 septembre)
« Quant aux araignées qui envahissent la Terre peu à peu, c'est un symbole de ce pessimisme qui a pris le narrateur qui se trouve derrière tout cela, Mingrelian, et qui imagine une humanité qui, non seulement est déficiente, désastreuse, et fait guerre sur guerre et génocide sur génocide, rate tous ses projets, mais en plus s'éteint, et d'une certaine manière on peut dire ouf !, parce qu'une autre espèce intelligente prend sa place, une espèce qui pour nous est vraiment effrayante, celle des araignées, mais qui vont couvrir la Terre et créer un semblant de civilisation sur les ruines de l'humanité, mais qui, finalement, même si après l'amour elles mangent leur partenaire sexuel, ça on le sait, n'ont pas de théoriciens ou de théoriciennes du génocide, de l'inégalité sociale, et finalement — voilà un exemple d'humour du désastre — on peut avoir l'espoir qu'une espèce intelligente non génocidaire apparaisse sur Terre.» (Ibid.)
Overdose d'Ozon. T. avait ramené trois dévédés de la fac. Gouttes d'eau sur pierres brûlantes nous a un peu peinés. On sent bien la composition appliquée, les décors léchés, et l'immobilité de la caméra m'attriste et m'endort. En revanche Sitcom (1998) se laisse revoir. Le rat du patriarcat contamine toute la famille, jusqu'à ce qu'elle puisse s'en débarrasser pour vivre décomplexée. Le tout, enlevé, même si la caméra ne bouge pas souvent.
Commentaires
1. Le mardi 9 octobre 2007 à 00:49, par Bikun :
Cette photo est très belle avec ses citrouilles dont les couleurs sont saturées...
2. Le mardi 9 octobre 2007 à 06:16, par Manu :
Oui, belles lumières et couleurs, très automnales tonalités.
3. Le mardi 9 octobre 2007 à 08:06, par Berlol :
Merci, les gars ! Les citrouilles avaient un éclairage indépendant, masqué mais chaud. l'esplanade du Tokyo International Forum était encore mouillée. J'ai cherché à avoir une ligne de fuite et le premier plan bien distincts l'un de l'autre. Selon l'écran sur lequel je la regarde, la photo est juste lumineuse, ou un peu sombre. Bikun, avec ton nouvel écran de compétition, c'est comment ?
4. Le mardi 9 octobre 2007 à 09:30, par Bikun :
Quand j'ouvre la photo, la première chose que je vois ce sont les citrouilles! Et puis petit à petit mes yeux s'habituent et vont chercher le reste. C'est un peu sombre mais ce n'est pas pour me déplaire...
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