Souffler entre les séries de dix
Par Berlol, dimanche 14 octobre 2007 à 23:59 :: General :: #792 :: rss
J'ai très bien dormi
pendant l'élimination de la France
Ceci explique cela
Vers 11 heures, on est au sport, derrière Shibuya. Comme d'habitude, je commence par le vélo et la lecture pendant que T. fait des étirements en discutant avec une connaissance. Puis, d'une machine à l'autre, je reprends la lecture pour souffler entre les séries de dix ou de quinze mouvements. Exceptionnellement, j'ai gardé mon téléphone portable pour qu'Éric puisse m'appeler. Ce qu'il fait avant midi, de sorte qu'on peut se donner rendez-vous pour déjeuner à une heure. Sinon, fasciné par la marche du texte dans mes pauses respiratoires, j'aurais peut-être fait le tour des machines pour aller au bout...
« Au restaurant de l'hôtel Le Gad, l'idéation de cet envers le cède à sa contemplation ébaubie. Il est là qui bave et qui piaule, il est là inventeur de langue, il est là cracheur de fumée rose, le revers du monde, elle est là puissante et lourde de queue tendue, la vie vraie, et il n'y a qu'à se pencher pour n'être ni Hugo ni Édouard ni rien de tellement alchimiste, pour être un voyant, pour voir qu'il n'y a à voir en toute chose que l'abjection superbe, que l'abjection tonitruante et triomphante, hilarante, qui est la composition même du monde : il n'y a qu'à être convaincu de la corruption du donné pour lui donner la main et se laisser entraîner par lui.
C'est une lumière noire qui éclaire l'espace, un guide, un ange mauvais et bête qui dessine le temps : qu'on anime tout cela et le monde fait rire, d'un rire jaune que travaille la vision claire et distincte du travail de la mort.
Foutre ce qui fout, rire de ce qui vous daube, être de cela le contempteur et de cela l'amant, la vie telle qu'en elle-même.» (Emmanuel Tugny, Corbière le crevant, p. 62-63)
Déjeuner au chinois Panda, en sous-sol chic, près du carrefour 109, avec Éric. Nombreux sujets dont quelques Français de Kyoto, nos voyages de l'été, mon futur éventuel passage sur les berges de la rivière aux canards, etc.
Toujours bavardant, nous passons ensuite au Tokyu Bunkamura où je récupère la housse de table à repasser commandée l'autre jour. Et puis on se sépare, hélas, avant trois heures.
De retour à la maison, je travaille jusqu'à pas d'heure avec T. sur la préparation du dossier de demande de subvention.
En fait, si ! Jusqu'à l'heure de L'entente cordiale, film nul sur TV5 Monde que je regarde pour me détendre avant de dormir...
Nouvelle méthode pour lancer des livres : faire un scandale pour plagiat.
Automne 2007. Après Camille Laurens VS Marie Darrieussecq, voici Alina Reyes VS Yannick Haenel. Vous allez acheter adorer !
Je propose qu'une agence spécialisée dans les nouveaux livres en rayon établisse la liste de ceux qui ont au moins trois thèmes communs et propose à deux des auteurs, contre rémunération, de monter un coup de gueule en patte-graissant médias et blogs vénaux. Ou mieux encore, qu'elle mette en relation deux auteurs insatisfaits de leurs tirages pour qu'ils s'entendent, l'un plagiant un livre déjà publié de l'autre qui déclenchera l'affaire après la sortie du second livre, toujours en patte-graissant médias et blogs vénaux.
Marketing professionnel, ventes assurées.
pendant l'élimination de la France
Ceci explique cela
Vers 11 heures, on est au sport, derrière Shibuya. Comme d'habitude, je commence par le vélo et la lecture pendant que T. fait des étirements en discutant avec une connaissance. Puis, d'une machine à l'autre, je reprends la lecture pour souffler entre les séries de dix ou de quinze mouvements. Exceptionnellement, j'ai gardé mon téléphone portable pour qu'Éric puisse m'appeler. Ce qu'il fait avant midi, de sorte qu'on peut se donner rendez-vous pour déjeuner à une heure. Sinon, fasciné par la marche du texte dans mes pauses respiratoires, j'aurais peut-être fait le tour des machines pour aller au bout...
« Au restaurant de l'hôtel Le Gad, l'idéation de cet envers le cède à sa contemplation ébaubie. Il est là qui bave et qui piaule, il est là inventeur de langue, il est là cracheur de fumée rose, le revers du monde, elle est là puissante et lourde de queue tendue, la vie vraie, et il n'y a qu'à se pencher pour n'être ni Hugo ni Édouard ni rien de tellement alchimiste, pour être un voyant, pour voir qu'il n'y a à voir en toute chose que l'abjection superbe, que l'abjection tonitruante et triomphante, hilarante, qui est la composition même du monde : il n'y a qu'à être convaincu de la corruption du donné pour lui donner la main et se laisser entraîner par lui.
C'est une lumière noire qui éclaire l'espace, un guide, un ange mauvais et bête qui dessine le temps : qu'on anime tout cela et le monde fait rire, d'un rire jaune que travaille la vision claire et distincte du travail de la mort.
Foutre ce qui fout, rire de ce qui vous daube, être de cela le contempteur et de cela l'amant, la vie telle qu'en elle-même.» (Emmanuel Tugny, Corbière le crevant, p. 62-63)
Déjeuner au chinois Panda, en sous-sol chic, près du carrefour 109, avec Éric. Nombreux sujets dont quelques Français de Kyoto, nos voyages de l'été, mon futur éventuel passage sur les berges de la rivière aux canards, etc.
Toujours bavardant, nous passons ensuite au Tokyu Bunkamura où je récupère la housse de table à repasser commandée l'autre jour. Et puis on se sépare, hélas, avant trois heures.
De retour à la maison, je travaille jusqu'à pas d'heure avec T. sur la préparation du dossier de demande de subvention.
En fait, si ! Jusqu'à l'heure de L'entente cordiale, film nul sur TV5 Monde que je regarde pour me détendre avant de dormir...
Nouvelle méthode pour lancer des livres : faire un scandale pour plagiat.
Automne 2007. Après Camille Laurens VS Marie Darrieussecq, voici Alina Reyes VS Yannick Haenel. Vous allez acheter adorer !
Je propose qu'une agence spécialisée dans les nouveaux livres en rayon établisse la liste de ceux qui ont au moins trois thèmes communs et propose à deux des auteurs, contre rémunération, de monter un coup de gueule en patte-graissant médias et blogs vénaux. Ou mieux encore, qu'elle mette en relation deux auteurs insatisfaits de leurs tirages pour qu'ils s'entendent, l'un plagiant un livre déjà publié de l'autre qui déclenchera l'affaire après la sortie du second livre, toujours en patte-graissant médias et blogs vénaux.
Marketing professionnel, ventes assurées.
Commentaires
1. Le lundi 15 octobre 2007 à 00:21, par brigetoun :
le dernier paragraphe m'ayant fait rire, je peux essayer d'attaquer la journée
2. Le mardi 16 octobre 2007 à 01:59, par Alina Reyes :
Vous pouvez aussi essayer de vous renseigner. Ce n'est pas une simple affaire de plagiat, c'est une crapulerie. Je la démontre peu à peu sur mon blog.
3. Le mardi 16 octobre 2007 à 02:53, par Berlol :
Chère Alina, loin de moi l'intention de prendre parti pour vous ou pour lui, vu que je n'ai pas lu les livres en question. En revanche, votre tentative de démontage / démonstration de ce que vous appelez "crapulerie" sur un blog est une première, à ma connaissance, et mérite toute notre considération. Par ailleurs, votre changement de nom d'auteur et les raisons que vous en donnez m'intéressent aussi beaucoup. Bonne continuation !
4. Le mardi 16 octobre 2007 à 03:37, par christine :
ce qui est très agaçant dans ces polémiques c'est (au-delà même de leurs aspects promotionnels et du sentiment d'être pris pour un gogo) le fait d'être sommé dès qu'on en parle de prendre parti ! je considère pour ma part que le plagiat littéraire, psychique ou pas, n'existe pas et refuse donc totalement de prendre parti pour les uns ou pour les autres ; cela ne m'empêche pas d'aimer les livres de Camille Laurens, de Marie Darrieussecq et d'Alina Reyes ... de Yannick Haenel nettement moins mais j'ai à peine commencé "Cercle" alors je lui laisse une chance
5. Le mardi 16 octobre 2007 à 17:05, par Jean-Pierre :
Je vais de ce pas acheter le livre dont vous citez des extraits. C'est tout bonnement incroyable !
6. Le mardi 16 octobre 2007 à 17:06, par Sarah :
Et vous n'avez pas lu Mademoiselle de Biche du même Tugny, c'est complètement dément. Scandaleux qu'on ne le connaisse pas plus !!!
7. Le mardi 16 octobre 2007 à 18:00, par Berlol :
Jean-Pierre et Sarah, même IP, même combat. Mais vous avez raison. Mieux vaut faire connaître Tugny que grossir les scandales. Tugny aux Mardis littéraires ce mardi 16 octobre, et c'est TRÈS intéressant ! J'y reviendrai...
8. Le mercredi 17 octobre 2007 à 04:09, par christine :
il serait intéressant de nous dire si cette IP appartient à l'un de tes correspondants réguliers ?... le livre de Tugny n'est disponible qu'à partir d'aujourd'hui pour qui ne l'a pas reçu en sp (je l'ai déjà demandé plusieurs fois en vain à mes libraires "à cause" de toi) !
9. Le mercredi 17 octobre 2007 à 04:59, par Jean-Pierre :
J'ai rencontré le même problème que vous, Christine.
10. Le mercredi 17 octobre 2007 à 05:00, par Sarah :
Je n'ai pas lu non plus le Corbière mais ça ne sera pas aussi bien que Mademoiselle de Biche, à mon avis !
11. Le lundi 22 octobre 2007 à 02:33, par Anne :
Vous connaissez Mademoiselle de Biche : montons un club de fans !
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