Folle, la tour quitte son camp, traverse tout l'échiquier, devient cheval.

La cause de ces mouvements tactiques ? Qu'il est fort probable que notre dossier soit remis à l'an prochain... Hélas ! Mais rien de dramatique. Je m'exprimerai plus tard, quand ce sera déclassé.

Chère Laure, c'est beaucoup grâce à Alphonse que je t'avais contactée l'an dernier quand je cherchais des écrits sur l'intime réticulaire. Je m'associe à ta peine.
Pendant ce temps, chez Crouty, Coulis va mieux. Que dire de plus ?

*  *
*
« Opinion partiellement dissidente » !

« La Cour européenne des droits de l'homme a estimé, lundi 22 octobre, que la justice française n'a ni violé la liberté d'expression de Mathieu Lindon, ni celle de Paul Otchakovsky-Laurens, son éditeur, ni celle de Serge July, ex-directeur du quotidien Libération, en les condamnant pour diffamation.
Dans le roman Le Procès de Jean-Marie Le Pen, de Mathieu Lindon, édité chez POL en 1998, dont Libération avait reproduit des extraits, Jean-Marie Le Pen était qualifié par des personnages de "chef d'une bande de tueurs" et de "vampire qui se nourrit de l'aigreur de ses électeurs, mais parfois aussi de leur sang". Ces propos ont été jugés diffamatoires en 1999 et 2000 par la justice française et donc par une majorité des juges de la Cour européenne des droits de l'homme.
Mais, phénomène rarissime, quatre juges de cette cour, dont le président de la grande chambre, devant laquelle l'affaire était plaidée, ont émis une "opinion partiellement dissidente". Ils rappellent que "la liberté d'expression est le fondement d'une société démocratique". Ils attachent "un grand poids à la nature de l'ouvrage en question", un roman, et estiment que "la cour n'en a pas suffisamment tenu compte".
Ces juges n'entendent pas "endosser la position des autorités judiciaires internes, selon laquelle il ne faut pas faire de distinction en fonction de la forme d'expression utilisée". Ils ajoutent : "En avalisant — sinon en paraphrasant — le raisonnement tenu par les juridictions internes (...), l'arrêt de la cour renonce tout simplement à effectuer son propre contrôle. Il en résulte que le contrôle européen disparaît (...) ce qui s'écarte sensiblement de notre jurisprudence lorsqu'il s'agit de la critique d'hommes politiques."» (Alain Beuve-Méry, Le Monde du 23 octobre 2007)