jeudi 1 novembre 2007
Quand nous l'atteignons, l'étonnement
Par Berlol, jeudi 1 novembre 2007 à 23:25 :: General
En arrosant notre minuscule érable, venu seul
pousser l'an dernier entre deux lattes de balcon, je n'ai pu
m'empêcher de penser à tous les adultes
de sa famille que nous allions voir dans les montagnes de Shiga-Kogen
pendant trois jours...
9h48
à la gare de Tokyo : shinkansen
pour Nagano. À l'arrivée (ça passe
très vite, avec la carte de routes et
randonnées), location de
voiture réservée. Il ne fait
pas trop frais, on s'attendait à plus rude accueil. Achat d'ekibens
traditionnels
que nous mangerons à la première aire de
repos un
peu élevée dans la forêt (ce touge no kamameshi,
qui ne s'achète que dans la gare, rappelle bien des
souvenirs à T. puisqu'il semble bien que c'était
un des premiers qu'elle ait connu, il y a plus de trente ans...).
Arrivée à l'hôtel vers 14h30 (en fait, c'est une résidence de la mutuelle des universités), au beau milieu d'une station de sports d'hiver déserte — la saison ne commencera qu'après l'arrivée de la neige, dans un mois, tandis que celle d'automne va s'achever ce week-end. Juste avant, nous avons arrêté la voiture devant l'ancien Shiga-Kogen Hotel, partiellement détruit, la partie la plus ancienne en cours de restauration. Nous regardons. Nous nous regardons. Nous souvenons... Que c'est ici que nous sommes connus. En 1995...
Le
temps de poser nos bagages et de nous chausser pour la
randonnée, un épais brouillard est descendu. Il
nous
reste moins d'une heure de jour. Prenons un petit chemin
balisé,
montons une trentaine de minutes. Quand les goutelettes commencent
à
humidifier sérieusement nos pantalons, nous faisons
demi-tour, descendons et... descendons encore, mais faut-il bien
descendre ?, n'est-ce pas par ici ?, où
l'on devine un tire-fesse arrêté ?...
Bref, nous nous perdons dans
la purée de pois.
Heureusement, il y a toujours le bruit de la route, pas loin, sur notre droite, donc pas d'angoisse, on n'a qu'à aller par là. Et quand nous l'atteignons, l'étonnement, plus que la peur, d'être au moins 600 mètres plus bas que ce que nous pensions. Ça commence bien, ces vacances à la montagne ! On se dit aussi que la marche dans le brouillard, c'est un peu à l'image de la mémoire.
Plantureux dîner dans la salle de l'hôtel (une douzaine de petits plats) avec les deux seuls autres clients de ce soir. Excellent. Passons une heure à essayer de reconstituer le voyage de 1998 à Nagano avec un attaché linguistique pour lequel nous amenions de Tokyo une BMW destinée à des officiels français des JO. Mais nous mélangeons un peu avec un week-end de ski avec le même attaché quelques mois avant les Jeux paralympiques. Mais comme il n'y avait pas de LJR à l'époque, tout ça reste assez confus. On y reviendra sûrement.
9h48
à la gare de Tokyo : shinkansen
pour Nagano. À l'arrivée (ça passe
très vite, avec la carte de routes et
randonnées), location de
voiture réservée. Il ne fait
pas trop frais, on s'attendait à plus rude accueil. Achat d'ekibens
traditionnels
que nous mangerons à la première aire de
repos un
peu élevée dans la forêt (ce touge no kamameshi,
qui ne s'achète que dans la gare, rappelle bien des
souvenirs à T. puisqu'il semble bien que c'était
un des premiers qu'elle ait connu, il y a plus de trente ans...).Arrivée à l'hôtel vers 14h30 (en fait, c'est une résidence de la mutuelle des universités), au beau milieu d'une station de sports d'hiver déserte — la saison ne commencera qu'après l'arrivée de la neige, dans un mois, tandis que celle d'automne va s'achever ce week-end. Juste avant, nous avons arrêté la voiture devant l'ancien Shiga-Kogen Hotel, partiellement détruit, la partie la plus ancienne en cours de restauration. Nous regardons. Nous nous regardons. Nous souvenons... Que c'est ici que nous sommes connus. En 1995...
Le
temps de poser nos bagages et de nous chausser pour la
randonnée, un épais brouillard est descendu. Il
nous
reste moins d'une heure de jour. Prenons un petit chemin
balisé,
montons une trentaine de minutes. Quand les goutelettes commencent
à
humidifier sérieusement nos pantalons, nous faisons
demi-tour, descendons et... descendons encore, mais faut-il bien
descendre ?, n'est-ce pas par ici ?, où
l'on devine un tire-fesse arrêté ?...
Bref, nous nous perdons dans
la purée de pois.Heureusement, il y a toujours le bruit de la route, pas loin, sur notre droite, donc pas d'angoisse, on n'a qu'à aller par là. Et quand nous l'atteignons, l'étonnement, plus que la peur, d'être au moins 600 mètres plus bas que ce que nous pensions. Ça commence bien, ces vacances à la montagne ! On se dit aussi que la marche dans le brouillard, c'est un peu à l'image de la mémoire.
Plantureux dîner dans la salle de l'hôtel (une douzaine de petits plats) avec les deux seuls autres clients de ce soir. Excellent. Passons une heure à essayer de reconstituer le voyage de 1998 à Nagano avec un attaché linguistique pour lequel nous amenions de Tokyo une BMW destinée à des officiels français des JO. Mais nous mélangeons un peu avec un week-end de ski avec le même attaché quelques mois avant les Jeux paralympiques. Mais comme il n'y avait pas de LJR à l'époque, tout ça reste assez confus. On y reviendra sûrement.