De l'arbitraire mais tant pis
Par Berlol, vendredi 19 octobre 2007 à 23:53 :: General :: #797 :: rss
Beau billet, mi-caustique
mi-désabusé, de Marc Villemain.
Comme je l'aurais fait dans un magasin, je suis allé écouter sur Youtube quelques morceaux du dernier Radiohead, In Rainbows, l'album (si on peut encore dire comme ça) qui fait parler de lui par sa vente web et son prix au choix. Après deux morceaux qui se laissaient écouter, mais sans plus, me semblait-il, j'ai voulu comparer avec quelque chose dont j'avais déjà éprouvé la qualité. Malheureusement pour Radiohead, le CD qui m'est tombé sous la main, c'est un Stereolab (Emperor Tomato Ketchup, 1996)... La différence, de qualité, précisément, a tout de suite interrompu l'expérience. Je suis bien conscient de l'arbitraire mais tant pis. Et puis ça m'évite de me demander combien je pourrais payer.
Je vais les télécharger. Je m'imagine déjà dans les rues avec Cervantès dans l'oreille gauche et Withman dans la droite, ou l'inverse... Mais pas Tartarin, de grâce — on en a déjà un à l'Élysée. En fait, je mets les liens pour le faire plus tard parce que je n'ai pas beaucoup de temps. Je suis quand même allé au sport ce matin, suer et lire à vélo, puis entretenir les muscles en reposant l'esprit. Tugny finira bientôt, mais je peux encore en profiter. N'allons pas trop vite.
« Ainsi naît un Art poétique composite et formidablement cohérent, à la fois nuit du poème et essai de soustraction du poème à sa fin, agonie souverainement ignée du poétique, soubresaut, indistinction brillante de deux tropismes de l'écriture saisie à son point de fulminence majeure : celui de faire poème, de faire roman, celui de défaire poème, roman ou plus exactement celui de rendre les armes du poème, du roman à une nuit du poétique et du romanesque, à une dissolution du poème et du roman dans un paradoxal murmure jaculatoire ou aboiement long et doux ; hoquets d'un point d'orgue de voix, tels sont les écrits de Tristan comme son corps est costume cahotant promené sur la nuit.» (Emmanuel Tugny, Corbière le crevant, p. 75)
Le lendemain.
Dans le train qui me ramenait à Tokyo, j'ai chaussé mes nouvelles lunettes (pas nouvelles nouvelles, mais pas beaucoup utilisées depuis que je les ai) et ouvert l'Albert Camus, Vérité et légendes d'Alain Vircondelet (Éditions du Chêne, 1998), emprunté à la médiathèque. Je n'apprécie pas spécialement cette collection, ni le style biographique de Vircondelet, déjà subi pour Duras. Mais cela me permettra de montrer quelques images d'Alger d'une autre époque, pour qu'il n'y ait pas d'anachronisme.
Quand je pense que Pépé le Moko (Duvivier, 1936) ne contient pas une seule vraie image d'Alger !
Comme je l'aurais fait dans un magasin, je suis allé écouter sur Youtube quelques morceaux du dernier Radiohead, In Rainbows, l'album (si on peut encore dire comme ça) qui fait parler de lui par sa vente web et son prix au choix. Après deux morceaux qui se laissaient écouter, mais sans plus, me semblait-il, j'ai voulu comparer avec quelque chose dont j'avais déjà éprouvé la qualité. Malheureusement pour Radiohead, le CD qui m'est tombé sous la main, c'est un Stereolab (Emperor Tomato Ketchup, 1996)... La différence, de qualité, précisément, a tout de suite interrompu l'expérience. Je suis bien conscient de l'arbitraire mais tant pis. Et puis ça m'évite de me demander combien je pourrais payer.
Je vais les télécharger. Je m'imagine déjà dans les rues avec Cervantès dans l'oreille gauche et Withman dans la droite, ou l'inverse... Mais pas Tartarin, de grâce — on en a déjà un à l'Élysée. En fait, je mets les liens pour le faire plus tard parce que je n'ai pas beaucoup de temps. Je suis quand même allé au sport ce matin, suer et lire à vélo, puis entretenir les muscles en reposant l'esprit. Tugny finira bientôt, mais je peux encore en profiter. N'allons pas trop vite.
« Ainsi naît un Art poétique composite et formidablement cohérent, à la fois nuit du poème et essai de soustraction du poème à sa fin, agonie souverainement ignée du poétique, soubresaut, indistinction brillante de deux tropismes de l'écriture saisie à son point de fulminence majeure : celui de faire poème, de faire roman, celui de défaire poème, roman ou plus exactement celui de rendre les armes du poème, du roman à une nuit du poétique et du romanesque, à une dissolution du poème et du roman dans un paradoxal murmure jaculatoire ou aboiement long et doux ; hoquets d'un point d'orgue de voix, tels sont les écrits de Tristan comme son corps est costume cahotant promené sur la nuit.» (Emmanuel Tugny, Corbière le crevant, p. 75)
Le lendemain.
Dans le train qui me ramenait à Tokyo, j'ai chaussé mes nouvelles lunettes (pas nouvelles nouvelles, mais pas beaucoup utilisées depuis que je les ai) et ouvert l'Albert Camus, Vérité et légendes d'Alain Vircondelet (Éditions du Chêne, 1998), emprunté à la médiathèque. Je n'apprécie pas spécialement cette collection, ni le style biographique de Vircondelet, déjà subi pour Duras. Mais cela me permettra de montrer quelques images d'Alger d'une autre époque, pour qu'il n'y ait pas d'anachronisme.
Quand je pense que Pépé le Moko (Duvivier, 1936) ne contient pas une seule vraie image d'Alger !
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