Le crevant dans la baignoire
Par Berlol, jeudi 25 octobre 2007 à 23:59 :: General :: #802 :: rss
Soudain, avant-hier, en regardant une connerie à la
télé, je me suis souvenu qu'à Orly, le
30 août dernier,
commençant à manœuvrer ma Peugeot 407
dans le parking du loueur, acharné à tirer le
manche à moi, acculé devant un pylone, je
m'étais écrié — T.
pliée de rire : « Y'a pas de
marche arrière ! »
Non pas que je ne trouvais pas la marche arrière, mais qu'il n'y en avait pas. Ce qui me parut tout de même fort peu probable dans la seconde suivante. Je suis descendu de voiture pour demander au bureau, où l'on m'a dit qu'il fallait faire le mouvement en soulevant le collier du manche...
Beaucoup de courrier, aujourd'hui. Surtout pour Orléans.
Sortie en fin d'après-midi, pour marcher deux trois kilomètres en écoutant Emmanuel Tugny aux Mardis littéraires. Parce que j'ai achevé Corbière le crevant dans la baignoire. Puis T. m'appelle pour la rejoindre à Ginza et dîner d'une bonne soupe chinoise chez Aster. Ma bonne étoile ! (Tout le reste est hors de prix.)
« Les amis voient le corps du Bossu Bitor produire ça comme une aliénation mystique de soi, comme la fiévreuse duplication d'un cheminant cahot d'être : ils voient bien ce qu'il y a d'art vrai dans cette macération au dehors. Ils voient ce qu'il y a là d'art, c'est-à-dire de signification par le corps aliéné d'un corps du monde absent du corps et qui l'aime le hantant, en convoitant la part prenable pour jamais, peut-être ; ils voient de l'art vrai se faisant.
Pas le monde littéraire, bien sûr, qui publie de la littérature, pas le devenir objet de corps, et vend de la prosodie, pas du verbe, du mètre et pas du Logos.
Et c'est tout naturellement que ce corps aliéné, que ce corps s'engendrant objet du monde dans le monde qui meurt trouve, à compte d'auteur, un premier et dernier éditeur au champ pornographique, chez les frères Glady, éditeurs et pour l'un d'entre les deux, Albéric, romancier.
"Trop cru, — parce qu'il fut trop cuit,
Ressemblant à rien moins qu'à lui" » (Emmanuel Tugny, Corbière le crevant, p. 100, citant Épitaphe de Tristan Corbière)
Non pas que je ne trouvais pas la marche arrière, mais qu'il n'y en avait pas. Ce qui me parut tout de même fort peu probable dans la seconde suivante. Je suis descendu de voiture pour demander au bureau, où l'on m'a dit qu'il fallait faire le mouvement en soulevant le collier du manche...
Beaucoup de courrier, aujourd'hui. Surtout pour Orléans.
Sortie en fin d'après-midi, pour marcher deux trois kilomètres en écoutant Emmanuel Tugny aux Mardis littéraires. Parce que j'ai achevé Corbière le crevant dans la baignoire. Puis T. m'appelle pour la rejoindre à Ginza et dîner d'une bonne soupe chinoise chez Aster. Ma bonne étoile ! (Tout le reste est hors de prix.)
« Les amis voient le corps du Bossu Bitor produire ça comme une aliénation mystique de soi, comme la fiévreuse duplication d'un cheminant cahot d'être : ils voient bien ce qu'il y a d'art vrai dans cette macération au dehors. Ils voient ce qu'il y a là d'art, c'est-à-dire de signification par le corps aliéné d'un corps du monde absent du corps et qui l'aime le hantant, en convoitant la part prenable pour jamais, peut-être ; ils voient de l'art vrai se faisant.
Pas le monde littéraire, bien sûr, qui publie de la littérature, pas le devenir objet de corps, et vend de la prosodie, pas du verbe, du mètre et pas du Logos.
Et c'est tout naturellement que ce corps aliéné, que ce corps s'engendrant objet du monde dans le monde qui meurt trouve, à compte d'auteur, un premier et dernier éditeur au champ pornographique, chez les frères Glady, éditeurs et pour l'un d'entre les deux, Albéric, romancier.
"Trop cru, — parce qu'il fut trop cuit,
Ressemblant à rien moins qu'à lui" » (Emmanuel Tugny, Corbière le crevant, p. 100, citant Épitaphe de Tristan Corbière)
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